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Couverture du livre pour Une bête à ton tour

Une bête à ton tour

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Date de parution 20 août 2026 | Archivage Aucune


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Résumé

Sacha vit dans l’hinterland avec son frère, sa mère et une meute de chiens. En amont de la maison, une forêt traversée d’incendies, de chasseurs, de bêtes. En aval, la zone industrielle et l’usine de la maroquinerie dans laquelle elle vient d’être embauchée. De 7 à 17 heures, Sacha coupe, colle, teint, contrôle, étiquette, et note, dans un carnet, les données essentielles à la production. Mais bientôt, elle y inscrit d’autres choses. L’écriture réorganise sa compréhension du monde. Du chaos naît un ordre nouveau.

Sacha vit dans l’hinterland avec son frère, sa mère et une meute de chiens. En amont de la maison, une forêt traversée d’incendies, de chasseurs, de bêtes. En aval, la zone industrielle et l’usine de...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782383110538
PRIX 21,00 € (EUR)
PAGES 240

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

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Sacha vit dans l'hinterland, entre mer et montagne, avec sa mère, son frère et une meute de chiens. En amont de leur maison, une forêt traversée par les incendies, les chasseurs et les animaux. En aval, la zone industrielle et l'usine de maroquinerie où elle vient d'être embauchée comme ouvrière. Elle note dans un carnet les données pour la production, mais aussi la richesse de son imaginaire.

Une vision du travail dans une usine dans un monde un peu plus mal foutu que le notre.
Je me suis attachée aux personnages et ai envie de faire découvrir aux autres ce roman de la rentrée littéraire
merci pour cette confiance

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Tout est chaos

L'artiste plasticienne livre un premier roman hybride, entre poésie et photographie textuelle, qui déploie une cartographie organique de la Zone. Face au silence imposé aux maillons de la Chaîne; écrire, oui, c'est hurler sans bruit. Faire partie d'un décor sans s'y perdre, faire sens, réhabiter son cosmos. A découvrir!

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Bête de somme
Travailler à outrance
Oublier son humanité
Perdre sa réflexion
N’être que répétition
Répéter les gestes
Répéter les actions
Répéter ses répétitions chaque journée
Répéter sa vie en étant enchaîné.
~
Sacha est presque d’une banalité sans fin. Elle est comme toi. Elle est comme moi. Elle est une travailleuse. Une personne qui s’acharne au travail. La bête de somme des temps modernes. La mine, le charbon, la chaîne, la pendule comme divinité qui te capture et te libère.
~
« Une bête à ton tour » est un récit qui se dévore, jusqu’à la carcasse. Ne laisser aucun mot s’échapper. Vouloir s’imprégner de chaque lettre. Se nourrir pour se libérer, pour grandir, pour évoluer, pour s’extirper de sa condition… corps et âme.
~
« Une bête à ton tour » est une magnifique découverte qui nous dévoile la magie derrière chaque chose grâce à son héroïne.

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En rentrant dans le monde du travail par le biais de l'usine, la protagoniste reprend un peu de liberté dans ce monde où la valeur de l'homme se fait par le travail. Pour autant, très vite, avec les règles tacites et les injonctions de ces nouvelles tâches il y a un contrôle du corps et de l'esprit de la travailleuse et des travailleurs. C'est une véritable dépossession.
Mais l'être humain est un être qui ne s'enferme pas. Alors avec le seul objet qui lui est permis d'avoir et qui fait lien entre toutes les prises de poste, elle reprend possession de ses pensées, de son esprit.

C'est un récit qui mêle poésie, introspection et critique sociétale. Il est fondamentalement politique, c'est une critique notre société et surtout du monde du travail.
Il est difficile à décrire tellement il se détache de cette rentrée littéraire. C'est à coup sûr un écrit qui reste en tête, qui nous questionne et qui fait naître quelque chose en nous.

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Voici un roman passionnant que j’ai dévoré d’une seule traite, porté par une écriture à la fois poétique, lyrique, envoûtante et puissante. Un texte qui pourrait finalement se lire — et c’est sans doute là toute son originalité — comme un conte ultramoderne et barbare, mais aussi comme une bande dessinée ou un roman graphique, tant l’écriture fait surgir des images, des sensations et des corps.
Le récit nous est raconté par la voix de Sacha, une jeune femme nouvellement embauchée dans une maroquinerie située au cœur d’une zone industrielle tentaculaire, non loin de l’hinterland où elle vit avec sa mère et son frère.
J’ai particulièrement aimé la manière dont l’autrice fait de cette zone industrielle une véritable entité, presque un « personnage » à part entière. Elle devient un espace qui enferme autant qu’il façonne, un territoire sans horizon, quadrillé par les usines et les routes, dont on semble ne jamais pouvoir s’échapper. « En face de son usine, il y a une autre usine. Et en face de cette usine, il y a une autre usine… » Cette longue litanie de tout ce que la zone cherche à éviter, avec sa répétition obsédante, finit par composer un paysage sans issue, un labyrinthe menaçant où les mêmes formes se reproduisent à l’infini. La langue elle-même semble alors épouser l’enfermement du lieu.
Face à cet univers industriel et à cette logique d’asservissement, le frère et la mère de Sacha ont tous deux fait le choix de rester en marge du monde du travail. Ils refusent, à leur manière, d’entrer dans cette mécanique et préfèrent recueillir, sauver et nourrir des chiens — et d’autres animaux — abandonnés ou meurtris. Leur maison devient alors un refuge, un espace presque hors du temps, un lieu de douceur au milieu du vacarme, où les corps peuvent se réchauffer et où les blessures se pansent. Cette opposition entre l’usine, qui broie les corps, et la maison, qui les recueille et les soigne, traverse le roman avec une grande force symbolique.
Les bruits et les odeurs sont d’ailleurs omniprésents, comme si le roman cherchait à faire éprouver physiquement cet univers au lecteur. Tout y est matière, sensation, souffle, chair. Et la mort rôde aux quatre coins du livre, partout, tout le temps — car n’est-elle pas, finalement, intrinsèquement liée à la vie ? On la perçoit dans le souffle des machines, dans les écrits de Sacha sur son carnet, dans ces moments où le corps semble se détacher de lui-même et où ses pensées s’éparpillent, comme pour mieux supporter l’insupportable. Il y a quelque chose de profondément organique dans cette écriture, comme si les mots tentaient eux aussi de résister à la violence du réel. La langue de l'autrice est vraiment magnifique !
Je trouve que l’histoire possède une véritable magie, tout en abordant un thème universel, presque intemporel : comment vivre, ou simplement survivre, dans une société asservie par le monde du travail et, plus particulièrement, par celui de l’usine ? Un monde qui éloigne davantage qu’il ne rassemble, qui déshumanise, automatise les corps et désincarne les âmes. Un monde qui broie, détruit, terrorise et ensevelit bien plus qu’il ne comprend ou ne tolère. Et à bien y regarder, dans le monde d’hier comme dans celui d’aujourd’hui, comment ne pas s’y reconnaître ? C’est aussi ce qui donne au roman sa portée sociale et politique, sans jamais, pour autant, alourdir le récit.
Le roman est également une formidable ode au pouvoir et à la liberté que peut offrir l’écriture. Cet aspect du livre m’a sincèrement beaucoup plu, moi qui suis une amoureuse des mots, et de la force qu’ils peuvent procurer.
À travers la voix de Sacha, l’autrice montre comment ils peuvent devenir une arme, un refuge, une respiration. Écrire, c’est reprendre possession de soi, retrouver un espace intérieur lorsque tout, autour de soi, semble chercher à vous réduire au silence. Le livre prouve que l’écriture, c’est aussi refuser de se laisser entièrement broyer par cette machine infernale qui peut rendre fou/folle. Les petits écrits de Sacha qui viennent ponctuer le récit jouent ainsi un rôle essentiel : ils offrent des échappées, des respirations, mais aussi de nouveaux questionnements... Leur rythme, leur musicalité et leur poésie m'ont donné envie parfois de m'y arrêter, de les relire, pour mieux les savourer. Quel bonheur !
J’ai trouvé cette histoire profondément touchante jusqu’à la fin, et, au-delà de son aspect envoûtant, j’ai beaucoup aimé la fraîcheur de son écriture. La mise en page des petits textes poétiques de Sacha participe pleinement à cette impression de mouvement et de vitalité : ils donnent au récit un autre souffle, une autre musique, comme si l’écriture elle-même cherchait constamment à s’affranchir des cadres qui l’enferment. Un grand bravo !
Décidément, les éditions Les Avrils — que j’ai découvertes avec La Petite Bonne de Bérénice Pichat, une autre pépite ! — correspondent exactement au genre de littérature que j’affectionne : une littérature incandescente, authentique, brute, frontale, poétique, crue, charnelle… une littérature qui ne choisit pas entre la beauté et la violence… mais les fait coexister. Ce roman est vraiment très fort pour ça !!!
Je remercie les éditions Les Avrils ainsi que NetGalley de m’avoir permis de profiter de ce très beau moment de lecture et de cette belle découverte.
À lire, à relire, à partager, à lire à voix haute… et tout cela à la fois ! Un très beau succès, et surtout une histoire que je n’oublierai pas de sitôt.

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Une bête à ton tour de Anna Haillot chez @lesavrils

Rentrée Littéraire , Sortie le 20/08/26 💚💚💚

Un premier roman étrange, envoûtant, porté par une écriture lyrique parfois, sensible , sociale.

Sacha vit dans une ferme, a proximité de la forêt, entourée d'une meute de chiens dont s'occupent sa mère et son frère.

Elle travaille côté, dans la Zone, dans une usine de maroquinerie , on a la quotidien ouvrier, l'apprentissage, la répétition des gestes , les changements de poste et la chaîne qui doit continuer. L'autrice nous parle de l'aliénation du lieu, la froideur, l'interdiction de parler, les bruits ...la violence du quotidien et pourtant de cela émerge ,des pensées , des phrases ,un peu à la Ponthus ( la comparaison avec A la ligne est pour moi une évidence ) on a comme des poèmes qui émerge , qui raconte l'évasion de l'esprit ou aussi son empêchement parfois avec des répétitions . Une sorte d'évasion du temps de l'usine .
La zone est presque une sorte de non-lieu, labyrinthique et sans fin.

Et puis le retour en dehors de la zone , à la nature, une nature qui est étrangement parsemée de cadavres, de restes d'animaux, les descriptions sont très charnelles, pleines de sang, d'os de viscères, cette atmosphère étrange me fait penser au roman Vorace de Malgorzata Lebda ou même à celui de Pauline Peyrade, Les habitantes.

Les deux lieux semblent presque appartenir à des univers différents , mais la sauvagerie , la violence est bien présente dans les deux

Et puis la famille ,ou l'ont prends soins des animaux , on essaye de les réparer des violences subit . La ferme semble être en bordure des deux univers . Des gestes étrangement semblable à ceux de l'usine mais sur des vivants mais pour soigner quand cela est possible .

Très belle découverte de cette rentrée, une autrice a suivre de par ces thématiques et son écriture percutante.

Merci @netgalleyfrance

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