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Couverture du livre pour L'Ivresse de la violence

L'Ivresse de la violence

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Date de parution 8 janv. 2026 | Archivage 28 janv. 2026


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Résumé

S’appuyant sur des faits historiques, porté par le rythme haletant d’une écriture expiatoire, un premier roman stupéfiant, qui dévoile le passé fasciste de la Hongrie et éclaire les montées de l’extrême droite en Europe.

Jusqu’ici, Renner était un petit patron d’usine à Budapest. Profitant de son statut de notable, il avait réussi à se soustraire à ses obligations militaires.

Mais nous sommes en 1944. Les nazis ont laissé la ville aux mains des miliciens des Croix-Fléchées. Ces derniers, ivres de violence et assoiffés de pouvoir, jurent de rendre la Hongrie aux Hongrois. Or Renner est marié à une Juive. Et il a caché de nombreux Juifs de son personnel. La torture et la mort l’attendent.

Sauf que Renner possède un bien précieux dont les miliciens ont grand besoin : son camion.

Commence alors pour Renner, étroitement surveillé par son geôlier Robi, un atroce périple au cœur de la capitale exsangue, un chemin de croix morbide sur les traces des corps martyrisés des victimes des Croix-Fléchées.

Gábor Zoltán est né à Budapest en 1960. Programmateur d’émissions de radio, il a également travaillé comme metteur en scène au cinéma. Après un recueil de nouvelles, il publie son premier roman, L’Ivresse de la violence, pour lequel il reçoit le prix Tibor-Déry, l’une des plus grandes distinctions du monde littéraire hongrois.

Traduit du hongrois par Thomas Sulmon.


S’appuyant sur des faits historiques, porté par le rythme haletant d’une écriture expiatoire, un premier roman stupéfiant, qui dévoile le passé fasciste de la Hongrie et éclaire les montées de...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782714404657
PRIX 23,00 € (EUR)
PAGES 368

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

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Un livre qui ne doit pas être laissé auprès de n'importe quelles mains de part les thématiques qu'il aborde et la violence que chaque pages dégagent.
C'est une réelle immersion historique sur la seconde guerre mondiale. L'écriture est très visuelle et on ressent la violence des hivers de la guerre.
Un livre particulièrement intéressant mais très violent.

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La Hongrie a eu ses propres fasciste, le parti des Croix-Fléchées , même si, comme moi, on ne savait pas de quoi il s'agit, le nom ne laisse présager rien de bien bon : c'était un mouvement hungariste (idéologie hongroise, déclinaison du nazisme) fasciste, pro-allemand, antisémite, fondé en 1935, dirigé par Ferenc Szálasi, le mouvement disparaît en 1945. L'auteur propose en postface, et après une lecture pareille, il est nécessaire de redescendre sereinement accompagné, une explication de la genèse de son roman. Hiver 1944-45 à Budapest, le Royaume de Hongrie est une alliée de l'Italie fasciste et de l'Allemagne nazie, donc ouvertement antisémite, même si à l'époque, ils n'avaient pas encore été l'objet de rafles et déportations comme dans les pays voisins. C'est en mars 1944 que les choses ont changé, avec la nomination d'un Premier ministre favorable aux Allemands et le début des déportations. Affaibli,  Miklós Horthy a bien tenté de mettre fin à la guerre, mais, trop engagé auprès des Allemands, il a été obligé de céder le pouvoir à Ferenc Szálasi, chef de l'un des partis national-socialistes hongrois. Ces fascistes hongrois portaient une chemise dotée de l'insigne d'une croix fléchée (quatre flèches pointant vers l'extérieur ) et avaient pour idéologie le hungarisme : du nazisme appliqué à la Hongrie, l'idéal national porté au-dessus de tout plutôt que le sacre de la race aryenne. Les Croix-Fléchées, organisation interdite jusqu'alors, ont pris le contrôle de Budapest le 15 octobre. Leur haine ne s'est pas seulement déchainée contre les Juifs, mais également contre les communistes, les anglophiles et tous leurs sympathisants. Les voies ferrées, qui étaient le moyen principal des Juifs, furent bloquées, et les membres d'organisations, toujours autant confis dans leur haine, durent trouver un moyen d'exterminer à leur façon : ce fut le début de massacres en règle à l'intérieur même de la capitale hongroise, ou ils attachèrent leurs prisonniers, les lièrent entre eux et puis les jetèrent dans le Danube.

Le récit est pourvu d'un incipit fracassant. Point de départ du roman : Renner. Un homme qui a été battu et qui tente d'apprivoiser ses blessures comme il peut, se rend dans sa camionnette, où sont disposés des cadavres dont l'identité nous est inconnue. Renner, trente ans, a une femme et une maîtresse, qui se sont faites arrêter et dont il pense qu'elles ont été exécutées. Renner est et sera presque tout le long du récit accompagné de Robi, un membre des Croix-Fléchées, l'un de ceux qui l'ont passé à tabac – mais il est important de relever qu'il a laissé sauf en échange de s'engager avec eux– et qui va devenir une sorte de compagnon. Renner est un fabricant parfaitement hongrois, il a cependant été arrêté parce qu'il avait embauché des Juifs et des Juives dans sa fabrique à Pest : de simple résistant passif, son acte était vu comme tel, il devient par la force des choses – celle de sauver sa vie – un membre des Croix-Fléchées. Pendant près de 300 pages, nous allons suivre les déambulations de Renner, et de quelques autres membres, à travers Budapest, entre tabassages, scènes de tortures, viols, meurtres, carnages. Jusqu'à l'arrivée (et sincèrement, là, on soupire de soulagement) des troupes soviétiques dans la ville qui vont chasser certains Croix-Fléchées, arrêter et exécuter les autres, et pour les plus chanceux les "contraindre" à se refaire une virginité.

Le titre L'Ivresse de la violence parle pour lui-même, et c'est pour cela que la traduction française est pourvue d'explications de l'auteur qui sonnent comme des justifications, nous sommes dans le déchaînement de la violence pure. L'auteur a cru nécessaire de mettre noir sur blanc les raisons pour lesquelles il lui a fallu s'appesantir sur les descriptions de toute sorte, et ces explications sont les bienvenues dans la mesure où la nausée se fait sentir très rapidement au fur et à mesure des descriptions très minutieuses des sévices minutieusement affligées. Comme le dit l'auteur en postface, il n'était pas tant question de détruire le maximum de Juifs possible – même si dans un sens cela n'était pas faux –, il s'agissait avant tout d'annihiler la nature humaine des êtres qu'ils arrêtaient. La jouissance perverse de la destruction est poussée à son comble, les femmes et les hommes se délectent des pires humiliations infligées, les chrétiens ne sont pas épargnés et reçoivent également leur part d'annihilation.

L'auteur dépeint quelques portraits bien colorés des différents miliciens, un concours d'ignominies et d'individualités médiocres qui ne peuvent se prévaloir que de la supériorité de leur nombre au mépris de leur inintelligence. On peut souligner en particulier la figure du prêtre sadique, András Kun  qui a effectivement existé et qui démontre à quel point les valeurs ont toutes été retournées, dévoyées dans une sorte de furie malsaine et destructrice. La puissance des mots de l'auteur contraste avec justement ce qu'il cherche à dénoncer, ce silence qui pèse lourdement sur ces événements, dont il ignorait l'existence une grande partie de sa vie alors qu'il a toujours vécu à Budapest. Frappons fort donc. Mais le pire, c'est ce Renner, miroir de la majorité, un honnête homme à la base qui ne craint pas d'employer des Juifs dans sa fabrique de fer, et qui, sous l'impulsion de cette atmosphère de haine, perd peu à peu tout sens commun – ou peut-être est-ce un réflexe d'autoprotection – pour devenir un authentique Croix-Fléchées. C'est cette figure de l'homme banal que l'on suit du début à la fin, fil conducteur du chaos fasciste en chauffeur serviable du camion qui sert à transporter les pauvres hères, qui est la plus effrayante, alors que les sadiques sont sadiques du début à la fin : c'est l'évolution de cet homme simple, quoique séducteur, travailleur en homme lâche, faible et égoïste. Et une petite dernière révélation dans un final un peu grinçant, avec un Renner pris dans le piège de sa lâcheté.

On apprécie le côté historique qui évoque ce hungarisme qui n'a pas à rougir à côté de l'idéologie nazie, une idéologie qui cache les noirceurs habituelles du genre humain, jalousie, avarice, lesquels s'ils détestent bien les Juifs, ne tremblent pas de revetir les manteaux de fourrure encore empreints de la chaleur de ceux qui les portaient. Il paraîtrait que des événements ont été organisés sur ce que narre Gabor Zoltan dans son roman. Je suis très curieuse de voir la façon dont ils ont incarné – ou pas, justement – le déchaînement de cette violence, qui caractérise indéniablement le fond et la forme du roman, avec une écriture brute, qui ne s'encombre de rien, et de nuances encore moins.

Ce roman a connu un grand succès dans son pays, on le comprend puisqu'il traite sans concession d'un épisode qui a bien du mal à ressurgir : de façon originale, les meurtriers apparaissent avec leur vrai patronyme tandis que les victimes sont protégées par des noms inventés. Comme je l'ai lu dans la critique d'un lecteur hongrois – Csabi sur moly.hu pour ne pas le citer –, l'auteur ne se protège pas, ni lui, ni le lecteur, dans une sorte d' "enveloppe littéraire" pour le confort d'esprit, et c'est exactement cela qui dérange, la réalité n'est jamais confortable, et il faut bien faire avec.

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Merci à Netgalley et aux éditions Belfond pour cette lecture. 

Dans ce roman enfin publié en France, l'auteur nous emmène à Budapest, dans une Hongrie qui collabore avec les nazis pendant la seconde guerre mondiale. On fait la connaissance de Renner, un petit patron marié à une juive et pris en flagrant délit d'adultère par des miliciens . Contraint de les aider et menacer, Renner va faire entrer le lecteur dans l'enfer de cette ville sur la brèche, au coeur des pires horreurs commises par les hommes. 

Le moins que l'on puisse dire c'est que ce roman, qui se fait témoignage, est violent. Une violence extrême, décrite de façon froide et clinique. On côtoie le pire de l'âme humaine, qui dans une situation de guerre, commet les pires atrocités par peur ou par pur sadisme. 

On découvre la place et le rôle de nombre de Hongrois pendant la guerre, des lignes floues qui on été entretenues pendant des années. 

Un livre dérangeant mais nécessaire pour l'Histoire qu'il faudra réserver à un public averti.

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Ce livre s’appuie sur un travail documentaire solide et une écriture maîtrisée pour aborder un sujet extrêmement sombre. L’auteur revient sur des faits d’une violence extrême, avec une volonté de précision et de restitution qui témoigne d’un vrai travail de recherche.
Cependant, cette précision devient justement difficile à supporter. Les descriptions des tortures et des violences sexuelles sont très détaillées, répétées, au point de provoquer un réel malaise. J’ai ressenti une forme d’écœurement face à l’accumulation de ces scènes, qui m’a empêchée de poursuivre ma lecture.
Je comprends l’intention de ne pas édulcorer la réalité et de montrer l’horreur telle qu’elle a été vécue. Mais pour moi, le seuil a été dépassé. L’impact émotionnel est trop fort, au point de devenir difficilement soutenable.
Cela reste un livre sérieux, documenté, qui pourra intéresser certains lecteurs, mais il nécessite clairement d’être préparé à une lecture très dure. De mon côté, je n’ai pas pu aller au bout.

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