Fleurs de peaux

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Date de parution 19 oct. 2023 | Archivage 24 mars 2024

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Résumé

L'histoire de Rosa, jeune tatoueuse à la sensibilité hors norme. Un voyage sur sa peau pour toucher du doigt ce qui fait son humanité. Comment survivre à l'absence ? De quelle façon l'art permet-il de faire oeuvre de soi ?

"Une roman d'une grande réussite. Et quelle justesse ! On ne sort pas indemne d'une telle histoire" Amélie Nothomb

Étiquettes : Art - Rupture - Amouritié - Deuil - Dépendance affective - Fabrique de soi - Tatouage

Incipit :

"Je viens de voler en éclats.
Là. Dans le salon lustré d’Odile, sur son élégant parquet à damiers noirs et blancs.
À tout juste quelques pas d’elle.
Pile le soir de nos retrouvailles.
Était-ce prévisible ? Je ne le crois pas.
Notre dîner se passait vraiment bien : la radio jouait de l’opéra, les bulles dorées pépiaient dans le cristal de Baccarat, les bougies du candélabre éclairaient le demi-jour en tremblotant un peu, et comme à son habitude Odile jactait. Elle jactait à n’en plus finir, en faisant danser ses mains potelées entre les virgules et les points. Assise à sa droite, j’écoutais (quand on manque d’à-propos, on écoute poliment).
Bref, tout se déroulait à merveille.
Ma foi, non.
Tout me hérissait déjà.
Et puis il y a eu cette phrase. Parole d’apparence inoffensive, reçue au moment du dessert, entre ma quatrième gorgée de Ruinart et le macaron pistache de chez Hermé. Aussitôt parvenus à mon oreille, les mots ont dévié de sens, prenant la tournure vipérine que mon esprit tordu a bien voulu leur donner. Puis ont distillé leur poison violent dans tout mon corps.
Je me suis sentie profondément agressée, trahie précisément.
Jetée aux émotions comme à une horde de bêtes sauvages.
D’aucuns diraient « mais quel remue-ménage pour une simple parole ». Ils n’ont pas tort. Sans doute me suis-je fait des idées. Certainement qu’Odile n’avait aucune mauvaise intention. De toute évidence n’aurais-je pas dû y prêter attention. Ou du moins pas autant.
Mais je n’ai pas le sang froid.
Un rien m’émeut.
Dans les situations difficiles, je ne connais d’autre façon de garder mon calme que celle apprise d’Harmonie : la respiration synchronisée. Alors j’ai pris une inspiration à m’en éventrer presque, que j’ai bloquée cinq secondes sur la fin, puis une très longue expiration. Ensuite, j’ai fait coïncider absolument parfaitement les deux temps.
Trois fois, j’ai recommencé.
Sûrement n’était-ce pas suffisant.
Voilà pourquoi j’ai été propulsée hors de moi.
Brusquement éjectée, comme un pilote de chasse au moment de l’embrasement de son appareil. Proprement, et sans bruit.
Une scène spectaculaire.
Je n’ai donc pas été arrachée à mon corps sur l’instant. D’abord, le feu m’a emplie, ennuageant mon esprit aussi sournoisement que le grand smog de 1952 a recouvert Londres.
Le phénomène anglais a duré cinq jours. Combien de secondes, de minutes me suis-je absentée ? Pas la moindre idée. Aucun indice pour le dire.
De suite, je glisse à nouveau en moi. À travers le brouillard me parvient une scène. Je la regarde comme on regarde un tour de magie, hallucinée de ce qui est en train de se passer, et que je ne comprends pas. Au sol, la table renversée, une coupe brisée, des macarons pistache. Odile est debout devant moi, bouche bée, on dirait un poisson que l’on vient de tirer de l’eau. Je regarde ses grands yeux s’écarquiller, ses yeux vert empire (et je pense vampire). Je regarde son corps lourd esquisser un mouvement gracieusement ridicule, distinctement vaciller quelques secondes, tenter de s’agripper à mon bras, puis glisser en silence et au ralenti vers le sol, comme happé vers une autre rive.
Odile gît maintenant à mes pieds, immobile sur le flanc, l’air paisible. Comme endormie.
Je la fixe, je suis incapable d’autre chose.
Sa longue chevelure ondulée.
Son front haut et bombé comme un torse.
Sa robe de mauvais goût.
Son port de reine.
Je me rappelle que c’est mercredi, un mercredi soir d’août.
Le dix-sept.
Que la nuit est humide, un peu plus fraîche qu’hier, une nuit d’été orageuse.
Je me rappelle que je viens d’offrir mon cadeau à Odile.
Tout était préparé.
Ma surprise pour ses cinquante ans.
Je ne quitte pas Odile des yeux. Odile qui reluit dans la pénombre.
Au loin, les sept coups d’une église.
Et après, le silence.
Ce même silence qui s’invite à la toute fin des histoires.
Au bout des voyages."



L'histoire de Rosa, jeune tatoueuse à la sensibilité hors norme. Un voyage sur sa peau pour toucher du doigt ce qui fait son humanité. Comment survivre à l'absence ? De quelle façon l'art permet-il...


Note de l'éditeur

1ere de couverture illustrée par l'auteure

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Ils recommandent !

"Un roman d'une grande réussite. Et quelle justesse ! On ne sort pas indemne d'une telle histoire !", Amélie Nothomb, romancière

" Très prenant, c'est fin, bien écrit, intéressant. Un bon livre, une belle écriture", Isabelle Minière, romancière

"Des tatouages pour raconter une vie", Le bonhomme picard

"Un roman d'une grande réussite. Et quelle justesse ! On ne sort pas indemne d'une telle histoire !", Amélie Nothomb, romancière

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Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782494302204
PRIX 15,00 € (EUR)
PAGES 140

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

A ne pas lire quand on déprime.....
C'est un récit à la fois sombre et percutant. l'histoire de Rosa, tatoueuse, qui a du mal à gérer une rupture amoureuse. Sa relation trop fusionnelle avec Arthur l'a laissé vidée. Harmonie sa patronne essaye de la maintenir hors de l'eau mais c'est sa rencontre avec la bourgeoise Odile qui va la sortir de sa torpeur. Jusqu'au jour où....
Mais mieux vaut vous laisser découvrir ce personnage plein de failles, artiste torturée, femme tourmentée que la vie n'a jamais épargnée.
L'aimer c'est comme remplir une cruche fêlée.

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