La symphonie de Kaboul
Zohra, l'orchestre féminin interdit
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Date de parution 27 août 2026 | Archivage 1 oct. 2026
Steinkis | Témoins du monde
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Résumé
L’incroyable aventure du seul orchestre féminin d’Afghanistan.
Fondé au sein de l’Institut national de musique d’Afghanistan, Zohra est le premier orchestre féminin du pays. Sous la direction du Docteur Sarmast, ces jeunes femmes parcourent le monde et portent en elles une promesse fragile : celle de l’émancipation. Elles incarnent aussi un pays qui, malgré ses blessures, laisse encore la musique résonner. Mais entre le poids d’une société patriarcale et le retour des talibans au pouvoir, en août 2021, les espoirs des musiciennes volent en éclats. L’orchestre est contraint de fuir. Sahar, Zarifa et Fazila se retrouvent dispersées aux quatre coins du monde mais tentent malgré tout de poursuivre leur vie et leur rêve musical.
Sarah El Younsi nous entraîne dans le sillage de ces femmes. À travers son récit, elle interroge le prix de la liberté, et la capacité de la musique à survivre, même en exil.
L’incroyable aventure du seul orchestre féminin d’Afghanistan.
Fondé au sein de l’Institut national de musique d’Afghanistan, Zohra est le premier orchestre féminin du pays. Sous la direction du...
Formats disponibles
| ISBN | 9782368469750 |
| PRIX | 20,00 € (EUR) |
| PAGES | 128 |
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Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Cette BD m'a à la fois donné tant de tristesse et de joie...
La symphonie de Kaboul - Zohra, l'orchestre féminin interdit de Léa Taillefert-Rolland et Saraf El Tounsi retrace la création de l'école ANIM par le Dr Sarmast, qui a permis la création de cet orchestre féminin.
Cette BD traite de l'histoire de l'Afghanistan, ses arts, sa musique, son passé politique (pays non invité lors des accords de Doha ce qui m'a énormément choqué) et le retour des talibans.
De ce fait, on découvre un Afghanistan tout autre, riche en culture mais qui souffre de la politique des talibans, de la condition des femmes et du peu d'accès à l'éducation qu'elles ont...
Cette BD nous donne une vision déchirante de ce dont les femmes de cet orchestre doivent faire face : chercher à faire de la musique, transmettre leur culture dans un pays où elles ne sont pas en sécurité et qu'elles doivent fuir tout en voulant oeuvre à leur niveau à l'amélioration de leur pays.
Ce fut une lecture très émouvante, profondément humaine et je suis contente d'apprendre que le Portugal a été un refuge pour toutes ces femmes.
Merci aux éditions Steinkis pour cette belle lecture !
Totale découverte pour moi
Je ne connaissais pas du tout cet orchestre
Ou pire, mon cerveau n’avait pas retenu cette information pourtant si importante
L’émancipation par l’art, la culture, la liberté, la sororité, la fraternité, l’humanité tout simplement.
~
Une vie de rêve, non pas une vie aisée et utopique mais simplement une vie où l’on fait tout son possible pour vivre ses rêves. Ce n’est jamais simple mais pour certaines femmes, c’est encore plus compliqué. Surtout quand toute une société tente de brider sa population.
~
« La symphonie de Kaboul » est une BD si poignante, émouvante, bouleversante, déchirante. On y côtoie le magnifique comme le désolant. L’humain est capable du meilleur comme du pire…
~
« La symphonie de Kaboul » est une lecture importante, nécessaire et belle. Une lecture qui peut faire disparaître les nuages de l’esprit et redonner vigueur au cœur. Un véritable coup de cœur
Libraire 1864515
Il y a des histoires de vie que nous aimerions voir finir d'une belle manière. Ces histoires qui vous touchent parce que vous savez que ce qui vous en sépare c'est simplement le fait d'être né au bon endroit.
Ici nous suivons le parcours singulier de jeunes femmes Afghanes évoluant dans la musique alors que leurs libertés sont de plus en plus rognés. Le but premier de cette BD était de montrer un Afghanistan différent de celui toujours dépeint dans les médias ou dans les livres d'histoire, c'est à dire une nation et un pays qui évolue par et pour la guerre. Oui, l'envie était de montrer que ce pays est tout autre chose que la guerre.
Alors nous prenons un autre chemin, celui d'une école de musique. D'un lieu de paix dans un environnement qui enferme. Dans cette école les jeunes filles peuvent échapper au mariage forcé, peuvent continuer d'apprendre et surtout découvrir qui elles sont, ce qu'elles aiment et vivre tout simplement.
Mais voilà, les choses ne sont pas aussi simplistes. Les talibans font un retour en force grâce au retrait de l'armée américaine. Femmes et jeunes filles voient leurs libertés tellement affaiblies qu'elles ne sont plus des êtres humains.
Alors que retenir de cette BD ? Des destins singuliers ? Des femmes qui osent tout pour leurs libertés ? Des hommes qui ont encore à cœur de placer l'humain avant la domination ? Oui, tout ça. Mais aussi voir que le déracinement n'est jamais anodin, qu'il n'est jamais confortable et certainement pas une solution de facilité. C'est aussi voir que la musique est libératrice, qu'elle permet de grandes choses. C'est un formidable cri du cœur qui nous prouve que rien n'est jamais fini, tant qu'on essaye encore.
Christelle D, Personnel éducatif
Une BD qui m’a beaucoup touché, autant par l’histoire de ces jeunes musiciennes que par ce qu’elle raconte d’un Afghanistan pris entre espoir et retour de l’obscurantisme.
À travers Sahar, Zarifa et Fazila, on découvre l’aventure de Zohra, premier orchestre entièrement féminin d’Afghanistan, mais surtout ce que la musique représente pour ces jeunes femmes : une liberté, une possibilité de choisir leur vie et de faire entendre leur voix. Lorsque les talibans reprennent Kaboul en 2021, tout ce qu’elles avaient construit s’effondre et l’orchestre doit fuir.
J’ai aimé que la BD ne se limite pas à raconter la chute de Kaboul. Elle nous fait découvrir ces femmes avant le drame, leurs rêves, leurs doutes et leur passion pour la musique. C’est ce qui rend leur exil d’autant plus poignant.
Cette lecture m’a d’ailleurs rappelé 13 jours, 13 nuits dans l’enfer de Kaboul, que j’avais lu récemment. Les deux ouvrages parlent de la même période et permettent d’en avoir deux regards très différents : l’un du côté de l’évacuation et de ceux qui tentent de sauver les civils, l’autre du côté de ces jeunes Afghanes dont la liberté et les rêves sont brutalement remis en question et dont l'école finie exilée au complet.
Le dessin accompagne très bien le récit et rend cette histoire accessible sans lui enlever sa gravité.
Une très belle découverte, qui me donne clairement envie de poursuivre mes lectures dans la collection Témoins du monde.
C'est une bande dessinée qui m’a profondément touchée.
À travers l’histoire de Zohra, le seul orchestre féminin d’Afghanistan, on découvre le parcours de jeunes femmes qui ont choisi la musique comme moyen d’expression et de liberté. Leur histoire est malheureusement rattrapée par le retour des Talibans au pouvoir.
C’est un témoignage terrible sur l’oppression des femmes et sur la terreur que les Talibans font régner au nom de la religion.
Les membres de l’orchestre ont la chance de pouvoir fuir l’Afghanistan à temps, mais l’exil n’est pas pour autant une solution facile. Quitter son pays, sa famille, ses repères laisse forcément des traces...
J’ai été très touchée par le courage de ces femmes et par leur volonté de continuer à faire vivre leur passion malgré tout. La musique devient ici bien plus qu’un art : elle représente la liberté, la résistance et une voix que l’on ne peut pas complètement faire taire.
Une lecture forte qui permet aussi de ne pas oublier ce que vivent les femmes afghanes aujourd’hui.
Christine P, Rédacteur
Ce roman graphique est l'adaptation du documentaire « Keeping the Music Alive » réalisé par Sarah El Younsi, réalisatrice de documentaires et de reportages, qui a été diffusé en 2022 sur CNA et en 2023 sur Arte.
Il raconte la rencontre de Sarah, en 2015, à Kaboul avec Ahmad Sarmast, premier afghan docteur en musicologie, parti en exil en Australie lors de la première prise de pouvoirs des Talibans en 1996, revenu en 2001 lorsqu'ils ont été chassés par les Américains, qui a fondé l'Afghanistan National Institute of Music (ANIM). Cet institut, unique en son genre en Afghanistan, sélectionne dans tout le pays de jeunes collégiens et lycéens, garçons et filles, toutes ethnies confondues qui étudieront gratuitement la musique, vivant en internat. Il fonde le premier orchestre entièrement féminin, y compris la chef d'orchestre, qui compte une trentaine de musiciennes et s'appelle Zohra.
Sarah revient en 2017 pour les filmer à Kaboul mais aussi les suit lors de leurs tournées en Europe. Elle s'attache particulièrement au sort de trois jeunes filles qui symbolisent le combat mené pour faire de Zohra une réussite, un symbole de paix et de liberté malgré les très nombreux obstacles et dont elle suivra le destin jusqu'en exil :
*Fazila, d'une famille intellectuelle, qui favorise son envie de faire de la musique ; elle joue du rabab, un instrument traditionnel dont seuls les hommes ont le droit de jouer
*Sahar que sa famille veut marier à un cousin pour devenir épouse et mère, ce qui signifierait l'abandon de la musique. Elle joue de la clarinette.
*Zarifa, qui ment à sa famille, avec l'aide de sa mère. Personne ne sait qu'elle joue du violon et est la deuxième cheffe d'orchestre de Zohra.
L'arrivée au pouvoir des Talibans signifie la fin de Zohra, les musiciennes, les professeurs et une partie des familles arrivent à être exfiltrées, en octobre 2021, au Qatar grâce aux efforts d'Ahmad Sarmast. le Portugal les accueille en décembre 2021.
Cette BD est dédiée à « toutes les femmes qui se battent pour vivre libres ». On sent toute l'admiration des auteures pour le courage de ces jeunes fille qui ont du affronter leur famille, la société traditionnelle et patriarcale, la religion et surtout les Talibans. Elles ont pris des risques énormes pour elles-mêmes mais aussi pour leur famille car elles ont cru à l'avenir de leur pays et à un avenir meilleur. Ce roman graphique est un hommage à la liberté, à la musique comme acte de résistance, au combat pour ce en quoi on croit. Malgré la triste réalité afghane, ce récit transmet un message d'espoir, renforcé par le choix d'utiliser des couleurs chatoyantes.
J'ai appris l'existence de Zohra grâce à cette BD, complétée par une frise historique ; que leurs auteures en soient remerciées. Par le hasard de mes lectures, elle vient apporter un éclairage complémentaire au roman « Tant que chantent les fleurs » de Nadia Hashimi, que j'ai lu il y a quelques jours, qui évoque également la musique comme espace de liberté dans un Afghanistan hostile aux femmes, qui les invisibilise, les enferme, les tue.
Christophe T, Personnel éducatif
Sarah El Younsi reprend son documentaire diffusé sur Arte en 2022, documentaire racontant l'histoire de Zohra, le premier orchestre féminin d'Afghanistan, fondé au sein de l'Institut national de musique d'Afghanistan. Son directeur est le docteur Sarmast,
Cet homme encourage les jeunes filles et les jeunes femmes à rejoindre l'Institut pour fonder cet orchestre novateur totalement féminin. Il veut promouvoir la culture et la musique afghane mais aussi valoriser la situation des femmes.
L'orchestre va parcourir le monde malgré les difficultés pour obtenir les autorisations de certaines des familles des musiciennes mineures dans une société très patriarcales où les femmes doivent obéir au chef de famille et se soumettre à ses décisions quant aux études et au mariage. Cet orchestre suscite des réactions diverses et variées allant de l'enthousiasme à la condamnation par les pro talibans, surtout après le retour des talibans au pouvoir en 2021. Malgré leurs promesses, les talibans vont complément changer la situation des femmes en Afghanistan les en fermant dans un carcan religieux moralisateur, exigeant leur soumission totale.
L'orchestre va être obligé de fuir et les musiciennes sont séparées. Elles vont continuer à vivre leur passion, à étudier, faisant parfois des petits boulots pour survivre dans les pays qui les ont accueillies, tout en craignant pour leurs familles restées au pays.
Sarah El Younsi donne une autre vision de l'Afghanistan, un Afghanistan qui a soif de préserver sa culture, son art, ses traditions, soif de promouvoir les femmes et d'améliorer leurs conditions. C'est un Afghanistan tolérant, aimant les blles choses, le partage, la communion.
Sarah El Younsi décrit l'action du Docteur Sarmast qui lutte contre l'obscurantisme, les préjugés, un homme qui se bat pour la cause des femmes et pour que son pays ne soit pas au ban des nations. Il y a beaucoup d'émotions dans ce récit, beaucoup de douceur, de délicatesse, beaucoup d'humanité.
Tout ceci est renforcé par le graphisme délicat, précis, posé de Léa Taillefert-Rolland. C'est doux, apaisant. Un seul petit bémol : la difficulté parfois à différencier les jeunes femmes, difficulté liée aussi au scénario et au passage rapide d'une situation à l'autre.
Pour découvrir une face méconnue de le l'histoire récente de l'Afghanistan.
Merci à Steinkis et à NetGalleyFrance pour l'envolée musicale avec #LasymphoniedeKaboul #NetGalleyFrance.
Zohra est le premier orchestre national afghan entièrement féminin. Fondé par le Docteur Sarmast au sein de l'Institut national de musique d'Afghanistan, ses membres subissent les pressions de leurs familles et de la société patriarcal.
Sarah El Younsi réalise des documentaires. Son envie de montrer un autre pan de l'Afghanistan l'a conduite jusqu'au Docteur Sarmast. Elle réalise alors un documentaire sur cet orchestre si particulier et l'histoire de ces jeunes femmes, contraintes à l'exil pour continuer à jouer. Ici la musique est un instrument d'émancipation et de liberté, mais c'est aussi une forme de révolte vis à vis du destin qu'on souhaite leur imposer. L'histoire est particulièrement tendue, d'autant qu'elle se passe au moment du retrait des États-Unis du pays et surtout de la montée au pouvoir des talibans et l'on s'inquiète alors beaucoup pour le sort tant des jeunes filles que des encadrants de l'orchestre.
Côté dessin, je me suis émerveillée du style de Léa Taillefert, à la fois coloré et doux qui appuie avec force le récit, mettant de la couleur là où l'on veut l'effacer. C'est un excellent choix, qui retranscrit autant la fragilité du parcours de l'orchestre que la force de leur choix.
J'ai appris l'existence de Zohra grâce à cet album et c'est une belle découverte.
Allison G, Rédacteur
🖋️ La symphonie de Kaboul de Léa Taillfer-Rolland
Cette bande dessinée retrace la création et l'évolution du seul orchestre féminin d'Afghanistan.
☕ Au départ j'ai trouvé les dessins un peu simpliste mais ils sont suffisamment originaux pour se distinguer des autres bandes dessinées et constituer un trait reconnaissable pour la dessinatrice.
Sur le fond, je suis ravie d'avoir découvert cette histoire qui est incroyable ! Malheureusement il m'a manqué un petit quelque chose pour que cette lecture soit mémorable.
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Publication programmée sur Instagram le 20/09/2026
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