Jean de la Fontaine - Portrait d'un pommier en fleur

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Date de parution 24 août 2023 | Archivage 15 sept. 2023

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Résumé

Nous connaissons tous les fables de La Fontaine. Nous en avons appris à l’école, de multiples ouvrages leur ont été consacrés, elles font partie de notre patrimoine.

Mais savons-nous bien qui était La Fontaine ? L’une de ses protectrices disait de lui qu’il « produisait des fables comme un pommier des pommes ». Était-ce vraiment le cas ? On peut aussi se demander pourquoi ce styliste hors pair passait à l’époque pour un « bonhomme », simple et naïf. Pourquoi il était prolixe à l’écrit, si peu en société. S’étonner qu’il se revendique paresseux, rêveur, insatiable jouisseur, et s’avère pourtant poète infatigable. Qu’il écrive des textes empreints de l’imaginaire enchanté de l’enfance sans beaucoup aimer les enfants. Qu’il soit, en définitive, si étrange…

Jean-Michel Delacomptée s’attache à cerner la personnalité déconcertante de cet auteur cher à nos mémoires. D’une plume inspirée, il sonde les mystères de l’homme et de l’œuvre, faisant de ce portrait un véritable défi littéraire.


Rentrée littéraire 2023

Nous connaissons tous les fables de La Fontaine. Nous en avons appris à l’école, de multiples ouvrages leur ont été consacrés, elles font partie de notre patrimoine.

Mais savons-nous bien qui était...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782749174419
PRIX 18,50 € (EUR)
PAGES 192

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Chroniques partagées sur la page du titre

Dire que je connais absolument tout de Jean de La Fontaine (1621-1695) serait vous mentir, mais j’estime cependant en connaître suffisamment sur lui pour pouvoir vous en parler sérieusement.
Qui n’a jamais lu une de ses célèbres fables ? Qui ne connaît pas La Cigale et la Fourmi, Le Lièvre et la Tortue, ou encore Le Loup et l’Agneau ? Ainsi, quand s’est présentée à moi l’opportunité de chroniquer un nouvel ouvrage sur ce magnifique auteur, qui plus est écrit par Jean-Michel Delacomptée (qui n’est pas un débutant, loin de là !), vous imaginez bien que j’ai été particulièrement emballée. Cet ouvrage, c’est Jean de La Fontaine, portrait d’un pommier en fleur (2023), et je vais vous en parler rapidement, si vous le voulez bien.

Je ne parlerais pas ici de la couverture ni de l’objet en soi (comme j’en ai l’habitude), ne s’agissant pas d’un roman ; ainsi, tout l’intérêt de ce genre d’ouvrage reste, selon moi, à l’intérieur, l’extérieur se contentant d’être sobre mais efficace, ce que je comprends parfaitement. Par contre, laissez-moi vous parler quelques instants de l’auteur, Jean-Michel Delacomptée, grand habitué des portraits littéraires, dont j’avais déjà lu deux ouvrages avant celui-ci, à savoir Et qu’un seul soit l’ami (1995) et La Bruyère, portrait de nous-mêmes (2022). J’avais déjà particulièrement aimé son écriture lors des deux lectures précédentes, et j’ai retrouvé cette même sensation agréable dans ce nouvel ouvrage, notamment dans son premier chapitre, Une rencontre pour se mettre en bouche, qui lance parfaitement le livre : les phrases sont courtes, le style est épuré, mais les mots sont toujours savamment bien choisis, et on ne se lasse pas de le lire. Bref, M. Delacomptée a déjà écrit sur Racine, sur Montaigne, sur La Bruyère, sur Bossuet : voilà qu’il écrit sur La Fontaine, en toute logique !

Alors, que propose cet ouvrage dans son ensemble ? À la première lecture, le titre laisse songeur : quel rapport peut-il y avoir entre La Fontaine et un « pommier en fleur » ? Et puis tout s’explique dès la lecture de l’exergue, tout devient clair. Les chapitres s’enchaînent rapidement, sans ennui ni décrochage, et voilà que j’apprends rapidement des choses sur cet homme, malgré une certaine culture à son égard : je le savais héritier d’un Ésope ou d’un Phèdre ; je savais qu’il s’était grandement inspiré d’eux pour remettre ces fables au goût de son siècle ; je savais qu’il avait composé des centaines de fables entre 1668 et 1693 (en plus de contes, de poèmes, de pièces de théâtres, et autres) ; je savais qu’il avait connu la célébrité tardivement ; et je savais qu’il paraissait pour un homme singulier pour ses contemporains.
Par contre, j’ai découvert peu à peu un poète mystérieux, rêveur, séducteur, qui ne portait pas les enfants dans son cœur (ses fables étant réservées originellement à un public adulte malgré ce que l’on pense aujourd’hui) ; un La Fontaine travailleur, pointilleux,consciencieux, qui avait un besoin vital de composer des vers (« Je mourrais d’ennui si je ne composais plus. ») ; enfin, un La Fontaine qui souffrait d’un trouble de l’humeur (la théorie avancée par l’auteur laisse un peu songeur, mais demeure intéressante), assez froid, très franc, peu bavard, détaché, «original dans son genre », doté d’un regard éteint, qui se qualifiait lui-même de « paresseux », gros dormeur et accroc aux jeux au point de se ruiner. Bref, on se rend compte qu’il s’agissait d’un sacré bonhomme, avec ses (gros) défauts et ses (grosses) qualités, qui était aimé de son entourage malgré le peu de considérations littéraires que son époque portait à l’Art de la fable.

Ayez bien conscience que La Fontaine a vécu durant le Grand siècle français, contemporain de grands noms comme La Bruyère,Boileau, Fouquet, Quinault, Molière, Bossuet, Racine, Lully, Corneille ou encore Charles Perrault, et qu’il n’avait pas spécialement les faveurs du Roi-Soleil ! Avoir su s’imposer entre tant de grands noms (avec toute la concurrence horrible qu’on peut imaginer), sans l’admiration du Roi, sans aucune pension de sa part, et essentiellement en tant que fabuliste, relève presque du miracle ! C’est cela, le talent.

Il me semble inapproprié de voir cet ouvrage comme une énième biographie de La Fontaine ; je
pense que l’auteur n’a pas écrit ce livre comme une biographie mais, comme le titre l’indique, un portrait du poète, des plus intéressants. Ainsi, certains aspects de sa vie sont oubliés ou alors rapidement
expédiés, pour se concentrer sur des points bien précis et bien plus développés de son existence. Cela
est quelque chose qui me plaît et qui a permis à l’auteur d’écrire un ouvrage de moins de 200 pages
(dans une société où les grands lecteurs se font rares) tout en restant frais et accrocheur, faisant de ce
livre une parfaite introduction pour la lecture d’une éventuelle biographie complète, sous la forme d’un
pavé austère, comme cela est, hélas, bien trop souvent le cas.

Je terminerais avec cette phrase de l’auteur, qui m’a particulièrement plu : « Que la société où nous sommes, à l’esprit embourbé dans le divertissement le plus écervelé et le matérialisme le plus réfrigérant, ressente toujours le besoin de jouissances poétiques prouve que, décidément, le vide ne suffit pas pour vivre. » Mais oui, M. Delacomptée, ne vous inquiétez pas : Jean de La Fontaine est immortel, à jamais dans nos consciences, et je m’en vais d’ailleurs de ce pas relire quelques fables écrites de ses mains si talentueuses ! Votre ouvrage est franchement réussi, et votre démarche est salutaire. Une bien bonne lecture

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« Portrait d’un pommier en fleurs » : Jean de La Fontaine, virtuose des fables.

Tout le monde, même les moins littéraires, a entendu parlé de Jean de La Fontaine connu comme un virtuose des fables. Pourtant, il est également auteur de contes. Ainsi, cette biographie permet de mieux connaître cet écrivain prolifique, évoluant au milieu de ses contemporains, dans la France de Louis XIV. J’ai extrait quelques phrases du livre pour vous présenter ce prodige intemporel des mots. 

Cherche Midi
08/23
208 p.

 Jean-Michel Delacomptée a ajouté un sous-titre « Portrait d’un pommier en fleurs » pour insister sur le fait que les écrits de la Fontaine, c'est-à-dire les fables sont le fruit d’un gros travail malgré une inspiration débordante. Dans « Le Pouvoir des fables », La Fontaine expose deux méthodes de persuasion. L’une en appelle à la raison, l’autre à l’imagination. Avec ce présent ouvrage, on connaît mieux les textes du « bonhomme », et il vous incitera à relire ses fables avec un œil neuf. Symboliquement, une fable pourrait coiffer toutes les autres : « Les Souris et le Chat-huant ».

Pour en lire quelques unes cliquez ici (merci à la bibliothèque électronique du Québec).

La scansion de ses vers aussi, leur rythme, leurs sonorités qui les rendent faciles à retenir, comme si, par une intuition instinctive et géniale, leur fluidité s’ajustait aux circuits neuronaux du cerveau, épousait la vitesse de leurs transmissions, coïncidait instantanément avec la complexité de leur réseau, et, mobilisant ses singulières facultés, faisait de lui un neurologue empirique. Alors, l’hypothèse d’un léger trouble mental peut servir de clé pour expliquer l’étrange persévérance de sa postérité.

Respectueux de la langue française et de ses règles d’orthographe ou de grammaire, ce dernier recherchait aussi la perfection littéraire, tout en s’attachant au rythme de la lecture de ses textes.
Prépondérante, pulsation quasi organique, la musique donne le la (sur ses vieux jours, Jean s’achètera un clavecin). « Il n’y a point de bonne poésie sans harmonie », écrit-il dans la préface du premier recueil des Fables. Régler et suivre le rythme à la perfection requiert d’apprécier les impératifs des ordonnancements, et même de les vénérer.

Une personnalité complexe

Elle révèle des caractéristiques d'un autisme Asperger. Son attitude – où l’on notera son humeur étrangement triste, et même froide – pouvait interloquer ceux qui le découvraient. Mais on acceptait le personnage : il passait exactement pour ce qu’il était, un original.

Le monde qu’il décrit baigne dans une férocité sans nom. À cet état il n’existe pas de remède en dehors du besoin réciproque que chacun a d’autrui, témoin « L’Âne et le Chien ». L’ingratitude révolte la conscience à en pleurer de dégoût. Témoin « La Forêt et le Bûcheron », où il dit sa fatigue devant le vice incurable. Ingratitude et tromperie vont de pair, comme fourberie et mensonge. Réputé, d’après Charles Perrault, dire toujours ce qu’il pense, et incapable de mentir, Jean est si franc qu’il en paraît benêt.


Conscient de la nécessité de plaire pour exister comme écrivain. En 1669, s’étant déjà acquis du renom après la publication du premier recueil des Fables, il écrit : « Mon principal but est toujours de plaire : pour en venir là, je considère le goût du siècle. » Sa source d'inspiration, il l'a trouvée auprès d’Honoré d’Urfé avec l’Astrée où l’espace bucolique est très présent. Et par ailleurs ses écrits sont imprégnés de l'élément Eau observé en permanence dans ses fables.

Marié par convenance, puis père d'un fils unique dont il ne parle jamais, il a peu vécu en famille. En effet, il a passé une grande partie de sa vie chez Madame de la Sablière, puis chez d'autres mécènes à la mort de celle-ci. Il a bénéficié de la protection de Fouquet jusqu’à l’arrestation par Louis XIV de son bienfaiteur. Alors tout en restant loyal à son ami, l'auteur va s'adapter et rechercher le lectorat du fils illégitime du roi. L’indépendance d’esprit n’empêche pas d’accepter les règles. Dans sa relation aux puissants, le blâmer de son respect des formes serait ne rien comprendre aux certitudes de ces temps habités par l’infinie sagesse de Dieu.

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Qui ne connait pas Jean de la Fontaine ? Tous, nous nous faisons la même image, tirée d'un souvenir sans cesse réitéré : "mais bien sûr, j'ai appris ses fables au collège !"

A l'instar de Molière, tout le monde le connaît : c'est l'homme emperruqué aux boucles assujetties par ce désir d'ordre qui règne au XVIIème... Mais qui est l'homme qui se cache derrière l'icône ?

Dans cette biographie, l'auteur nous propose un schéma de pensée radical : et si Jean de la Fontaine avait été atteint du syndrome d'Asperger... Tout ce que le XVIIème compte de talents littéraires rappelle que La Fontaine était un homme à part, souvent dans son monde, qui "faisait des fables comme les pommiers des pommes", qui établissait des connexions entre les idées et les choses que ne voyaient pas les autres... Bref, peut-être n'était il pas normopensant...

Cet ouvrage abat un certain nombre d'idées reçues sur le fabuliste le plus connu de France. Qui aujourd'hui se souvient que La Fontaine écrivait des contes (Beaucoup !), ou bien que ses écrits étaient majoritairement destinés... aux adultes !!! En toute franchise, pas moi ! C'est pourquoi je remercie les éditions du Cherche-Midi et Netgalley pour cet envoi numérique !!

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Tout d'abord je remercie les éditions Cherche midi et le site Netgalley pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Je connaissais peu de choses sur Jean de la Fontaine. Comme beaucoup j'ai lu et étudié ses fables mais je n'avais pratiquement rien en mémoire sur l'homme. C'est ce qui m'a poussé vers ce livre.

Première chose à savoir : cet essai n'est pas une biographie comme les autres. L'auteur n'a pas choisi de faire un récit de la naissance à la mort mais de faire des thèmes. Chaque chapitre est un thème (l'amour, ses relations sociales etc) de la vie De La Fontaine. Choix audacieux qui, personnellement, à casser ma lecture. J'avais beaucoup de mal à me situer dans le temps et cela m'a gêné. C'est dommage car je trouvais le début vraiment passionnant. Je comprends le choix de l'auteur mais il est vrai que ce n'est pas le style de biographie que j'apprécie. Pour autant cela n'enlève rien au travail de recherches très complet qu'à fait l'auteur sur la Fontaine. On sent les heures d'analyses et de recherches derrière.

Tout cela m'a aidé à mieux comprendre le personnage de Jean de la Fontaine, à le connaître, à découvrir l'homme qui "faisait des fables comme les pommiers des pommes". L'auteur n'hésite pas à remettre les choses dans leurs contextes que ce soit les amours De La Fontaine ou encore de parler de ses autres écrits et pas uniquement des fables.


Pour conclure,

Un retour de lecture mitigé qui tient plus à mes propres attentes qu'au talent de l'auteur. le classement des chapitres par thèmes m'a gêné. Malgré tout j'en ressors avec des nouvelles connaissances sur la Fontaine et suis heureuse de cela.

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