Les lumières de Cape Cod

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Publication 1 juin 2017 | Archivage 2 août 2017

Résumé

Dans Le Cercle Belfond, LE roman incontournable pour l’été ! Après L’Été du cyclone et La Vie secrète de Violet Grant, Beatriz Williams offre le magnifique portrait d’une femme prise au piège de la passion, du pouvoir et du mensonge.1966, Cape Cod. 
« Tiny » c’est Christina, la troisième sœur de la famille Schuyler, la plus élégante, la plus douce, la plus parfaite. Mariée à Frank Hardcastle, homme politique très influent, Tiny mène une vie de gala et de cocktails dans les jardins cossus de Cape Cod, où les Hardcastle ont établi leur bastion. Mais alors que Frank est donné favori pour les élections présidentielles, deux événements viennent troubler la vie a priori idyllique de sa belle épouse : c’est d’abord les courriers menaçants d’un maître chanteur ; puis, les retrouvailles inattendues et déstabilisantes avec le vétéran Caspian Harrison, de retour de la guerre du Vietnam. Avec ce premier amour qui réapparaît, c’est tout le passé de Tiny qui resurgit. Un passé bien moins lisse qu’il n’y paraît, fait de passion, de mensonges, de drames. Et dont l’écho, s’il venait à gronder, pourrait nuire à la réputation irréprochable de toute la famille Hardcastle… 
Les sentiments ont-ils une place dans la course au pouvoir suprême ?

Dans Le Cercle Belfond, LE roman incontournable pour l’été ! Après L’Été du cyclone et La Vie secrète de Violet Grant, Beatriz Williams offre le magnifique portrait d’une femme prise au piège de la...


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FORMAT Grand Format
ISBN 9782714474278
PRIX 21,00 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

Quelle belle découverte avec l’auteure Beatriz Williams.

Ce livre est un tome 2 mais totalement indépendant des autres, l’auteure narre, dans sa saga, l’histoire des 3 sœurs Schuyler : Violet (tome 1), Tiny dans celui-ci et je suppose que le prochain sera consacré à Pepper. Une auteure que je vais suivre de près.

Nous suivons donc l’aînée des 3 sœurs, Tiny.
Nous sommes en 1966, Tiny est mariée à Franck Hardcastle.
Ils sont promis à un bel avenir, lui se prépare en vue des élections pour l’état du Massachusetts, une étape pour sa course à la Maison-Blanche.
Tiny est l’épouse parfaite, elle gère leur maison, sourit aux photographes.
Elle est belle et loyale, il est riche, beau et intelligent.
Un couple glamour.

En apparence tout va bien, mais au cours d’un séjour dans leur résidence d’été de Cape Cod Tiny se transforme peu à peu.
Tout commence lorsque Caspian, le cousin de Franck, revient de la guerre du Vietnam.
Tiny en le voyant à la TV lors de la remise de la médaille d’honneur par le président des États-Unis est ébranlée.
Pourquoi ?

Nous alternons les chapitres à 2 ans d’intervalle, ceux où c’est Tiny la narratrice, en 1966 et les autres où c’est Caspian le narrateur, en 1964.

L’arrivée de Pepper la plus jeune sœur de la famille de Tiny vient soulever un air de révolution dans la résidence bien ordonnée des Hardcastle durant l’été 66, comme chaque année tous les frères et sœurs de Franck s’y réunissent et c’est à Tiny qu’incombe de gérer cette trentaine de personnes, enfants comme adulte alors qu’elle se remet à peine de sa fausse couche.

Une mystérieuse enveloppe vient encore plus bouleverser Tiny, elle a un gros secret qui ne peut absolument pas s’éventer, la carrière de son époux en serait ruinée.

Franck de son côté a aussi ses secrets.

Pourtant entre eux il n’y a pas de disputes, d’éclats de voix, Tiny s’est toujours dit qu’elle devait être parfaite en tout, elle a enfoui ses désirs les plus profonds, Franck lui mène sa campagne, les journalistes sont à l’affût.

J’ai vraiment adoré l’ambiance des sixties aux USA, la plume de l’auteure est délicieuse. L’alternance des chapitres avec des points de vue différents renforce notre attachement pour les protagonistes.
J’ai adoré Tiny et Caspian, Franck je l’ai pris en pitié, les mœurs de l’époque ne sont pas celles d’aujourd’hui.
Une Amérique très puritaine que Beatriz Williams décrit admirablement bien.
Tout comme les lieux, c’est un roman idéal pour cet été, car vous aurez l’impression d’entendre les vagues s’écraser sur le sable, de sentir le soleil sur nos épaules.

Concernant les autres personnages j’ai détesté la grand-mère de Franck, une matriarche qui peut être très blessante et qui a ses idées bien arrêtées sur ce que sa famille peut ou ne peut pas faire/dire.
J’ai encore plus haï le père de Franck, il est sexiste, avec lui tout n’est qu’apparence et gare à celui ou celle qui le contredire. Constance la sœur de Franck m’est aussi apparue antipathique.
J’ai par contre beaucoup aimé Pepper, une jeune femme en avance sur son temps, qui n’a pas sa langue dans sa poche. Elle apporte beaucoup de légèreté à cette famille.
La mère de Tiny, si au début je l’ai mal jugée à la fin du livre elle s’est rattrapée.

Au-delà de tout ceci, j’ai vraiment apprécié la « leçon » de l’auteure. Faut-il toujours agir selon les convenances ? Faut-il écouter son cœur ou sa raison ? Peut-on faire demi-tour sur la ligne qu’on s’était tracée ?

Un roman pour tous les amoureux de l’Amérique des années 60, parfaits pour moi, j’adore l’ambiance qui y régnait, une très belle histoire avec des secrets, des mensonges, faux-semblants, des rebondissements, de l'amour, de la joie et de la peine, apparence et réflexion sur soi-même, etc.

Un roman qui sent bon les vacances à la plage.

Les lumières de Cap Cod de Beatriz Williams - Edition Belfond, collection Le cercle - roman contemporain - 400 pages, 21€ - Sorti le 1er juin 2017.

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Ce tome est le second de la saga des trois sœurs Schuyler. Chaque histoire, indépendante des autres, retrace les tours et détours de la vie de femmes fortes. "La vie secrète de Violet Grant" est le premier opus passionnant. Dans "Les lumières de Cape Cod", l'auteur s'est attaché aux pas de Tiny. Christina est la sœur aînée, et la plus discrète des trois, femme américaine des années 60, qui tend vers la perfection pour épauler son mari dans son ascension politique.

Oui, mais - y a très souvent un mais dans les histoires trop parfaite - tout n'est pas rose, et surtout pas en politique où les requins et la manipulation sont les rois du jeu dont la jeune femme va être la victime. J'aime beaucoup cette période de l'Histoire. Le lecteur a à l'esprit JFK, Martin Luther King, le Vietnam, Woodstock, les black panthers, le rôle de la femme dont le vernis de perfection commence à se fendiller... Il y a aussi ces grandes sagas familiales, ces gens beaux et fortunés au relationnel compliqué, qui ont fait les beaux jours de la télévision.

L'écriture de Beatriz Williams est fluide et addictive. Le portrait qu'elle esquisse au fil des pages, de Christina se fait plus prononcer au fur et à mesure que l'intrigue se resserre. Les chapitres alternent entre les voix de deux narrateurs, la Tiny de 1966 et Caspian, le cousin de son mari en 1964, avant son départ pour la guerre. Ce jeu entre les époques, même si elles sont rapprochées, et les points de vue des protagonistes, donne un rythme au récit, et embarque le lecteur. (...)

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Beatriz Williams aime les histoires d'amour qui commencent mal et les secrets de famille inavouables. Son roman "Les Lumières de Cape Cod" mêlent habilement ces deux ingrédients et je l'ai dévoré d'une traite. La vie semble sourire à Tiny: elle est mariée au beau Franck Hardcastle, sorte de John Kennedy à l'avenir prometteur, elle mène une vie confortable au sein d'un clan qui n'a rien d'autre à faire que de boire des cocktails le soir, après une journée merveilleuse au bord de la mer. Oui mais voilà, Tiny n'est pas la femme parfaite, déjà elle n'arrive pas à produire un héritier qui viendrait combler ce couple bientôt présidentiable; elle n'arrive pas à oublier que deux ans auparavant elle a failli rompre ses fiançailles pour le cousin de Franck, Caspian Harrison avec qui elle a une aventure; et d'ailleurs elle vient de recevoir des photos compromettantes la montrant avec lui. Qui est le maître-chanteur? Quel est son but exact? Tiny se retrouve bientôt en eaux troubles, tourmentée par son maître-chanteur anonyme le retour de Caspian, l'attitude de son mari et celle, bien plus perverse, de son beau-père. On se laisse prendre par l'intrigue, par le charme un peu suranné qui flotte dans ce roman, par ce portait de femme emberlificotée dans le mensonge d'un mariage d'intérêt. A lire donc.

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Ma première opinion, spontanée, est qu’il y a quelque chose des Kennedy dans cette famille Hardcastle. Leur famille, parfaite et nombreuse, reçoit dans leur magnifique propriété à Cape Cod. L’un des cousins de Franck, homme politique présidentiable, est revenu blessé de la guerre, il vient d’être décoré pour ses actes héroïques. Franck a épousé la femme parfaite, Tiny, Dotée de deux soeurs, elle était la plus docile de la fratrie, la seule qui avait perçu les tensions entre ses parents, la seule qui avait mis tout en oeuvre pour leur plaire, qui tentait aussi de se faire la plus discrète possible. Ayant repéré son potentiel, sa mère l’éduqua en vue de faire d’elle la femme d’un homme politique. Mission accomplie.
Cependant, il existe des failles, chez la si parfaite Tiny. Mariée depuis deux ans, elle n’a pas encore pu donner à son mari l’héritier qu’il attend – et pas seulement lui. Nous sommes dans les années 60, et l’on ne laisse pas vraiment aux femmes le temps de se remettre. Elle a un secret, qu’elle ne peut partager, secret suffisamment important (du moins, pour l’époque) pour que quelqu’un la fasse chanter et mette ainsi en danger la carrière de son mari et sa place dans la famille.
Le récit alterne deux époques, entre 1966, et 1964, date du secret, moment où Tiny tente de fuir la vie qu’on lui destine, donne libre cours à ses sentiments. Nous savons déjà qu’elle retrouvera le chemin qu’on lui a assigné. Nous saurons aussi pourquoi. Et ce chemin n’est source de bonheur qu’en apparence. Si Tiny a un secret, elle n’est pas la seule, et les autres sont prêts à bien des choses pour que le leur ne soit pas découvert.
Ce qui m’a frappé aussi est le contraste entre Tiny et sa soeur Pepper, si sûre d’elle en toutes circonstances – tant mieux pour Tiny.

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Auteur de romances historiques, publiées sous le pseudonyme de Juliana Gray, Beatriz Williams a connu le succès avec L'Été du cyclone (Belfond, 2015 ; Pocket, 2016), best-seller outre-Atlantique, et La Vie secrète de Violet Grant (Belfond, 2016 ; Pocket, 2017). Les Lumières de Cape Cod est son troisième roman à paraître chez Belfond. Avec pour toile de fond la bonne société de l'Amérique des sixties, Beatriz Williams livre le magnifique et troublant portrait d'une femme prise au piège de la passion, du pouvoir et du mensonge.
À mi-chemin entre le grand roman féminin et le roman de fiction historique, Les lumières de Cape Cod offre non seulement une réflexion pleine d’acuité sur la nature ambivalente et la perfidie des relations familiales mais brosse aussi le portrait émouvant d’une femme entière et passionnée, qui lutte contre les préjugés de la bonne société américaine des années 60.
Avec le retour inattendu et déstabilisant du premier amour de Tiny, c’est tout son passé qui ressurgit. Entre silences, gênes et non-dits, des liens vont alors se nouer, se renouer, les langues se délier, révélant les trahisons et faisant émerger les secrets enfouis et des vérités nécessaires…
Cette magnifique histoire de trahison, d’amour impossible, de secrets de famille et de faux-semblants fera à coup sûr palpiter le cœur des amateurs de grandes et belles sagas romanesques mais plaira également aux lecteurs plus exigeants, soucieux de découvrir le portrait passionnant d’une femme sans cesse écartelée par la raison et le cœur, et le respect des convenances de l’époque. Le roman de Beatriz Williams offre en effet un témoignage édifiant des rapports archaïques entre hommes et femmes dans une société sexiste que le mouvement des revendications féministes des années 60, puis 70, vont profondément modifier.
« Une bonne épouse se doit d’être aux côtés du candidat, élégante et souriante. Une bonne épouse suit de près la campagne de son mari candidat, va à la rencontre des électeurs et écoute le récit de leurs soucis, une bonne épouse est au courant de la moindre variation dans les sondages. Une bonne épouse pose pour les photographes (une jambe croisée devant l’autre, pour les faire paraître plus longues, vous voyez, pour accentuer la courbe des hanches) et sourit pour cacher ses propres soucis. Une bonne épouse produit des enfants tout aussi photogéniques pour illustrer les qualités du candidat en tant que chef de famille. Une bonne épouse ne dissimule aucun secret honteux, ne vend pas les bijoux reçus en cadeau à Noël, n’avoue aucun désir secret. »
Les lumières de Cape Cod est un roman captivant, le portrait fascinant d’une famille à la dérive que le pouvoir destructeur d’un secret douloureusement gardé va définitivement bouleverser… Un excellent page turner à glisser dans hésiter dans son sac de plage cet été !

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Dans les années 1960, Tiny, la dernière des trois sœurs Schuyler, est mariée à un politicien Frank Hardcastle. Elle est douce, gentille et essaie d’être toujours parfaite. Mais alors que son mari se prépare aux élections, elle reçoit un courrier d’un maître chanteur et son premier amour réapparait dans sa vie. Tina sera-t’elle parfaite ou ses sentiments vont-ils prendre le dessus ?

J’avais repéré ce livre et il était dans ma wishlist depuis sa sortie, le résumé et la couverture m’ont attiré ! Je remercie chaleureusement Netgalley et les éditions Belfond pour ce service presse. J’ai beaucoup aimé cette lecture dans laquelle je suis entrée facilement et qui correspond tout à fait à ce que j’aime, des histoires de famille, des secrets et révélations.
Il s’agit en réalité du tome deux d’une trilogie sur les trois sœurs, je ne le savais pas avant ma lecture et ça ne m’a pas empêché de comprendre les histoires et évènements. On sent seulement qu’il y a beaucoup de choses qui se sont passées dans la famille de Tiny, elle évoque souvent ses sœurs, on voit l’une d’elle dans ce livre, mais les choses ne sont pas expliquées. Encore une fois cela ne gêne pas le déroulement de cette histoire, les deux récits sont totalement indépendants l’un de l’autre et peuvent être lus dans le désordre. Le premier tome s’appel : La vie secrète de Violet Grant.

J’ai aimé :

– la plume de l’auteure qui est légère et entrainante.

– le rythme qui est crée par l’alternance des temporalités et des points de vues. En effet, on alterne entre la période juste avant le mariage de Tiny et le présent pour elle, 1966 et entre son point de vue et celui qui a été son premier amour.

– la protagoniste Tiny. J’ai aimé sa fragilité, on la sent perdue et le seul moyen pour elle de ne pas perdre pied est de se raccrocher au cadre de la société, ne pas faire de vagues. Elle a du mal à trouver sa place dans la famille de politiciens dans laquelle elle évolue désormais et il lui est difficile de ne pas laisser son désir de liberté s’exprimer. C’est un personnage qui évolue et qui gagne en force. Par cela et l’époque à laquelle se déroule l’histoire, elle m’a fait penser à Jackie Kennedy.

– les doutes de Tiny qui la rendent humaine sous la perfection qu’elle s’acharne à afficher. Elle a une vie qui se qualifie facilement de « vie de rêve », mais elle doute. Son destin tout tracé est-il réellement ce qui est bien pour elle ? Son désir d’être parfaite et satisfaire tout le monde s’oppose à son désir de liberté et de sortir de l’emprise de la bonne société pour être celle qu’elle est vraiment.

– la relation compliquée entre Tiny et sa sœur Pepper. Elles sont très différentes, l’une essaie de faire ce que l’on attend d’elle et l’autre surtout pas apparement. Elles s’opposent, ont parfois du mal à se comprendre mais au fond, elles sont tout de même très unies. J’ai beaucoup aimé découvrir cette sœur Scuyler et le prochain livre de la trilogie sera sur elle, ça me donne donc très envie de le lire.

– le monde de manipulation et d’apparence dans lequel on est plongé. J’ai aimé suivre cette famille qui doit à tout prix contrôler son image, ce qui passe par le contrôle de chacun de ses membres. Voir les manipulations qui se mettent en place non seulement pour les potentiels électeurs mais également entre les membres de la famille pour être celui qui détient le pouvoir, était vraiment intéressant. On se demande toujours jusqu’où sont-ils prêts à aller ?

– la fin, dont je ne vous dévoilerais rien pour ne pas vous spoiler. Je l’ai beaucoup aimé, j’ai trouvé qu’elle n’était pas clichée et mettait bien en valeur Tiny et la dualité de son caractère.

C’était donc une excellente lecture qui m’a donné envie de lire les autres livres concernant les sœurs Schuyler !

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Comme beaucoup de lectrices, je suis sensible à la couverture des livres, en plus du synopsis (évidemment !). Les lumières de Cape Cod réunissait tous les critères à cet égard. Du rose, du vintage, une passion, des secrets familiaux. Dès le départ, j’ai été séduite par cette atmosphère empreinte de l’aura de Jackie Kennedy. On plonge au cœur d’une puissante famille américaine aux ambitions politiques assumées. Dans l’Amérique des années 1960 (et d’aujourd’hui), un homme politique visant les plus hautes sphères doit s’afficher au bras d’une douce et jolie épouse. Tiny coche toutes les cases pour remplir à merveille ce rôle formaté ! Ce personnage en apparence lisse est en réalité en proie à une profonde crise personnelle déclenchée par un horrible chantage.

L’intrigue du roman s’articule principalement autour de deux voix — Tiny en 1966, le moment présent et Capsian en 1964 avec une narration au passé. Au départ, c’est un peu déroutant de passer d’un mode à l’autre, mais l’on s’y habitue rapidement. Axé sur une réflexion existentielle menée par Tiny, le roman évolue à un rythme assez lent, propice à l’introspection. Tiny est une jeune femme aux prises avec un mal-être ; elle a subi une fausse-couche qui l’a profondément bouleversée et elle doit composer avec une famille exigeante. Désireuse de faire plaisir et de ne jamais décevoir, elle se retrouve « coincée » dans un univers privilégié que lui envierait beaucoup de femmes mais, comble de l’ironie, la rend malheureuse. Forcément, quand vous devez faire bonne figure dans la haute société et que votre mari vous trompe à tour de bras, n’importe quelle aspirante Jackie Kennedy serait rapidement désenchantée par le faste d’une vie mondaine !

Globalement, l’écriture est fluide et agréable à lire. Très descriptives, les scènes sont vivantes et faciles à s’imaginer. Beaucoup de références olfactives et visuelles contribuent à planter un décor invitant au voyage. Le casting des personnages est convaincant. J’ai particulièrement aimé le personnage sulfureux de Pepper, la sœur de Tiny. Elle apporte un contraste saisissant et cocasse. Elles sont un peu le ying et le yang. On se prend d’affection pour le personnage de Tiny et son histoire d’amour contrariée avec Capsian, le tout sur fond d’élections américaines et de cocktails mondains saupoudrés de scandales familiaux.

Il s’agit du deuxième roman dans la saga des sœurs Schuyler. N’ayant moi-même pas lu le premier opus, je peux confirmer que cela n’entrave en rien la lecture du livre Les lumières de Cape Cod. Il pousse même à s’intéresser au roman La vie secrète de Violet Grant qui s’articule autour du personnage de Vivian, l’une des sœurs de Tiny.

Je recommande !

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Les sagas familiales sont ma petite faiblesse en littérature, je peux facilement me laisser tenter par l’une d’elle si je sens qu’elle va me transporter et généralement, elles y arrivent toutes. Les lumières de Cap Cod est le deuxième tome de la saga des sœurs Schuyler, mais il peut se lire séparément, et nous emmène rencontrer Tiny, en plein cœur des années 60, à Cap Cod dans le Massachussetts, pour une saison estivale haute en couleur et en rebondissements.

L’alternance de point de vue entre Tiny, en 1966 et Caspian en 1964 permet de comprendre facilement que Tiny, jeune femme pourtant réservée et discrète, cache un lourd secret pouvant non seulement lui nuire mais aussi nuire à son époux, Frank, futur politicien au Congrès des Etats-Unis. Même si la présence de Caspian n’est pas aussitôt justifiée, ce n’est que pour mieux laisser au lecteur la possibilité de spéculer sur les secrets qui flottent au sein de la famille Hardcastle. La vie de Tiny semble trop belle pour être vraie et l’auteure exploite donc parfaitement la question des apparences trompeuses et du pouvoir de l’argent, qui permet d’acheter le silence et les cachoteries.

Le contexte historique est un point central du roman. Plongé dans les sixties, le retour de la guerre du Vietnam a laissé des séquelles dans les esprits américains, autant chez les soldats que les civils et des clans s’affrontent. Cette époque est aussi celle qui voit les divorces devenir plus commun et moins scandaleux. Beatriz Williams aborde également une thématique qu’elle avait déjà exploré dans ses précédents romans, celle de la femme en société. Tiny est le personnage central de ce roman, une femme mariée qui découvre à son insu que son mari lui cache des choses. Comme le souligne très bien le père Hardcastle, une femme ne peut tromper son mari sans que cela lui coute sa réputation tandis que pour un homme, cela est de l’ordre de la normalité.

Derrière la volonté de l’auteure de souligner ces phrases qui étaient courantes à l’époque et de vouloir faire de Tiny une héroïne qui se libère, il y a une petite part de féminisme. Au côté de Pepper, sa sœur pétillante et volcanique, l’aînée des Schuyler va s’ouvrir et se libérer des chaines qui l’entourent depuis son mariage. Ce roman traite avec brio de ces questions de liberté mais aussi du respect des convenances de l’époque. Ecouter son cœur ou écouter sa raison, les femmes mariées à ses familles de l’Amérique puritaine n’avaient pas le choix et pourtant Tiny va choisir son camp, peu importe ce qui lui en coute.

Une saga familiale captivante, une plume addictive qui raconte délicieusement l’histoire de Tiny et ses envies de libertés. Entre secrets, faux-semblants, mensonges, elle va peu à peu se libérer des chaînes que lui impose sa belle-famille. Un roman à dévorer sur la plage dans lequel on apprécie le petit lien discret fait avec L’été du cyclone.

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Il s’agit pour moi d’une découverte puisque je ne connaissais pas du tout le travail de l’auteure. Je me suis rendue compte un peu tard qu’il s’agissait d’un tome 2 (la série s’intitule Schuyler Sisters) mais, je vous rassure tout de suite, je n’ai aucunement été gênée dans ma lecture puisque chaque tome met en avant une sœur différente !

Qu’ai-je pensé de ce roman ? J’ai passé un agréable moment mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’était un coup de cœur. L’écriture de Beatriz Williams est fluide, prenante et plaisante. Elle a réussi à m’embarquer très rapidement dans cette histoire. Le récit est partagé entre les chapitres consacrés au point de vue de Tiny, en 1966, et ceux du point de vue de Caspian, qui prennent place deux ans plus tôt, en 1964. Cette double-narration permet de mettre un certain nombre de choses en avant, que ce soit la relation entre les deux personnages mais aussi l’évolution de Tiny, comment elle est passée de jeune insouciante et amoureuse à mariée prise au piège.

J’ai trouvé très intéressant le cadre dans lequel se développe l’intrigue. On découvre le monde froid et sans pitié de la politique, les dessous d’une campagne électorale, où chaque petit geste a son importance. Les personnages n’ont (presque) plus aucune intimité, ils sont sous les feux des projecteurs et cela entraine un certain nombre de complications. L’auteure décrit avec justesse la place de la femme dans la société des années 1960, le rôle qu’elle tient auprès de son mari (surtout dans un milieu politique). Son héroïne est attachante, j’ai aimé la voir évoluer au fil des pages, la voir prendre conscience de ce qu’elle veut vraiment et tout mettre en œuvre pour l’obtenir. Il m’est cependant arrivé de la trouver un peu trop « molle », trop facilement manipulable alors qu’on a pu constater qu’elle n’était pas comme ça avant. Elle a certainement subi un lavage de cerveau après son mariage, c’est la seule explication. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Caspian, un homme tranquille, fort, qui sait ce qu’il veut. Il m’a fait une bien meilleure impression que Franck, le mari de Tiny, « l’homme politique ». Cependant, ce dernier m’a également inspiré de la pitié, de la compassion. Au final il n’est qu’un pion et son sort n’est pas beaucoup plus glorieux que celui de Tiny. Le reste de la famille Hardcastle est franchement détestable, que ce soit le père, la grand-mère ou les cousines… J’ai vraiment apprécié la manière dont Beatriz Williams a construit ses personnages, ils étaient bien développés et la plupart se sont révélés bien différents de l’image que l’on s’en était fait au départ.

En résumé, je vous recommande chaudement ce roman ! J’ai passé un bon moment de lecture. L’écriture de l’auteure est agréable, mêlant politique et romance avec fluidité. Ses personnages sont très bien construits. Globalement, c’est une réussite ! Cela dit, je n’ai pas eu de coup de cœur, sans savoir ce qui m’a manqué.. Une petite étincelle supplémentaire ?

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Ambiance de la côte Est, les années 60 et les coulisses du pouvoir bref, tout est là pour nous attirer. L'intrigue se déroule tout en douceur et pourtant l'auteure réussit à nous charmer de plus en plus au fil des pages...

Depuis deux ans, Tiny est l'épouse parfaite deFrank. Celui-ci rêve un jour d'atteindre la Maison-Blanche, mais pour l'instant, il est en pleine campagne électorale pour obtenir une place au congrès. Tiny n'a pas été choisi au hasard. La famille Hardcastle l'a choisi non seulement pour sa beauté et son éducation, mais également en sachant pertinemment qu'elle ferait tout pour être une femme modèle aux yeux des citoyens. Elle est née pour servir et s'oublier au profit des autres.

Le patriarche de la famille Hardcastle est prévoyant et il a tout prévu afin d'être certain que son fils obtiendra ce poste tant convoité que lui-même n'a pu obtenir en raison de son divorce. Par contre, il semblerait que tant son fils Frank que Tiny aient des secrets...

Pour Tiny c'est sa relation avec Caspian avant son mariage qui semble refaire surface dans sa vie actuelle tandis que pour Frank, il semblerait qu'il ait quelques difficultés à rester fidèle à sa tendre épouse.

Au milieu de toute cette intrigue, Tiny peut compter sur sa sœur Pepper ainsi que sur Caspian pour prendre d'elle, mais qu'adviendrait-il de son mariage et des élections si elle laissait émerger sa vraie personnalité et qu'elle prenait en compte ses rêves? Jusqu'où est prêt à aller le patriarche afin que son fils accède au congrès? Frank se laissera-t-il dicter ses actes et sa vie par son père?

Extrait : De ce que tout le monde attend de moi. D’essayer de faire plaisir à tout le monde. De jouer mon petit rôle. D’être à la hauteur de leurs attentes. De faire en sorte qu’elles deviennent les miennes, si bien que je ne sais même plus ce qui est vrai, ce que je veux vraiment, parce que je veux ce qu’ils veulent.

Quel incroyable récit! Je suis encore sous le choc... cette intrigue est tout simplement époustouflante. Comme à son habitude, le Cercle Belfond nous offre un récit palpitant et qui nous charme du début jusqu'à la fin.

Malgré que je n'ai pas eu la chance de lire le premier tome de cette saga avant de lire celui-ci, je n'ai eu aucune difficulté à me plonger dans l'univers des sœurs Schuyler. L'auteure fait une excellente mise en place et nous embarque dans son univers dès les premiers chapitres. J'ai particulièrement apprécié d'avoir les informations au compte-goutte puisqu'elle a scindé son récit et alterne ainsi entre le passé et le moment présent.

D'une part, nous avons la chance de connaître Tiny et Caspian avant le mariage de celle-ci avec Frank et d'autre part, nous sommes dans le moment présent de notre protagoniste où elle nous relate les événements qu'elle est en train de vivre. Ce type de narration nous permet de nous sentir près de cette protagoniste, un peu comme si elle était à nos côtés pour nous raconter son histoire. Comment ne pas embarquer? Impossible!

L'auteure nous dévoile également les conditions des femmes à cette époque où l'homme avait droit de regard sur tout et leur dictait pratiquement ce qu'elle devait faire et penser. Également, il est intéressant de se plonger dans cette ambiance de la côte Est et il est assez facile de s'imaginer les pieds dans l'eau salée.

Personnellement, j'ai profondément été choquée à quelques reprises face à la condition féminine de l'époque. De plus, j'ai eu un malin plaisir à détester une bonne partie de cette famille Hardcastle, principalement le patriarche. Quel homme narcissique et manipulateur! Ce deuxième tome est excellent et je n'ai qu'une seule hâte, celle de me plonger dans la suite de cette saga sachant que ce sera Pepper, cette flamboyante sœur, qui sera au cœur de cette finale!

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