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Nora Webster
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Date de parution 2 sept. 2026 | Archivage 2 oct. 2026
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Résumé
Dans une prose délicate et musicale, Colm Tóibín conte le récit de la renaissance de Nora dans une société irlandaise en pleine mutation : « Ce sont les phrases renfermant de l’émotion qui m’intéressent. À travers le rythme, il faut la contenir, la relâcher, la contenir, la relâcher. » Et, derrière le portrait de Nora, c’est la vérité de sa mère qu’il tente d’atteindre. Il lui a fallu plus d’une décennie pour terminer ce livre, trop intimidant, trop personnel.
Peu de romanciers ont le courage, comme Tóibín, de montrer la vie telle qu’elle est plutôt que comme la voudrait l’art, et ce en nous émouvant profondément. John Banville.
Il y a des romans qui restent en mémoire. Nora Webster est de ceux-là. Libération.
Tóibín s’affirme en maître-conteur des trajectoires féminines. Télérama.
Traduit de l’anglais (Irlande) par Anna Gibson.
Irlande, fin des années 1960. Nora élève seule ses quatre enfants depuis la mort de son mari, et tente de refaire sa vie sous l’œil critique des habitants de la petite ville où elle habite depuis...
Formats disponibles
| FORMAT | Ebook |
| ISBN | 9782253197461 |
| PRIX | 9,49 € (EUR) |
| PAGES | 480 |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Irlande, fin des années 1960. Nora, qui élève seule ses quatre enfants depuis la mort de son mari, tente de refaire sa vie sous l'oeil critique des habitants de la petite ville où elle vit depuis toujours. Opiniâtre et indocile, elle s'affranchit peu à peu des cancans et s'autorise de menues libertés : prendre des cours de chant, s'acheter une chaîne stéréo... La profondeur des émotions que soulève en elle la musique s'accorde au réveil de sa sensibilité et de sa personnalité.
Le récit de la renaissance de Nora dans une société irlandaise en pleine mutation est magistralement servi par une prose musicale, délicate et nuancée : " Ce sont les phrases renfermant de l'émotion qui m'intéressent, dit Colm Tóibín. À travers le rythme, il faut contenir l'émotion, la relâcher, la contenir, la relâcher. " Et derrière le portrait de Nora, c'est la vérité de sa mère qu'il tente d'atteindre. Il lui a fallu plus d'une décennie pour terminer ce livre, trop intimidant, trop personnel.
" Aujourd'hui, peu de romanciers ont le courage, comme Tóibín, de montrer la vie telle qu'elle est plutôt que comme la voudrait l'art, et ce en nous émouvant profondément. " John Banville
Ce livre est puissant dans sa simplicité.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre de ce genre, et je suis ravie de m'être laissée tenter par la plume de Colm Tóibín (très bien traduite par Anna Gibson).
Ce n'est pas un livre dans lequel le lecteur est emporté par une intrigue palpitante, c'est une invitation à observer la vie de Nora et sa famille après le drame qui les a frappés.
Le contexte de la République d'Irlande dans les années 60 et la condition de la femme à cette époque (qui plus est dans une société très catholique) sont déstabilisants, mais extrêmement bien dessinés.
J'ai ressenti de la compassion (une émotion forte mais pas trop envahissante quant à la perte tragique de Nora), de la frustration par rapport aux réactions de personnages secondaires, de l'inquiétude face aux événements et une fierté devant la liberté grandissante que s'octroie Nora.
En terminant ma lecture, j'ai eu l'impression qu'il ne s'était rien passé de particulier, et qu'en même temps, il y avait eu une succession de situations (de la plus banale à la plus complexe).
C'est un livre qui nous plonge dans le quotidien d'une vie normale, et l'auteur a magnifiquement réussi à retranscrire la normalité d'une vie à la fois ordinaire et à la fois extra-ordinaire.
Je recommande chaudement cette lecture !
Dans l'Irlande de la fin des années 1960, Nora Webster élève seule ses quatre enfants après la mort de son mari, dans une petite ville où le regard des autres pèse lourd. Peu à peu, elle s'accorde de menues libertés — des cours de chant, l'achat d'une chaîne stéréo — et c'est à travers la musique que sa sensibilité et sa personnalité, longtemps mises en sourdine, recommencent à se déployer.
Tóibín construit ce roman de renaissance avec une grande sobriété : les silences, les gestes du quotidien, les tensions familiales et le poids du jugement communautaire y sont rendus avec une retenue assumée, presque méthodique. Cette économie de moyens, si elle sert le projet réaliste du livre, peut aussi se retourner contre lui. La place importante laissée aux dialogues, centrés sur des échanges quotidiens, se fait parfois au détriment de l'intériorité des personnages — au risque de maintenir le lecteur à distance plutôt que de l'embarquer véritablement dans l'histoire de Nora et de ses enfants.
Le résultat divise : certains y verront une prose musicale et nuancée, fidèle à l'ambition de Tóibín de capter l'émotion par le rythme plus que par l'effusion — lui qui a mis plus de dix ans à achever ce texte, trop proche, dit-on, de sa propre histoire familiale. D'autres, en revanche, pourront regretter un manque de profondeur émotionnelle et une forme de froideur qui empêche de véritablement s'attacher aux personnages.
Je suis une grande fan de Colm Tóibín, et j'ai lu ce roman d'une seule traite. Un roman exigeant, donc, qui demande d'accepter sa lenteur et sa discrétion pour espérer en percevoir toute la subtilité — mais qui, pour les lecteurs déjà conquis par l'auteur, peut aussi se dévorer d'un coup.
Isabelle D, Rédacteur
Irlande, fin des années 60,Nora Webster vient de perdre son mari et se retrouve seule avec 4 enfants, deux font des études supérieures et deux sont encore en bas âge.
Comment gérer le quotidien et faire face aux problèmes financiers ?
Une fois terminées les visites de courtoise des voisins suite au décès, Nora se rend vite compte qu'elle fait l'objet d'une surveillance constante.
Aussi prend elle le parti de s'assumer et n'hésite pas à teindre ses cheveux et à reprendre le travail (laissé il y a 20 ans pour élever les enfants) mais le harcèlement dont elle est victime de la part de la responsable de bureau la déstabilise encore un peu plus.
Mais Nora est une battante et s'en sortira par tous les moyens...
Quel plaisir de retrouver la plume de Colm Toibin que j'avais adorée dans Brooklyn et Long Island.
Ce roman nous plonge dans l'Irlande des années 60 où les traditions sont encore très ancrées, où les préjugés envers les femmes seules sont tenaces, les combats féministes et syndicaux commencent à apparaitre.
L'ambiance est agr2ABLE? L42CRITURE FLUIDE;
beau portrait de femme battante.
Excellent moment de lecture.
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