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Couverture du livre pour Les eaux brûlantes

Les eaux brûlantes

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Date de parution 3 avr. 2026 | Archivage 30 avr. 2026


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Résumé

Le roman de l’été sera indien ! Un concentré d’émotion et de tendresse.

Mira, neuf ans, Ashu, quatorze ans, et Ma protègent chacun leurs secrets. Qu’est-il arrivé au père de Ashu et Mira ? Le meilleur ami d’Ashu ne serait-il pas plus qu’un ami ? Pourquoi Mira est-elle sur ses gardes depuis son premier cours de natation ?

Sous le soleil brûlant de Dehli, les non-dits et le poids de la société éclaboussent leur joie d’être ensemble, entre éclats de rire et silence lourds.

Les Eaux brûlantes est un roman à la beauté saisissante, dont la gravité n’empêche pas la lumière, portée par des personnages irradiant de vie et d’amour.

Née à New Delhi, Bhavika Govil a vécu à Édimbourg et Londres avant de revenir en Inde. Son premier roman, Les Eaux brûlantes, a été fortement remarqué en Inde : lauréat du Prix Pontas & JJ Bola, il a aussi été finaliste du Prix littéraire Godrej Literature Live! 2025, et sélectionné pour le Prix Ramnath Goenka Sahithya Samman 2025 dans la catégorie Meilleur premier roman.

Le roman de l’été sera indien ! Un concentré d’émotion et de tendresse.

Mira, neuf ans, Ashu, quatorze ans, et Ma protègent chacun leurs secrets. Qu’est-il arrivé au père de Ashu et Mira ? Le meilleur...


Note de l'éditeur

Ce texte est une épreuve non corrigée.

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Ils recommandent !

Presse (indienne) :

« Bhavika Govil aborde des sujets complexes avec une aisance et une maîtrise remarquables, sans jamais laisser les thèmes éclipser l’humanité profonde de ses personnages. » Usawa Literary Review

« Audacieux et intelligent. Un triomphe discret d’observation et de finesse émotionnelle, un premier roman qui révèle une voix littéraire singulière – attentive aux rouages invisibles de la vie domestique, aux silences entre les mots, aux peurs et aux désirs inavoués qui grondent sous la surface d’une famille aux prises avec les secrets que chacun de ses membres porte en lui. » Sudha Tilak, Open Magazine

« Les Eaux Brûlantes est un roman intimiste qui explore ce que signifie aimer sa famille, même si on ne la comprend pas tout à fait. » Helter Skelter Magazine

« Dans ce premier roman tout en tendresse, Govil saisit les joies et les peines de la vie familiale dans une histoire d’été touchante qui parle d’amour, de changement et du délitement silencieux du monde que l’on croyait connaître. » The Nod

« L’écriture de Bhavika Govil est lumineuse, précise et empreinte d’empathie. Son premier roman est un portrait tendre et poignant d’une famille qui lutte pour ne pas sombrer. » Bookshots

Presse (indienne) :

« Bhavika Govil aborde des sujets complexes avec une aisance et une maîtrise remarquables, sans jamais laisser les thèmes éclipser l’humanité profonde de ses personnages. » Usawa...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9791040123897
PRIX 20,00 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

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Je remercie #NetGalleyFrance et les éditions de #LaMartinière de m’avoir permis de lire #LesEauxBrûlantes de #BhavikaGovil. ● LE DÉBUT : Mira, huit ans, est la première narratrice de ce récit, puis ce sera une narration à la troisième personne selon le point de vue de son frère, Ashu, quatorze ans. Les deux enfants vivent avec leur mère. Le récit commence par une scène chez le dentiste : on retire une dent de sagesse à la mère. Ensuite, Mira et Ashu vont à la piscine pour apprendre à nager. La mère fait connaissance avec le maître-nageur. Elle ira dîner avec lui, en laissant ses enfants à garder à sa collègue et amie Mme Anita Shome, qui vit toute seule ; elles travaillent toutes deux dans un service de relations publiques. Le grand ami d’Ashu est Rahul, un camarade de classe. Ashu est sujet à des crises de claustrophobie. Mira a le don de « voir » les rêves de son frère. Les deux enfants se disputent fréquemment. Parfois leur mère leur inflige le « Traitement du silence » : elle ne leur dit plus un mot pendant des heures. ● J’ai beaucoup aimé ce roman polyphonique plein de sensibilité, qui paraît un peu trop simple au début, puis qui se complexifie, avec la voix de la mère qu’on entend dans des passages en italiques. ● Mira, huit (puis neuf) ans, est le cœur battant du livre ; l’autrice parvient à capturer la voix de l’enfance sans jamais tomber dans le mièvre. Sa façon de décrire les émotions familiales complexes à travers des métaphores physiques simples, comme l’idée d’une famille de trois personnes formant un triangle « égal de tous côtés » est très efficace. Elle remarque des choses que sa mère croit cachées, ce qui crée une belle ironie dramatique. Mira est souvent légère et drôle mais peut aussi être poignante quand ses perceptions enfantines rencontrent la complexité du monde adulte. ● La chaleur étouffante d’un été au nord de l’Inde est remarquablement rendue et reflète les « eaux brûlantes » dans lesquelles la famille se débat. Les métaphores aquatiques des titres des parties sont très bien trouvées elles aussi. ● Le portrait d’Ashu, remarquable, en proie aux premiers émois de l’adolescence, est aussi un des points forts de ce beau premier roman.

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Grâce à NetGalley, j’ai pu lire en avant‑première « Les eaux brûlantes » de Bhavika Govil, à paraître en avril aux Éditions de La Martinière.
On y suit Mira, neuf ans, son frère Ashu, quatorze ans, et leur mère, qui vivent dans un petit appartement près de New Delhi, soudés mais assiégés par les secrets et les silences.
Les chapitres alternent les points de vue : la voix candide mais lucide de Mira, le regard plus sombre d’Ashu, et le journal de leur mère qui dévoile peu à peu un passé enfoui jusqu’au point de rupture.
J’ai beaucoup aimé la manière dont l’autrice utilise la chaleur de l’été comme une véritable pression : plus la température monte, plus les non‑dits s’épaississent, jusqu’à menacer l’équilibre fragile de cette famille.
Un premier roman prometteur, délicat et intense, qui plaira à celles et ceux qui aiment les récits d’apprentissage intimes et les secrets de famille qui finissent par remontEt à la surface

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Dans un appartement étroit, près de New Dehli en Inde, vivent une mère célibataire Leela et ses deux enfants, Ashu le fils et Mira la fille. Malgré une certaine tension, les deux enfants apparaissent inséparables. Des mystères subsistent : pourquoi la mère semble-t-elle plus distante avec son fils et où est passé le père des enfants ? La mère n’a-t-elle pas non plus d’autre famille ? Elle accompagne ses enfants à des leçons de natation qui ne se déroulent pas très Dans un appartement étroit, près de New Dehli en Inde, vivent une mère célibataire Leela et ses deux enfants, Ashu le fils et Mira la fille. Malgré une certaine tension, les deux enfants apparaissent inséparables. Des mystères subsistent : pourquoi la mère semble-t-elle plus distante avec son fils et où est passé le père des enfants ? La mère n’a-t-elle pas non plus d’autre famille ? Elle accompagne ses enfants à des leçons de natation qui ne se déroulent pas très bien. Néanmoins, Leela choisit d’entretenir une relation sentimentale avec le maître nageur. Pourtant, Mira évite ce dernier. Pour quelle raison ? À l’école, Ashu est très lié à son ami Rahul qui est souvent couvert de bleus. Jusqu’à quel point ? À un moment donné, Raoul préfèrera partir vivre chez sa tante. Ce roman, à la plume sensible et dynamique aborde avec une certaine douceur des sujets graves, dont, notamment, la famille monoparentale, pas toujours considérée avec bienveillance. Je remercie les éditions de La Martinière pour cette très belle découverte..

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💛 Les eaux brûlantes - Bhavika Govil 🇮🇳

« On était plus qu’un gros câlin-triangle, dont tous les côtés étaient égaux. Personne n’aimait plus l’une que l’autre, personne n’aimait moins que l’autre »

🏠 Cette citation résume bien cette lecture qui m’a beaucoup touchée. Mira et Ashu vivent tous deux avec leur maman, qui les élève seule depuis la disparition de leur papa. C’est un roman « simple », non par son histoire ou son écriture, mais en cela qu’il n’est pas doté de mille rebondissements. Dans cette histoire familiale où les secrets sont dévoilés au fil des pages, tout n’est pas rose et pour cause, ce roman est authentique et proche de la réalité.

🧑🏾‍❤️‍🧑🏾 Pour autant, malgré les drames, c’est bien l’amour que je retiens de cette lecture. L’amour d’une mère pour ses enfants, l’amour d’un frère et d’une soeur qui se soutiennent quoi qu’il arrive, l’amour entre deux jeunes adolescents dont l’homosexualité doit être tue…

🧡 J’ai été surprise, agréablement, par ce premier roman où l’émotion est palpable, où la tension et les non-dits qui règnent dans de nombreuses familles est retranscrite et qui, j’en suis sûre, feront écho à des milliers de lecteurs et lectrices. C’est un roman qui m’a fait l’effet d’une bouffée d’air et d’une certaine réflexion sur la famille, les secrets, et l’importance de se soutenir et s’écouter. Bref, d’être humain.

💛 Un grand merci à @netgalleyfrance et @lamartiniere.litterature pour cette lecture en avant-première ! « Les eaux brûlantes » de Bhavika Govil paraîtra le 3 avril.
[Service de Presse - Non rémunéré]

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J'ai beaucoup aimé. Les changements de point de vue entre les 3 personnages principaux donnent du rymthe au roman. C'est touchant, parfois drôle.

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Une comédie légère, peut être un peu trop pour moi,mais dépaysante et c'est agréable cette plongée dans l'Inde, un bon moment de lecture

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Les eaux brûlantes raconte l’histoire d’une famille indienne qui se débat comme elle peut avec les non-dits, le poids du passé, et tente malgré tout d’être heureuse. Leela, la mère, élève seule ses deux enfants, Ashu, 14 ans, et Mira, huit ans. Mira a encore l’innocence de l’enfance, même si elle montre, par ses réflexions, qu’elle perçoit confusément que parfois, les choses ne sont pas comme elles le devraient. Ashu, lui, connaît ses premiers émois amoureux et parfois, comble auprès de Mira les défaillances de leur mère. Entre elle et lui, rien n’est simple. Pour Ashu comme pour Mira, cet été-là sera déterminant.
J’ai aimé ce roman pour la façon dont le récit est construit. Le point de vue change suivant le personnage : dans les chapitres centrés sur Mira, c’est elle qui raconte. C’est un choix très pertinent car cela permet à l’autrice de retranscrire les réflexions de Mira « en direct », apportant ainsi une touche d’humour. La petite fille a par exemple une définition bien à elle de la « Pu Berthé ». Les chapitres centrés sur Ashu sont à la troisième personne. Enfin, en italique, c’est le journal intime de la mère. Ce journal va donner au récit toute sa tension.
De plus, les descriptions de la rue, des échoppes, des fruits et légumes, des spécialités culinaires et des traditions indiennes, rendent la lecture très agréable, faisant oublier pour un temps les zones d’ombre que l’on devine dans le récit.
Un bon premier roman, léger en apparence, qui gagne en tension et en profondeur au fil des pages.

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Ce qui m'a conquis dans ce roman, c'est les trois points de vue qui s'entrelacent. Celui de Mira, petite fille de neuf ans dont l'innocence et le phrasé maladroit m'ont fait sourire plus d'une fois, celui d'Ashu, son grand frère à l'adolescence tourmentée, et celui de leur mère Leela, qui porte ses secrets comme on retient son souffle sous l'eau.

Trois regards. Une même famille qui vacille.
Un premier roman délicat, drôle par moments, douloureux par d'autres.

Ce fut ma première expérience livresque indienne, je remercie pour cela #netgalleyfrance et les Éditions de la Martinière pour cette lecture numérique en avant-première, Cette chronique n'engage que moi.
#Leseauxbrûlantes #NetGalleyFrance

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Les Eaux brûlantes raconte l'histoire d'une famille ordinaire. Une petite fille Mira, toute mignonne et innocente qui vient d'avoir 9 ans et qui n'a plus du tout 8 ans, mais déjà un peu 10 ans et son frère de quelques années son aîné qui est occupé à être un garçon sont les protagonistes du roman écrit tour à tour selon le point de vue de l'une et l'autre. Leur maman Leela est un personnage central de ces histoires et elle bénéficie également d'un rôle spécial dans le roman.

Alors qu'on commence avec des scènes de vie dont la banalité frôle la beauté, on va très vite découvrir la vie intérieure ou cachée de ces trois personnages, leurs secrets et comment ils y font face, la tragédie mais surtout la beauté de leur vie.

Comme le récit est centrés sur ces trois personnages, je m'y suis vite attaché et ai dévoré le roman en deux jours.

L'histoire est simple mais très touchante et j'ai passé un très bon moment à la lire !

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Ce récit qu'on imagine contemporain car même si aucune indication temporelle n'est donnée des éléments nous laissent penser que l'histoire prend place dans une société indienne moderne. A travers le récit de deux enfants intercalés avec celui de leur mère nous découvrons l'histoire de cette famille et des relations triangulaires que les trois personnages entretiennent. Nous percevons la pérennité élèvements de la culture traditionnelle qui est bousculée par des thématiques plus contemporaine comme le consentement, les violences sexuelles et la difficulté d'affirmer une sexualité non hétéronormée. Peu à peu la compréhension des liens entre les personnages se font jour pour nous et pour eux. Chacun va trouver la manière d'y faire face sans trouver forcément de résolution

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Une nuit enfiévrée ! C'est ce qu'il m'a fallu pour dévorer ce livre.

Je me suis plongée avec délice dans l'histoire de cette famille indienne, atypique mais si attachante, au détour d'un été durant lequel tous vont en apprendre un peu plus sur eux, sur leur famille et les liens qui les unissent.

Mira, une petite fille de 9 ans et Ashu, son frère adolescent, vivent avec leur maman, une jeune femme atypique et torturée.

Tous les trois, ils vont traverser cet été entre rires et larmes, légèreté et drames.

C'est un récit d'apprentissage où chaque membre de la famille grandit même si cela doit forcément passer par des évènements douloureux.

La plume est sans concession et nous rappelle que les non-dits et le poids de la culture ont des conséquences sur les choix que chaque personnage sera amené à faire pour tenter de faire plier le destin.

Et c'est évidemment ce qui les rend tous profondément humains.

C'est presque trop bref, ce qui m'a donné l'impression de n'être que de passage dans ce foyer, comme une visiteuse un peu trop indiscrète.

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Avec Les Eaux brûlantes, Bhavika Govil signe un premier roman d’une grande délicatesse, centré sur l’enfance et les silences familiaux, dans un cadre urbain marqué par la chaleur et la promiscuité. Déjà remarqué en Inde, le texte s’impose par sa capacité à capter des émotions diffuses, souvent difficiles à formuler.

L’intrigue se situe à New Delhi, dans un appartement modeste où vivent une mère célibataire et ses deux enfants. Le roman adopte une narration alternée, donnant la parole à la petite Mira et à son frère adolescent. Ce choix structurel permet de confronter deux regards sur une même réalité, révélant les écarts de perception entre l’enfance et l’adolescence.

Au cœur du récit, des éléments apparemment simples — l’absence du père, un cours de natation, des gestes du quotidien — prennent progressivement une dimension plus lourde. Les incompréhensions s’accumulent, les silences s’installent, et ce qui n’est pas dit devient aussi important que ce qui est exprimé.

Bhavika Govil construit son roman autour de cette tension : celle entre les mots et ce qui leur échappe. Le « secret » évoqué par la narratrice enfantine n’est jamais traité de manière frontale. Il affleure, se devine, se ressent, donnant au texte une profondeur particulière.

La chaleur omniprésente joue un rôle déterminant. Elle n’est pas seulement un élément de décor, mais une force qui accentue les tensions, ralentit les gestes et enferme les personnages dans un espace presque clos. Cette atmosphère contribue à installer une sensation d’étouffement, à la fois physique et émotionnel.

Le roman aborde également la condition de la mère, prise dans un environnement social contraignant, où les marges de manœuvre sont limitées. Sans discours explicite, l’autrice esquisse le portrait d’une femme qui tente de maintenir un équilibre fragile, dans un contexte où les attentes et les jugements pèsent lourdement.

L’écriture se distingue par sa sobriété et sa précision. Bhavika Govil privilégie une langue épurée, attentive aux sensations et aux détails, laissant au lecteur le soin de recomposer ce qui se joue en creux.

Avec Les Eaux brûlantes, l’autrice propose un roman d’apprentissage discret, mais profondément marquant, qui explore les failles de l’enfance face à un monde adulte opaque.

Un texte maîtrisé, où la tension naît du non-dit et où la chaleur devient le révélateur d’équilibres sur le point de se rompre.

5 stars
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Nous sommes en Inde, près de New-Delhi, au cours d'un été caniculaire. Leela élève seule son fils, Ashu, 14 ans et sa fille Mira, 8 ans. Des non-dits et des secrets pèsent sur le fragile équilibre familial qui sera ébranlé lorsqu'ils seront révélés.
Le roman repose sur l'alternance des points de vue de chacun des personnages.
Mira nous offre la vision d'une petite fille qui sent confusément les choses, qui sait instinctivement ce qui est bien et mal, qui garde un terrible secret par amour pour sa mère, qui est très proche de son frère, compensant la froideur de leur mère à son égard. La perception des situations et des évènements est décrite de façon réaliste avec le vocabulaire, les expressions d'une enfant de huit ans qui découvre le monde. Certains de ses commentaires ou comparaisons font sourire, donnant un peu de légèreté au texte.
Ashu est particulièrement émouvant dans sa quête de l'amour maternel qui lui est refusé, sans qu'il comprenne pourquoi alors qu'il se conforme au mieux aux attentes de sa mère. Il l'est aussi dans sa découverte des premiers émois amoureux d'autant plus perturbants qu'ils sont homosexuels, donc doivent être cachés.
Leela s'exprime à travers son journal, commencé à l'adolescence. On a du mal à éprouver de la sympathie pour cette mère qui rejette son fils, qui laisse ses enfants à la garde de sa voisine pour se rendre à ses rendez-vous amoureux, qui leur fait parfois peur. Mais nous découvrons, au fil du journal, que les drames vécus par Leela, jettent une lumière différente sur elle, que ses regrets empoisonnent sa vie. Son secret, lorsqu'il sera découvert par hasard, fera exploser la cellule familiale.
L'auteure aborde des sujets graves comme la pédophilie, le deuil, l'homosexualité, la violence intrafamiliale sur fond d'une société indienne encore figée dans certaines traditions comme le mariage arrangé. La chaleur écrasante qui baigne le roman exacerbe les sentiments.
Primo-roman tout en tendresse et en délicatesse, aux personnages attachants qui explore les relations mère-enfants et les équilibres familiaux fragiles.

4 stars
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Le récit alterne entre trois points de vue. Il y a d’abord la voix de Mira, neuf ans, drôle, enfantine, curieuse et perspicace, retranscrite à la première personne du singulier. La fillette se pose des questions sur tout et tout le monde. Bhavika GOVIL a vraiment trouvé le bon ton pour partager ses pensées, son mode de raisonnement, ses peurs, ses envies, ses besoins. Elle en a fait une gamine solaire et pétillante, la petite sœur parfois casse-pieds sur les bords mais tellement attachante ! Puis, il y a Ashu, quatorze ans, qui ne se livre qu’à la troisième personne du singulier, comme pour créer une barrière entre le lectorat et lui. Moins sociable que Mira, il entretient une amitié unique avec Rahul, avec qui il traîne du matin au soir, et jalouse secrètement la relation fusionnelle entre sa mère et sa sœur, lui qu’on laisse toujours un peu de côté. Le père des enfants est absent du tableau, on apprendra progressivement pourquoi, grâce aux extraits du journal intime de la mère, Leela, mis en italique pour distinguer passé et présent.

Bhavika GOVIL nous livre ici un récit intimiste, empreint de pudeur, où l’on évite de poser des mots sur ses blessures de peur de les voir prendre forme. Elle aborde des thèmes complexes et profondément humains, centrés autour du concept de la famille, des liens du sang, des liens du cœur, où chacun tente de préserver ceux qu’il aime, quitte à souffrir soi-même davantage. Il se dégage de ce roman un indicible amour, parfois trahi par un haussement de sourcils ou un « câlin-triangle, dont tous les côtés étaient égaux. Personne n’aimait plus l’une que l’autre, personne n’aimait moins que l’autre ». Et derrière tout cet amour, des secrets enfouis plus ou moins consciemment, qui finissent par éclater les uns après les autres pour remonter à la surface, entre noyade et libération.

J’ai eu envie de surligner des passages par dizaines au fil de ma lecture tant la plume de Bhavika GOVIL nous charme, entre la naïve innocence de Mira, la fragilité et la sensibilité à fleur de peau d’Ashu et le comportement ambigü de Leela, papillon de jour ou papillon de nuit, maman présente sur tous les fronts ou absente des journées entières au fond de son lit. L’autrice a parsemé son texte de très belles images, des métaphores tout en douceur, abordables et ô combien parlantes.

Si la fin peut paraître abrupte sur le coup ( « Non ! Pas comme ça ! Pas maintenant ! » ), avec un minimum de recul, on réalise pourtant qu’au contraire, tout est dit. Qu’est-ce que l’autrice aurait pu ajouter de plus sans briser l’équilibre subtil de l’ensemble ? Ce roman méritait une conclusion aussi singulière, afin de nous ébranler et nous émouvoir une toute dernière fois sous le soleil de plomb de Delhi. Un pari audacieux et parfaitement réussi, entre ombres et lumière !

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A Delhi, Leela vit seule avec sa fille Mira, 8 ans, et son fils Ashu, 14 ans. Dans la chaleur étouffante de cet été-là, c’est la voix de Mira que le lecteur entend en premier lieu. Mira est une fillette pleine d’insouciance et de joie de vivre, qui vénère son grand frère tout en lui cassant les pieds, et qui aime sa mère tout en la craignant un peu. Elle rend compte de leur vie quotidienne avec candeur et légèreté, mais son innocence ne l’empêche pas de remarquer les bizarreries du monde adulte et de les interpréter à sa manière, une manière au final assez perspicace puisque pas très éloignée de la réalité.

Cette voix principale du récit alterne avec celle d’Ashu, adolescent à la fois en proie aux premiers émois de son âge, et en recherche de l’amour de sa mère, qui semble le rejeter et lui préférer Mira.

La voix de Leela, dont on désapprouve initialement la façon de se comporter avec ses enfants, intervient par le biais de son journal intime, qui remonte à son adolescence. Au fil de ces extraits douloureux, on comprend ses drames, ses colères, ses doutes, ses peurs, ses secrets.

« Les eaux brûlantes » est un roman choral où il est question d’une société indienne encore empêtrée dans ses traditions et ses intolérances : mariages arrangés, rejet de l’homosexualité et de l’émancipation des femmes.

De la brûlure des blessures à l’apaisement, l’auteure maîtrise le courant de sa narration, avec une écriture à hauteur d’enfant très réussie pour Mira et un portrait très touchant d’Ashu. Un premier roman beau et émouvant, tendre et sensible sur le poids des secrets et leurs conséquences dramatiques sur l’équilibre familial.

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Les eaux brûlantes est un voyage en Inde, au sein d'une famille. On suit chacun des protagonistes dans les aventures qui construisent l'enfance, le premier chagrin d'amour d'un adolescent, le bruit des rêves qui se brisent pour une jeune femme. Ce roman, aussi constitutif que initiatique, nous emporte sur les rives du Gange, entre traditions et rêves.
Un court roman pour (re)découvrir une region et ses habitants. J'ai adoré !

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Dans un premier roman touchant et nuancé, Bhavika Govil nous plonge au cœur d’une famille et de ses secrets enfouis, entre des enfants confrontés trop tôt au monde des adultes et une mère célibataire dans un univers d’hommes. Le tout dans la chaleur étouffante d’un été indien.

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Un coup de coeur pour ce roman indien ! La lecture de ce roman me trotte encore en tête quelques jours après l'avoir fini.
Un roman indien certes mais pas comme souvent on l'imagine, des décors "exotiques", là peu de descriptions de l'Inde, mais un roman moderne, bâti sur la description du quotidien. 
Ce presque huis clos familial offre des points de vue différents sur la vie au sein de cette famille, et les regards de Ashu et Mira déroulent  une vision naïve et innocente de l'histoire familiale, de ses secrets et du microcosme sociétal qui les entoure.
Ce roman polyphonique aborde des thèmes durs liés à la sexualité : la monoparentalité, l'homosexualité et la pédophilie. Ces thèmes affleurent peu à peu et sont évoqués par touches avec beaucoup de pudeur. Ils passent sans être vus, sans scènes traumatiques. Mais c'est le ressenti et l'impact sur les personnages qui choquent , qui nous remuent. 
C'est un roman prenant, émouvant dans lequel chaque personnage de la famille se débat dans la vie. Les enfants surtout sortent de l'enfance et découvrent la vie et ses injustices. Que d'émotions et d'amour dans ce roman !

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Mira, neuf ans, Ashu, quatorze ans, et Ma protègent chacun leurs secrets. Qu’est-il arrivé au père de Ashu et Mira ? Abdul, le meilleur ami d’Ashu ne serait-il pas plus qu’un ami ? Pourquoi Mira est-elle sur ses gardes depuis que Ma fréquente Coach, son professeur de natation ?

Un triangle familial complexe portait alternativement par les voix de Mira de Ashu. La perception du monde extérieur par Mira est tout en délicatesse autant qu' en justesse. Encore qu'une enfant, elle comprend et analyse assez bien le monde qui l'entoure.
Ashu, quant à lui, découvre avec difficulté les émois de l'adolescence.
Bien que se chamaillant souvent, on sent l'amour que se portent ces deux enfants.
On découvre au fil du roman des extraits du journal intime de Leela, ce qui nous permet de mieux comprendre la maman qu'elle est devenue.

Un très beau roman, doux, émouvant qui nous dévoile une Inde encore très ancrée dans les traditions et pleine de préjugés.

Une très jolie découverte se cache donc sous cette magnifique couverture.

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