Nulle part sur la terre

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Date de parution 31 juil. 2017 | Archivage 21 sept. 2017

Résumé

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.

Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent.

Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.


On a envie de comparer Michael Farris Smith à Sam Shepard ou à Cormac McCarthy, tant on a besoin de repères quand on assiste à la naissance d’un écrivain majeur. Ce serait faire erreur. Michael Farris Smith possède en effet un style et un talent d’évocation totalement singuliers qui vont droit au cœur du lecteur. Avec ces personnages qui s’accrochent à la vie envers et contre tout, il nous offre un magnifique roman sur la condition humaine, qui ne quittera pas nos esprits avant longtemps.


Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a...


Formats disponibles

FORMAT Ebook
ISBN 9782355846090
PRIX 14,99 € (EUR)

Chroniques partagées sur la page du titre

Merci aux éditions Sonatine de m'avoir permis de découvrir ce beau roman.
Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller.
Un homme revient dans sa ville natale après avoir purgé sa peine de prison.
Deux hommes l'attendent pour se venger.
Voici les principaux personnages de ce roman noir, noir mais illuminé par la force de caractère de Maben.
Et bien entendu ils vont se rencontrer et Russel va tout faire pour la sauver sans savoir que leurs vies se sont déjà croisées.
Très beau roman sur la condition humaine, l'espoir, la rédemption.

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Michael Farris Smith nous plonge directement au coeur de l'action dans ce roman noir aux allures de thrillers psychologiques, une histoire prenante, dure, sans pitié, où l'atmosphère du Mississippi et de la Louisiane se ressent comme si nous y étions embourbés. C'est poussiéreux et le goût du sang nous trotte en bouche, l'alcool nous brule l'estomac, un meurtre obsède tout le monde aux alentours.

Les personnages sont bons, rien n'est tout rose, chacun a quelque chose à se reprocher ou à cacher, ce qui ne nous empêche pas d'avoir de la compassion pour certains.

L'intrigue est lente mais tellement accrocheuse qu'on est en plein "page turner", un roman lu en deux soirs sans en décrocher.

Je n'ai pas encore lu "Une pluie sans fin" du même auteur (pourtant je l'ai en version pocket) mais au vu du plaisir que j'ai pris à lire celui-ci que je vais me jeter prochainement dessus (qui en plus est classé thriller post-apocalyptique, j'adore le genre).

Si vous aimez les histoires un peu boueuses se déroulant aux USA avec des personnages un peu paumés, là où l'odeur de la poudre à canon et du sang est omniprésente, avec au milieu de tout cela un brin d'espoir, ce roman noir est pour vous.

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Un vendredi soir. Lassitude d'un corps fatigué par une semaine de labeur. Etre raisonnable, rentrer et se coucher tôt ? Non, s'évader, oublier, évacuer la pression. L'envie de bouger sans trop savoir où aller, le désir de jouir d'une liberté fragile sans savoir que faire. Dans le sud du Mississippi, Russell prend le volant de son pick-up, s'arrête devant un magasin de spiritueux, achète une bouteille de bourbon, un grand gobelet de Coca et file dans la nuit. L'autoradio diffuse de vieux morceaux de blues, les vitres sont entrouvertes. Il traverse des espaces sans fin, un ciel immense, enivré d'alcool et de vitesse. Et puis un soir de virée, malchance ou fatalité, Russell percute un autre véhicule et tue son passager. Un accident dramatique qui va sceller le destin de nombreuses existences. Onze ans plus tard, Russell sort du pénitencier. Sa condamnation n'a rien résolu, tout est resté en suspens. Si la peine est purgée, la culpabilité ou la haine restent vives. Les personnages du roman sont accablés par le poids d'un même « passé qui ne meurt jamais ». Qu'y a-t-il derrière eux ? Un grand gâchis, un lot d'échecs ou de malheurs. Et devant eux ? Aucun projet ne se dessine, ils sont englués dans un quotidien sans horizon.
« Nulle part sur la terre » se déroule dans le sud du Mississippi, à proximité de la Louisiane, mais les spécificités de ce territoire sont peu exploitées. le roman reprend des thèmes classiques du roman noir : des individus rongés par leur passé, leur culpabilité, en quête de pardon ou de rédemption. Des thèmes connus des amateurs du genre mais ici la partition est convaincante, l'auteur parvient à animer une demi-douzaine de personnages aux motivations différentes, mais tous liés sans le savoir par un même drame. La pression monte au cours du récit, il faut crever l'abcès et cela passera par la violence ou le salut. Un roman convenu mais maîtrisé.

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Il sort tout juste de prison après 11 ans d'incarcération et tous ne l'accueillent pas de gaieté de coeur, loin s'en faut. Elle marche, sa petite fille à bout de bras, de retour dans cette petite ville quittée il y a si longtemps. Leur deux solitudes se croisent, s'affrontent, se reconnaissent, s'accordent comme elles peuvent.
Si "Nulle part sur la terre" commence comme un roman noir, aussi noir que la nuit qui enveloppe les solitudes, les interrogations, la difficile adaptation à la vie des deux protagonistes principaux, il dégage peu à peu les nuages alentour et laisse entrevoir quelques percées de lumière, dévoilant deux personnages bruts et forts à leur manière.

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Je remercie tout d'abord NetGalley et les éditions Sonatine pour la découverte du nouveau roman de Michael Farris Smith, auteur de La pluie sans fin que j'avais adoré!

Un Mississippi. Deux Mississippi. Trois Mississippi... Non, je ne calcule pas la distance qui me sépare de l'orage, il fait désespérément sec en ce mois! Je compte le nombre de pauvres âmes qui réintègrent le lieu de leurs malheurs passés pour en subir de nouveaux...

Russel a purgé sa peine de prison, a payé sa dette à la société. Mais certains ne sont pas d'accord et l'accueillent avec un passage à tabac de derrière les fagots... Ce n'est pas comme si Russel ne s'y attendait pas...

Maben traîne sa fille, Annalee, sur les routes surchauffées et poussiéreuses. De galère en galère, sans presque un sou en poche, à défaut de savoir où aller, c'est le retour à la case départ. Que faire d'autre quand la malchance et les mauvaises rencontres se succèdent?

Noir est la couleur de ce roman!
Dans une communauté rurale du sud profond des States, tout le monde se connaît, les antagonismes et les alliances sont ancrés depuis l'enfance, l'oubli n'est pas de mise et les haines perdurent au-delà du raisonnable pour forger les obsessions les plus malsaines. Le désœuvrement n'arrange pas les choses et jette plus souvent les hommes dans l'abîme embué de l'alcool, sur les routes désertes, au volant de leur caisse ou au comptoir des bars.

Si l'auteur nous dresse le portrait au scalpel d'une demi-douzaine de personnages dont la promiscuité a nourri les interactions au sein d'une modeste commune et tout aussi intéressant les uns que les autres, c'est autour de Mabel et Russel que l'action se joue.

Mabel et Russel traînent un passé d'échecs, de traumatismes et de mauvais choix, se retrouvent au même moment de retour dans ce patelin où un drame a bouleversé leurs existences, il y a onze ans.
Désabusés, résignés, ce n'est pas la joie que ces deux-là transpirent sous le soleil du sud!

Russel sent obscurément que son paiement à la société est une connerie et que certains n'attendent que sa mise à mort pour effacer l'ardoise. Quoi qu'il fasse, sa dette court toujours...

Mabel touche le fond au détour d'une énième mauvaise rencontre qui risque bien de lui ouvrir les portes de la prison et de la séparer de sa petite. Elle est paralysée par la peur, ne fait confiance à personne mais elle est à bout...

Et ces deux paumés de la vie, que le hasard confronte à nouveau après 11 ans d'errance, s'allient pour le bien de l'enfant... et peut-être aussi pour leur bien! 

Aucun pathos larmoyant dans ces trajectoires noires, Russel et Mabel déroulent leur parcours avec une distanciation née de leur désespoir. La malchance est à leurs yeux une fatalité. Même si nous sentons en eux une étincelle de rage de vie et d'envie de ciel bleu, le poids des autres les écrasent dans un étau d'obscurité.

Roman noir qui est le reflet de destins sans trajectoire dans une société désenchantée, sans perspective que l'inéluctable malheur. Une plume bourrue et incisive, sans excès, tout en pudeur qui m'a captivée dès le début et tout au long de cette angoisse latente, dans l'attente de l'obstacle suivant mais avec, toujours, une pointe d'espoir. 
Parce que le noir, on le sait bien, ne peut exister que par la présence de la lumière, quelque part...

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Un individu mérite-t-il une seconde chance dans la vie, après avoir commis une faute et en avoir payé le prix à la société, ou doit-il en subir les conséquences à jamais ?
Nulle part sur la terre concerne une quête de rédemption, une rédemption qui existe à plusieurs niveaux. Se sauve-t-on soi-même lorsqu’on sauve quelqu’un ? Peut-on changer le passé ? Que fait-on lorsqu’on ne peut pas dormir la nuit en raison des erreurs qu’on a commises, des vies qu’on a changées ? Prend-t-on la main de quelqu’un qui la tend ?
Ce ne sont que quelques-unes des questions que Michael Farris Smith pose dans son triste et brillant nouveau roman.

Dans un coin reculé du Mississippi, Russell Gaines vient de sortir de prison après avoir purgé une peine de 11 ans d’enfermement. Il a passé ce temps à réfléchir à beaucoup de choses : l’erreur qu’il a commise, ceux qui continueront à lui vouloir du mal après sa libération, la femme qu’il aimait et qu’il a perdue.
Il est prêt à recommencer sa vie, même s’il sait que ce ne sera pas chose facile. Et cela il s’en aperçoit rapidement !
Un comité d’accueil est prêt à en découdre avec lui, estimant qu’il est loin d’avoir payé sa dette. Russell doit choisir sa façon de répondre : jusqu’où se laisser pousser avant de réagir, en sachant très bien que les portes du pénitencier ne sont jamais tout à fait refermées ?

Pendant ce temps, une jeune femme nommée Maben marche le long d’une route, en compagnie de sa jeune fille Annalee, emportant dans un sac plastique leurs maigres affaires, en quête d’un abri pour se reposer et avoir un peu de répit. Maben a le sentiment de passer sa vie à fuir quelque chose et elle ne veut pas exposer sa fille à ses propres erreurs.

Elle se laissa glisser le long du mur et s’allongea par terre, la tête posée sur un bras, et elle se mit à pleurer en silence. Et tandis que les larmes coulaient, elle revoyait le sachet glisser sous la porte. Elle revoyait les sales habitudes refuser de l’écouter, refuser de la laisser tranquille. Refuser de se tenir loin d’elle mais se rapprocher au contraire, à pas furtifs, jusqu’à s’immiscer tout contre elle et la petite.

Un jour, les routes de Russell et Maben vont se croiser. Aucun des deux ne veut parler de l’autre. Russell sent néanmoins qu’il est de son devoir de protéger Maben et Annalee, bien qu’il pense qu’elle lui cache un terrible secret. Quand il le découvre, il est déjà trop tard pour s’en dépêtrer, et il doit décider s’il faut prendre la fuite ou accepter ce qui finira bien par arriver.

C’est vraiment un livre phénoménal. Je ne connaissais pas cet auteur, et j’ai pourtant été captivé immédiatement par sa prose, une prose expressive toute en finesse et en vitalité qui enchaîne le lecteur insidieusement, par ses personnages fortement dessinés qui entrent dans votre conscience en tant que personnes réelles et authentiques, par le monde sombre, presque déprimant, qu’il décrit.
Il se dégage de l’écriture une langueur, un rythme lent et comme un temps suspendu par moments, dans les gestes des personnages, dans le déroulé de l’histoire, pas de vitesse. Ce n’est pas un ralenti, mais une lenteur que j’aime beaucoup…cette scène, quand Russell retrouve son père, la pêche, le retour et le temps de réadaptation entre père et fils, la manière qu’ils ont de se ré-apprivoiser. 
Michael Farris Smith fait un merveilleux travail sur l’humanité de tous les personnages, forçant le lecteur à éprouver de l’empathie même pour les plus sombres, à essayer de trouver un moment de compréhension, même pour les personnes plus méprisables.

Il avait passé de nombreuses nuits à réfléchir aux paroles du prêtre. Le pardon est là si vous le voulez. Peu importe ce que vous avez fait. Il y avait quelque chose de bizarre là-dedans. Il fallait bien qu’il y ait un point de non-retour. Des choses qu’on ne pouvait pas réparer. Il avait côtoyé les pires spécimens d’humanité et il aurait voulu qu’ils soient punis de leurs crimes afin de pouvoir se sentir différent d’eux.

Une lecture exceptionnelle et superbe que je recommande.

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Parmi mes choix de lectures, les éditions Sonatines sont une valeur sûre. Je les avais découvertes avec la saga du Bourbon Kid (Un vrai coup de cœur !) puis les romans de Paula Hawkins, Jenny de Fabrice Colin, Les Apparences de Gillian Flynn et Sans même un adieu de Robert Goddard. Entre autre. Bref, sur NetGalley, j'aurais bien choisi tous les titres qu'ils proposaient mais il faut savoir être raisonnable. Parfois.

Nulle part sur la terre, c'est un voyage aux Etats-Unis, une histoire de rencontre entre deux personnages que la vie n'a pas épargnée, l'envie de revenir à une vie plus classique. Par ailleurs, l'intérêt du roman ne réside pas vraiment dans l'intrigue, sans réelles surprises, mais dans Mabben , sa fille et Russel, les protagonistes. Plus loin qu'un thriller, ce deuxième roman de Michael Farris Smith propose une véritable quête de rédemption.

Il est aussi important de souligner la justesse de la quatrième de couverture qui amènera tous les amateurs sur les routes de la campagne américaine.

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Un de ces trucs qui ne s'explique pas. Ce moment où, une histoire t'alpague, t'attrape, ne te lâche plus et te laisse pantelante sans trop que tu saches vraiment pourquoi.
Comme un poisson accroché à un hameçon, je n'ai pu me libérer de ces mots qui bout à bout formaient des phrases, un récit, une mélodie une chanson qui résonnait tout au fond de moi.
Une histoire pourtant simple et "banale" même si je n'aime pas ce terme. Une histoire de vies malmenées. Des descriptifs hors du commun, très visuels, très percutants, très cash, Une atmosphère fabuleuse qui m'a fait un peu penser à la série "Fargo" avec ce côté d'Amérique profonde, de clichés, de pégreux où tous semblent un peu dans la dèche...
La dèche, la vraie ! Celle où bouffer devient ton souci principal d'autant plus lorsque tu as un enfant. La dèche d'en arriver à faire n'importe quoi...pour survivre...
Une histoire de survie, une histoire de haine viscérale, une histoire de personnes...
De personnes ratatinées, saccagées par des années de galère. Battant, survivant. Une rencontre improbable et pourtant prévisible. Quand deux bras cassés se retrouvent autour d'un meurtre qui n'en est pas vraiment un. Est-ce possible de tenir la route ?
Une route bien tortueuse où comme dans certains films, ce sont les personnages qui font toute l'histoire, toute la trame et qui prennent toute la place. Et diable que c'est bon !
Bouleversant, touchant, tellement beau !
Je ne dirai qu'une chose...Foncez !!!

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Où fuir quand on n’a pas de famille et sa petite fille avec soi ; que l’on a tendance à se mettre dans le pétrin quoi que l’on fasse.

Où aller quand on sort de prison et que l’on sait que les frères du jeune homme que l’on a tué n’attende que votre retour pour vous tuer.

Ces deux personnages que tout oppose et qui n’ont nulle part où aller se retrouvent dans une petite ville de Louisiane qui brûle sous le soleil de l’été.

J’ai aimé suivre ces deux âmes qui s’accrochent malgré tout.

j’ai aimé le style si particulier de l’auteur, dont les phrases sont pleines de la conjonction et. C’est déroutant mais cela créé un vrai rythme.

Un auteur américain à la voix particulière et au discours optimiste, malgré l’Amérique qu’il décrit.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’étang au bord duquel vit le père du personnage principal Russell et qui regorge de poissons qu’il nourrit.

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J'ai adoré ce roman, que j'ai eu du mal à lâcher tellement j'avais envie de connaitre la suite.
C'est un roman noir, très noir même. Captivant, envoûtant, dérangeant aussi parfois.
J'ai aimé l'ambiance, les personnages, l'histoire... La fin aussi m'a plu.
Je trouve que c'est vraiment une très bonne surprise de cette rentrée littéraire.
Je ne souhaite pas en dire trop, le mieux est carrément de le lire pour découvrir de quoi il retourne :)
Cinq étoiles, évidemment, pour Nulle part sur la terre.

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J'ai adoré et dévoré ce roman policier.

Une écriture très simple (c'est d'ailleurs parfois surprenant) mais efficace.

L'histoire est tellement bien ficelée qu'elle nous embarque dès le départ dans la vie de ses 2 personnages principaux. Deux personnes ayant vécu des années difficiles et que la vie ne gâte toujours pas. Si la roue tourne pour certains, ce n'est apparemment pas le bon moment pour eux.

Nous avons un lieu, un meurtre, un coupable et un suspect. Mais qui va payer? Tout le long de ma lecture je me suis prise à espérer que ce serait ni l'un ni l'autre, que le dénouement serait heureux pour tous les deux...
A vous de découvrir ce qu'il en est.

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En général, j'aime bien les livres de chez Sonatine, et celui-ci ne déroge pas à la règle. C'est la rencontre de deux paumés. Un qui sort de prison et une qui arpente le pays avec sa fille. Les deux se trainent des casseroles, des secrets. Les deux aspirent à un peu de paix et de répit mais, pas de bol, ça se passe pas comme ça.

Il n'y a rien d'imprévisible dans ce livre, on a déjà lu des choses assez semblables, mais c'est bien écrit. Et en plus de la belle plume, il y a quelque chose d'humaniste qui rend le récit réconfortant malgré sa tension. J'aime bien la façon dont, en une ou deux phrases, Farris Smith décrit des détails du quotidien qui donnent vie à ses personnages et l'authenticité des dialogues. Il y a des révélations, des jeux du hasard qui m'ont laissée un peu plus dubitatives, non pas parce que c'est mal mené mais parce que j'ai toujours un peu de mal avec ça, je crois que ça me fait retirer inconsciemment quelques points de crédibilité. Sinon c'était bien.

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Un pur roman noir qui repose sur des éléments très simples, sur des destins fracassés par le hasard. C'est une quête très sombre de rédemption, apparemment impossible. Sur la route de Maben et de Russell, de nouveaux obstacles se dressent. Malgré leur culpabilité, ils sont forts. Au fil du livre, le regard du lecteur sur ces personnages change et la compassion s'impose. Mais peuvent-ils espérer ?

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Nulle part sur la terre fait partie des romans de la Rentrée littéraire qui n’est pas passée inaperçu. Sonatine a fait fort avec ce roman noir, américain, où rien n’est épargné aux personnages du roman, sans pour autant partir dans le « trop ». Cette histoire touche forcément le lecteur qui ne pourra que se sentir impuissant face aux coups du sort et à la tristesse qui suinte entre les lignes. Pourtant, c’est aussi un roman porteur d’un message d’espoir, aussi infime soit-il : le droit à la seconde chance. J’ai passé un très bon moment de lecture avec Nulle part sur la terre et je me suis terriblement attachée aux personnages.

Que feriez-vous si vous n’aviez plus que quelques dollars en poche, votre petite fille accrochée à votre main et nulle part où aller. Personne pour vous aider. Pas de famille ni d’amis. Un sac poubelle pour seul bagage. Vous seule et cette enfant que vous voulez protéger. Cette enfant qui, vu votre histoire, n’aurait jamais dû naître. Mais elle est là et le temps n’est pas à la réflexion, plutôt à l’action. Marcher, encore et toujours, et revenir. Échouer, retour à la case départ dans la sinistre ville qui a connu grand nombre de vos déboires, mais vous a, depuis, plus ou moins oubliée. Survivre à tout prix, prendre tous les risques, de toute façon, Maben a connu le pire dans sa vie, alors que risque-t-elle de plus ? Prête à tout pour survivre, elle ne s’imagine pas que, non, elle n’a pas vécu le pire et que l’humanité avec son immense part sombre pourrait bien la faire tomber encore plus bas. Mauvais timing, mauvaise idée, mauvaise rencontre, la fuite. Une vie d’errance sans jamais trouver sa place.

Et puis parallèlement à Maben, nous avons Russel, personnage brisé par 11 ans de prison. Sa dette, il l’a payée. Un accident, une irresponsabilité. Mais à son retour, il est très attendu, certains ne vivent que pour l’instant où il mourra sous les coups. Assoiffés de vengeance, les deux frères qui le suivent pourraient bien compliquer son retour dans la seule ville qu’il ait connue. Mais Russel, perdu, désorienté, en a vu d’autres et il est prêt à tout pour tenter de redonner un minimum de sens à son existence. La femme qu’il aimait n’est plus bien loin, mais que faire après 11 années à l’ombre ? Un jour, le destin vient mêler le chemin de Maben et Russel. Ensemble, survivre deviendra leur priorité. Rester le plus loin possible des soupçons concernant un meurtre très récent dans la petite ville.

Ce qui nous marque en tout premier lieu dans ce roman, c’est l’atmosphère. Elle vous étouffe, vous oppresse. Vous avez chaud, vous sentez l’odeur de l’asphalte et du désespoir. Celle de l’alcool qui fait oublier et de la violence sous-jacente, collant à la peau comme un tee-shirt trop humide. La déchéance, l’échec, les oubliés de l’Amérique, ceux qui, loin du rêve américain, survivent et s’accrochent. Les questions morales y sont plus complexes qu’ailleurs et les issues de sorties peu glorieuses. Comment Russel peut-il renaître dans cette sinistre ville ? Et comment Maben peut-elle y trouver son dernier espoir ? Un lac pour refuge, la nature pour épancher son désespoir dans les relents d’alcool et de remords. Contempler pour oublier. Imaginer pour ne pas sombrer. Mais demain ? Demain, il faudra à nouveau se battre, mais tenter de garder espoir. Maben et Russel ne sont pas des personnages ordinaires. L’auteur a su leur donner toute une complexité que ne les rend que plus touchants, même si parfois elle semble les tenir à distance du lecteur. Méfiance, une vie trop abusée laisse ses traces. Et nous, nous suivons ces âmes en peine qui touchent le fond, jour après jour, et qui vont devoir se faire confiance.

Nulle part sur la terre n’est pas une romance. Nos deux personnages ne sont pas là pour nous faire rêver et donner des papillons dans le ventre. Entre viol, violence, prostitution, drogues, alcools et toutes les misères possibles, ils sont brisés et le restent. Ce roman noir est tellement bien maitrisé qu’il en devient addictif et nous fait retenir notre souffle à chaque instant. La plume excelle à créer l’ambiance sinistre dans laquelle elle plonge des personnages qui ne croient plus en rien. Mais entre eux, cette petite fille qui, elle, n’est pas encore totalement désabusée. Se battre pour Annalee, seul rayon de soleil dans cet océan grisé par le poids des années. Annalee qui représente l’amour inconditionnel, celui d’une mère pour sa fille.La langueur du roman, la lenteur des actions et la description si réaliste des pensées et douleurs deviennent pesantes, si sombres qu’on ne peut s’empêcher d’avancer pour tenter de voir une issue, une main tendue. À l’aide de ses personnages fracassés auxquels il a pris le temps de dessiner une psychologie développée, Michael Farris Smith nous dresse un portrait saisissant de l’Amérique oubliée. Roman noir par excellence, Nulle part sur la terre fait partie de ces histoires qui marquent et que l’on n’oublie pas. Le poids du destin, des choix, des erreurs, du chemin à parcourir vient percuter le lecteur de plein fouet qui ne pourra alors que s’interroger sur le part du hasard et de la malchance dans le parcours de deux âmes perdues, se trouvant en pleine campagne américaine. Un mot ressort à la fin de ce récit, pour moi, la résilience. Sans bien savoir si Russell et Maben y auront véritablement droit.

Nulle part sur la terre est un roman noir qui excelle dans la psychologie de ses personnages. À l’aide d’une plume particulièrement habile, l’auteur nous plonge dans un climat oppressant et bien terne. Les rencontres et les chemins pris signent ici une nouvelle destinée. Mais l’espoir appartient-il encore à ces âmes perdues et oubliées de l’Amérique profonde ? Excellent.

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