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Un marché noir

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Date de parution 20 août 2026 | Archivage 24 juil. 2026


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Résumé

Après l’immense succès de La Petite Bonne, Bérénice Pichat nous entraîne dans une zone grise de l’histoire pour questionner nos dilemmes moraux et notre humanité en temps de chaos.

Paris, 1943. La faim règle les journées, la peur dicte les choix, et la frontière entre résistance et compromission se floute dans les arrière-cours. Servane veut vivre son adolescence et ose enfin s’engager dans un réseau secret. Paul, trafiquant désenchanté, navigue entre les camps, persuadé que tout s’achète, même la liberté. Mais bientôt, Vichy resserre l’étau, les dénonciations font rage. Et l’histoire, implacable, ne pardonne ni les illusions ni les faux-semblants.

Après l’immense succès de La Petite Bonne, Bérénice Pichat nous entraîne dans une zone grise de l’histoire pour questionner nos dilemmes moraux et notre humanité en temps de chaos.

Paris, 1943. La...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782383110415
PRIX 22,00 € (EUR)
PAGES 288

Disponible sur NetGalley

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Après avoir traité des traumatismes de la première guette mondiale, Bérénice Pichat s'attache cette fois-ci à la seconde.
Comme pour "La Petite Bonne" elle ne regarde pas de grand personnages, ou des héros sans peur et sans reproches. Elle nous parle simplement de ces gens ordinaires qui, dans un quotidien extraordinaire, ont cherché des moyens de survivre. La différence entre le bien et le mal n'est pas toujours si simple, et rétrospectivement qui peut dire comment il aurait agit?

Sur fond de marché noir, de dénonciation, de famine et de résistance, Bérénice Pichat nous offre une galerie de portraits touchants et justes. Des passages en vers libres entrecoupent les chapitres, laissant deviner au fur et à mesure de la lecture l'issue des évènements.

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Il est difficile toujours de lire un second livre d'une autrice dont le premier livre lu a été un coup de coeur. La petite bonne m'avait happée comme rarement. J'avais très peur d'être déçue.

Après les années qui suivent la première guerre mondiale, c'est pendant la période de l'occupation allemande à Paris, que l'autrice a choisi de situer ce roman. Une période trouble dont elle exploite à merveille les interrogations, les règles qui disparaissent, les frontières floues entre le bien et le mal. Elle nous y fait suivre les aventures de deux personnages principaux, qui vont profiter de ce marché noir, mais qu'on ne peut pas vraiment détester tant les nuances sont présentes dans ce qu'elle décrit.

Servane a faim. Toujours faim. Et elle revient souvent bredouille des longues heures de queue devant les boutiques. Alors quand Rosa lui propose de transporter des paquets, de l'accompagner dans cette ferme, non loin, elle accepte et se convainc qu'elle fait ainsi oeuvre de résistance, qu'elle soustrait des ressources à l'ennemi.

Paul a été méprisé petit. Fils du cantonnier boiteux, vivant dans une masure où celui-ci accumulait les objets récupérés, il a été tenu à l'écart. Alors, quand aidé par le hasard, il devient propriétaire de stocks de nourriture au début de cette guerre, il voit l'occasion de devenir quelqu'un, Et il va régner...

Ces deux là se rencontreront, mais ...
Hors de question de vous en dire plus.

Une construction en deux parties principales, où l'on suit chacun des deux personnages, entrecoupées d'extraits de procès-verbaux, de texte à la première personne. À nouveau une réussite cette construction qui maintient jusqu'au bout l'incertitude pour un final inattendu.

Ce n'est pas le coup de coeur de la petite bonne, mais il n'en est pas loin. l'autrice excelle à mettre en scène des personnages complexes, nuancés et dans un contexte historique particulièrement bien restitué.

Merci à NetGalley et aux éditions Les avrils pour ce partage très apprécié #BérénicePichat #NetGalleyFrance

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Un roman bouleversant sur les zones grises de l’Occupation

Après le coup de cœur qu’avait été « La Petite Bonne », j’attendais avec impatience le nouveau roman de Bérénice Pichat. Sa plume m’avait profondément marquée par sa délicatesse, sa justesse et sa capacité à raconter la grande Histoire à travers des personnages banals. J’étais donc très curieuse de découvrir ce qu’elle allait nous proposer cette fois-ci. Avec « Un marché noir », l’auteure nous plonge dans le Paris de 1943, en pleine Occupation. Une période que l’on croit connaître, mais qu’elle éclaire sous un angle particulièrement intéressant : celui des dilemmes moraux, des choix impossibles et de cette immense zone grise où les frontières entre le bien et le mal deviennent parfois presque invisibles.

Paris, 1943 : quand survivre devient un combat quotidien

La guerre n’est plus un simple décor : elle façonne chaque instant de la vie. La faim rythme les journées, la peur s’immisce dans chaque décision, les dénonciations se multiplient et chacun tente de préserver les siens comme il le peut.

Au cœur de ce chaos, nous faisons la connaissance de Servane, une jeune fille qui aspire encore à vivre son adolescence mais qui choisit peu à peu de s’engager dans la Résistance. En parallèle évolue Paul, trafiquant aussi habile qu’insaisissable, convaincu que tout possède un prix et que, dans un monde où tout s’effondre, les certitudes morales ne valent plus grand-chose.

À travers leurs parcours, Bérénice Pichat ne cherche pas à distribuer les bons et les mauvais rôles. Elle nous invite plutôt à observer des êtres humains confrontés à des choix que nous espérons ne jamais avoir à faire.

« Elle se rassure comme elle peut : tant qu’elle n’admet pas que la faim a gagné la partie, c’est que celle-ci n’est pas encore perdue. »

Une construction réussie

L’une des premières choses qui m’a surprise est la manière dont le récit est construit.

Dans la première partie du roman, nous suivons principalement l’histoire à travers Servane. Puis, au fil des pages, le regard se déplace progressivement vers Paul. Il ne s’agit pas d’un changement de narrateur, mais bien d’un glissement du point de vue qui modifie notre perception des événements.

J’ai trouvé cette construction assez judicieuse, car elle m’a poussée à revoir mon regard sur les personnages au fil de la lecture. À mesure que l’on découvre leurs motivations, les jugements hâtifs s’effacent pour laisser place à davantage de compréhension.

En déplaçant progressivement le regard d’un personnage à l’autre, Bérénice Pichat met en lumière toute la complexité des choix auxquels chacun est confronté. Les notions de héros, de coupable ou d’innocent deviennent alors beaucoup moins évidentes, tant la survie impose parfois des décisions impossibles.

Des personnages attachants

Servane est incontestablement le personnage auquel je me suis le plus attachée.

Je me suis souvent surprise à me demander ce que j’aurais fait à sa place. Aurais-je eu son courage ? Aurais-je pris les mêmes risques ? Aurais-je été capable de rester fidèle à mes convictions lorsque chaque décision peut mettre en danger ceux que j’aime ?

C’est ce qui rend son parcours si touchant : elle pourrait être n’importe lequel d’entre nous.

À l’inverse, Paul m’a fascinée. C’est probablement le personnage le plus ambigu du roman. Opportuniste, toujours prêt à tirer parti des circonstances, il refuse pourtant d’entrer dans les cases toutes faites. Il n’est ni un héros, ni un salaud. Il évolue constamment dans cette fameuse zone grise que Bérénice Pichat explore avec beaucoup de finesse. On ne sait jamais totalement quoi penser de lui et c’est précisément ce qui le rend si captivant.

« Elle sait bien ce qu’il pense : qu’elle est longue et maigre à faire peur. Le pire, c’est qu’il a raison. Décharnée, grise et laide. Mal fagotée. Elle maudit son apparence. »

La faim, un personnage à part entière

S’il y a un thème qui m’a particulièrement marquée, c’est celui de la faim.

Bien sûr, nous savons tous que les privations faisaient partie du quotidien pendant l’Occupation. Nous avons appris cette réalité à l’école, lu des témoignages, vu des documentaires. Mais savoir n’est pas ressentir.

À travers Servane, Bérénice Pichat nous fait vivre cette faim de l’intérieur. Les repas qui n’en sont plus vraiment, les ventres qui gargouillent, les calculs permanents, les compromis que la nécessité impose… Tout devient incroyablement concret.

La faim n’est pas seulement physique ; elle devient une bataille psychologique, une manière de résister, de préserver sa dignité.

Une réflexion sur la culpabilité et les choix

Ce qui m’a également interpellée, c’est la manière dont le roman aborde la culpabilité.

Nous avons souvent tendance, avec le recul, à imaginer qu’il existait des héros d’un côté et des collaborateurs de l’autre. « Un marché noir » rappelle au contraire que la réalité était bien plus complexe.

Face à la peur, à la faim ou à la nécessité de protéger sa famille, chacun agit avec les moyens dont il dispose. Tout au long de ma lecture, je me suis demandé ce que j’aurais fait à la place de Servane ou de Paul. Et je crois que c’est là toute la réussite du roman : il pousse son lecteur à s’interroger plutôt qu’à juger.

« Depuis qu’il est à la tête du pays, le Maréchal National accuse régulièrement les Anglais et leur blocus d’être à l’origine des pénuries. Le message de ses interminables monologues dans la TSF est toujours le même, On a perdu, il faut obéir à l’occupant et tout ira mieux. Obéir et se taire, c’est ce que fait Servane. Pourtant, cela ne va pas mieux. Au contraire. »

Une plume fluide et accessible

« Un marché noir » avance rapidement, se lit vite. L’auteure sait trouver le juste équilibre entre la précision historique, l’émotion et la tension. Sa plume reste sobre, élégante et humaine.

On retrouve cette sensibilité qui faisait déjà la force de « La Petite Bonne », même si les deux romans sont très différents dans leur construction et dans les émotions qu’ils suscitent.

Mon avis sur « Un marché noir »

J’attendais énormément ce roman après « La Petite Bonne », qui reste pour moi un immense coup de cœur grâce à sa construction très originale et à la puissance émotionnelle qu’il dégageait.

J’ai finalement préféré ce précédent roman, mais cela n’enlève rien aux qualités de « Un marché noir ». Bérénice Pichat confirme ici qu’elle possède un véritable talent pour raconter les destins ordinaires pris dans les bouleversements de la grande Histoire. Elle parvient à explorer les ambiguïtés de l’Occupation sans jamais tomber dans le manichéisme.

Et puis il y a cette fin…

Je n’en dirai évidemment rien tant elle mérite d’être découverte sans en connaître les ressorts. Je peux simplement dire qu’elle m’a totalement surprise. Je ne l’avais absolument pas vue venir. C’est une conclusion émouvante qui éclaire le récit sous un jour nouveau et apporte un magnifique point final à cette histoire. Une de ces fins qui donnent immédiatement envie de repenser à tout ce que l’on vient de lire.

Avec « Un marché noir », Bérénice Pichat signe un très beau roman historique, qui nous rappelle que les périodes les plus sombres révèlent autant le meilleur que le plus fragile de chacun d’entre nous. Une lecture que je recommande sans hésiter à tous les amateurs de romans historiques.

« Elle ne rigole pas tous les jours. A postériori, il regrette d’autant plus ses mensonges. Il les lui a servis comme il aurait embobiné un client. Il se rend compte que c’est d’autre chose dont elle a besoin. Des choses simples, vraies. Se nourrir, rire. »

Un grand merci à NetGalley et aux Editions Les Avrils pour cette lecture.

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Quel bonheur de retrouver Bérénice Pichat, La Petite Bonne m'avait tellement plu ! Cette fois, le personnage féminin s'appelle Servane, une jeune fille de 17 ans dans le Paris de 1943 étouffé par l'occupation allemande. Les parisiens ont peur, froid et faim, les allemands réquisitionnent le moindre aliment, les dénonciations arbitraires font rage. Depuis le décès de sa mère à l'asile, Servane (sur)vit avec son beau-père dans un immeuble sous le regard perçant de la concierge. Quand elle rencontre une amie de lycée sur un trottoir, elle est loin d'imaginer ce que l'avenir lui réserve près de Paul, ancien militaire devenu trafiquant. Je n'en dis pas plus, vous le découvrirez en aout, lors de sa sortie.

De nouveau l'autrice met en scène des personnages ordinaires avec des zones d'ombre, ni tout à fait blancs, ni tout à fait noirs. C'est cette zone que l'autrice explore. Qui ne s'est jamais posé la question "Et moi, qu'est-ce que j'aurais fait à cette période ?" Quelle est la priorité ? Manger, sauver sa peau ou rester moralement infaillible ?

J'ai été moins touchée par les personnages, mais j'avais tellement aimé La petite bonne. Je trouve encore une fois très intéressante la construction du roman, entre prose et vers libres, avec quelques éléments intégrés (notes, billets, tickets...) même si elle est moins spectaculaire que dans La petite bonne.

Un excellent deuxième roman. J'ai hâte de savoir ce que l'autrice nous réserve pour le prochain !

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📖 Entre l’idéal de la Résistance et la réalité crue du marché noir, le destin d’une adolescente de 17 ans bascule dans le Paris sombre de 1942.

▪️ l'histoire : Paris, 1942. À seulement 17 ans, Servane est confrontée à la faim et aux privations de l'Occupation. Lorsqu’une amie lui propose de livrer des colis et des valises, elle accepte, persuadée d’apporter sa pierre à l’édifice de la Résistance. Mais elle ignore tout de la réalité : elle devient, à son insu, la "porteuse" de Paul, un ancien militaire désabusé reconverti dans le trafic. Prise au piège dans une zone grise où les illusions se heurtent à la brutalité de la guerre, Servane va devoir faire face à la réalité implacable de cette période sombre.

▪️Mon avis : Deuxième livre que je lis de Bérénice Pichat, et je dois avouer que je commence réellement à aimer sa plume et les sujets qu'elle traite. Avec une finesse saisissante, elle nous plonge ici au cœur du Paris de l'Occupation…

Avec une finesse saisissante, l’autrice explore la frontière ténue entre l'engagement et l'engrenage.
En pensant servir la Résistance, Servane devient le rouage involontaire d'un trafic orchestré par Paul, un personnage aussi désabusé que complexe. Le basculement de l'espoir vers la désillusion est mené avec une tension narrative implacable.

J'ai dévoré ce livre d'une traite, incapable de lâcher Servane alors qu'elle s'enfonçait malgré elle dans cet engrenage. On a souvent l'impression de connaître l'histoire de l'Occupation, mais ce roman m'a offert un angle si humain et si déchirant que j'en ai encore des frissons.

Un récit qui nous force à nous interroger : que serions-nous prêts à faire pour survivre ?

Elle fait désormais partie des autrices que je m'attache à suivre avec une attention particulière


✨ Son premier roman avait été un véritable coup de cœur pour moi, et je ne peux que vous inviter à découvrir son travail si ce n'est pas encore fait !

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♥ Un roman à lire en cette rentrée littéraire ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥
Je suis ravie de l’avoir découvert en avant-première grâce à #netgalleyfrance et @lesavrils

L’autrice nous délivre un récit troublant et inoubliable ❤️

J’ai ressenti la faim qui tenaille, qui creuse jusqu’au fond de soi-même… le dépouillement infini en cette période trouble… quand l’unique raison de se lever est de tenter de trouver de quoi se nourrir, de n’importe quoi… à tout prix…de se souvenir vaguement des gens qui ont disparu, on ne sait où… parce que l’urgence est de survivre ici et maintenant.

À partir de 1941, le marché noir est sous-entendu, parlé à voix basse, avant de se généraliser.

Le récit de Bérénice Pichat nous évoque, à travers Servane et Paul, les enjeux économiques, sociaux, politiques mais aussi patriotiques. On se situe à la frontière de l’éthique et de la morale. L’interdit convoque l’adrénaline, la peur, la jouissance.

Lire ce roman, c’est cheminer mentalement vers l’idée de résistance qui pointe à la conscience et puis ce qui advient en soi quand « Trafiquer, c’est résister toutes ensemble. Survivre prend soudain du sens. »
Mais alors, quelle était cette limite floue entre résister pour survivre et collaborer avec l’ennemi… ? elle ne devait pas être si évidente que ça à réaliser durant cette terrible époque. Aussi, les impostures devaient être fréquentes. L’occupation a été l’occasion pour beaucoup que « la roue tourne ».

Il s’agit d’une réalité historique que j’ai traversée grâce au roman.
Je m’en souviendrai longtemps, la plume de l’écrivaine est juste magnifique !
Il s’agit selon moi d’un livre que je conseillerais à des élèves (même si je ne suis pas enseignante ☺️) et que j’offrirai indubitablement ❥ ❥ ❥ ❥ ❥ ❥ ❥ ❥ ❥ ❥ ❥ ❥

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- Rentrée littéraire septembre 2026 -

J'avais tellement aimé le premier roman de Bérénice Pichat, "la petite bonne", que j'ai souhaité immédiatement lire son deuxième !
Merci à l'éditeur et à NetGalley pour leur confiance renouvelée.

Paris, 1942. A l'instar de la plupart des Parisiens, Servane, 17 ans, a faim. Les Allemands siphonne la France de ses ressources, et la faim est la première des souffrances. Servane, qui a perdu sa mère enfant, a dû arrêter l'école pour aider son beau-père financièrement, mais son petit boulot dans une boulangerie est loin de suffire pour subvenir à leurs besoins, quand tout manque et que le reste est hors de prix.
Lorsque son amie Rosa lui propose un petit boulot de "porteuse", elle accepte, tout argent est bon à prendre. Et puis, toute à sa rêverie d'héroïsme, elle se dit que trafiquer contre l'ennemi, c'est forcément une bonne action, et elle rêve de participer, même modestement, à la "Résistance".
Elle rencontre ainsi Grégoire" un bel homme qui lui confie peu à peu des missions supplémentaires. Mais "Grégoire" s'appelle en fait Paul Garnier, et son seul héroïsme, c'est de travailler pour lui-même, en vengeance d'une enfance miséreuse...

La guerre, encore et toujours, avec son lot de bons et de méchants, de héros et de salauds, de bons salauds et de méchants héros... Le récit, séparé selon les chapitres entre les voix de Servane, de Paul, de la concierge, fait entrevoir la sale réalité : dans la difficulté, on fait ce qu'on peut pour survivre, et on s'arrange après avec ses idéaux, ces mêmes idéaux qui seront fluctuants, selon les circonstances, les rencontres, le cynisme et l'envie de chacun de trouver du sens à ce chaos.
On revient à l'éternelle question : qu'est-ce que j'aurais fait, moi ?
Il n'y a bien sûr pas de bonne réponse, la vérité n'étant ni noire ni blanche, souvent logée dans les zones d'ombre, les bonnes intentions et les mauvaises décisions.
En tout cas, Bérénice Pichat livre encore un roman d'excellente facture, une plongée détaillée dans le Paris occupé de la seconde guerre mondiale, et un récit plein d'humanité, à la construction astucieuse. La fin est également très réussie, de mon point de vue.

Encore une belle découverte, à découvrir le 20 août 2026, et qui fera partie, je pense, des livres remarqués de cette rentrée littéraire.

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