La Carte postale

Lu par Ariane Brousse
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Publication 13 avr. 2022 | Archivage Aucune
Audiolib, Littérature

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Résumé

« La carte postale est arrivée dans notre boîte aux lettres au milieu des traditionnelles cartes de vœux. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. Il y avait l’opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale, en explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi.
Ce livre m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre. J’ai essayé de comprendre pourquoi ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et d’éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. Le roman de mes ancêtres est aussi une quête initiatique sur la signification du mot “Juif” dans une vie laïque. »
À la fois récit des origines et enquête familiale, ce roman se dévore. Ariane Brousse incarne à merveille les personnages émouvants de cette saga qui court sur plus d’un siècle.

« La carte postale est arrivée dans notre boîte aux lettres au milieu des traditionnelles cartes de vœux. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. Il y avait l’opéra Garnier...

Formats disponibles

FORMAT Livre audio, Intégral
ISBN 9791035408787
PRIX 22,95 € (EUR)
DURÉE 14 Heures, 4 Minutes

Disponible sur NetGalley

Application NetGalley Bibliothèque (AUDIO)

Chroniques partagées sur la page du titre

La carte postale d’Anne Berest chez Audiolib a été une magnifique lecture.

J’ai sollicité ce livre, car je l’ai vu énormément passé sur les réseaux et que je voulais savoir ce qui avait tant plu à tant de personnes. Maintenant je sais, le récit raconté dans ce roman m’a transporté à travers le temps, l’histoire et les lieux : Russie, Pologne, France …. Mais aussi un peu au travers de l’histoire de ma famille.

L’enquête qu’a menée l’autrice m’a plu et j’ai aimé la suivre aux fils de ses découvertes et de ses déconvenues. J’ai ressenti beaucoup d’émotion en écoutant ce récit à la fois beau et poignant. La belle écriture de l’autrice, m’a aussi souvent mis les larmes aux yeux.

Un très bel entretien avec Anne Berest à la fin achève en beauté l’écoute. Cette interview est très intéressante et m’a donné envie de lire d’autres livres d’elle l’autrice notamment celui écrit avec sa sœur Claire, Gabrielle.

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Je remercie infiniment NetGalley et Audiolib pour ces quatorze heures d'écoute incroyables.
J'avais reculé devant la lecture des 512 pages, je n'ai pas vu le temps passer lorsqu'elle m'ont été contées par Ariane Brousse.

Je ne reviens pas sur la construction du récit, largement évoquée, ni sur le résumé de l'histoire.
J'ai été littéralement emporté par l'intrigue, bouleversé par les détails du long calvaire des enfants et des parents Rabinovitch. J'ai savouré la justesse d'évocation de tous les personnages, des différentes périodes et lieux de vie, notamment des récits à hauteur d'enfant.
Le questionnement sur l'identité juive aujourd'hui (lorsqu'on ne pratique pas, et que l'on se tient hors de la communauté) m'a interpellé tant il prend sens et est nourri du récit qui le précède.

Dans l'entretien avec Anne Berest qui succède à l'écoute du livre, il est question de processus d'écriture, de mémoire, de transmission et de génétique. On y découvre la part de réalité dans l'histoire et on y apprend combien le travail de recherche de l'autrice a été conséquent et pourquoi.

Je recommande très vivement l'écoute de grande qualité de ce titre.

Une histoire inoubliable, magistralement construite, qui mérite l'audience la plus importante possible tant elle peut nourrir notre intelligence collective.

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J'ai découvert avec plaisir la plume d'Anne Berest avec ce roman autobiographique.

Elle nous ouvre ici la porte sur son histoire familiale bouleversante.

◇ Enquête ◇ Famille ◇ Devoir de mémoire

Tout commence avec la réception de cette carte postale presque 20 ans plus tôt, une carte postale anonyme avec les noms des grands-parents et de l'oncle et la tante de la mère de l'autrice, tous mort à Auschwitz en 1942.

Suite à un événement personnel qui concerne la fille de l'autrice, cette fameuse carte postale ressurgit dans son esprit et elle décide alors de mener son enquête pour savoir qui a écrit cette carte et dans quel but ?

Se crée alors ce duo d'enquêtrices (Anne Berest et sa mère) qui vont monopoliser toutes leurs énergies à retracer ce passé familial romanesque.

Un roman qui retrace 100 ans d'histoire de famille en commençant en 1919 par la Russie d'où ses ancêtres sont chassés, puis la Lettonie d'où ils sont de nouveau chassés. Ils décident alors de se rendre en Palestine, mais ils n'y restent pas bien longtemps puisqu'en 1929 ils prennent la décision de s'installer en France.

L'histoire d'une famille composée d'un couple et de leurs 3 enfants qui arrivent en France dans les années 30 et qui s'intègrent aisément. Mais la guerre arrive et la famille sera déportée en 1942. La seule survivante sera Myriam, la grand-mère d'Anne Berest. Pourquoi est-elle la seule survivante ? Comment se fait-il qu'elle n'ait pas été déportée comme tous les membres de sa famille ?

Un roman à double temporalité que j'ai adoré découvrir, dans lequel l'autrice se livre sur son passé familial, l'histoire bouleversante de sa famille mais également sur la quête de soi, d'identité.

Un roman à découvrir.

"Je suis juive mais je ne connais rien de cette culture. Ma grande mère, seule survivante après la guerre, n'est plus jamais entrée dans une synagogue. Dieu était mort dans les camps de la mort."

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Merci à NetGalley et Audiolib pour m'avoir permis de découvrir la version audio de ce roman.
J'ai vraiment été transportée par cette lecture qui est comme le dit l'autrice : un roman vrai. Il est à la fois roman avec des moments de fiction, et autobiographie puisqu'il raconte une histoire vraie. La carte postale nous emmène sur les pas des membres de la famille de l'autrice qui ont été assassiné pendant la shoah.
L'autrice réussi parfaitement à faire revivre ses ancêtres grâce aux archives réunies par sa mère Lélia. Il s'agit d'une magnifique épopée familiale bien que terriblement triste.
L'écriture d'Anne Berest est agréable sauf quand l'autrice tombe dans la redite et les longueurs. J'ai été passionnée par l'enquête sur la carte postale et par les coïncidences faisant appel à la psychogénéalogie.
Étant à la fois passionnée d'Histoire et de généalogie, ce livre parvient merveilleusement à allier ces deux domaines.
Il s'agit d'une belle découverte littéraire sur la famille, les liens entre les membres d'une famille (vivants ou décédés), mais également sur les relations mère/fille.
J'ai juste été moins sensible sur la question concernant l'identité juive car n'étant pas de cette confession, je n'ai sans doute pas les éléments qu'il faut pour comprendre la problématique entre le fait d'être une personne juive pratiquante et le fait d'être issue d'une famille juive non traditionnelle comme l'autrice.

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Qu’est-ce qu’une famille? Qu’est-ce qui fait une famille? Qu’est-ce qui façonne notre histoire et notre identité? Notre culture? Notre religion? C’est en partant de ce terreau que Anne Berest commence à relier tous les points et que la silhouette de sa famille apparait. C’est l'histoire d'un antisémitisme européen poussant une famille russe de 1919 à s'exiler à travers le monde, la Shoah et la génération actuelle qui replace les morts sans sépulture dans l'histoire humaine. 
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. Dans ce « roman vrai » tout est vrai, l’enquête, la carte postale, on est à la frontière avec l’autobiographie sauf que pour donner vie aux personnages il fallait passer par le roman. L’autrice et sa mère vont et font revivre un passé douloureux, soigneusement enfoui.
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. J’ai été captivée du début à la fin par ce livre, ce travail sur la mémoire des cellules qui se transmet de génération en génération (hasard? coïncidence?), cette mémoire qui réactive nos souvenirs et nos émotions, cette transmission invisible tisse notre histoire familiale. Nos ancêtres, leur présence autour de nous dans nos vies d’aujourd’hui, il demeure toujours quelque chose des vies passées.
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. Autrice passionnée, Anne Berest, sait embarquer le lecteur dans son regard. Qui a bien pu envoyer cette carte postale? A vous de le découvrir en le lisant/l'écoutant! Ne jamais oublier que transmettre est essentiel.
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. Ariane Brousse est une de mes narratrices préférées, c'est toujours un immense plaisir de l'écouter.

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Une carte postale anonyme arrive un jour au domicile de la mère d'Anne mais au nom de sa grand-mère. Sur la carte, 4 prénoms, ceux de ses arrières grands-parents et ceux de son grand-oncle et sa grand-tante. morts à Auschwitz, l'occasion pour sa mère de lui raconter l'histoire de sa famille. Des années plus tard, Anne décide de partir à la recherche de l'auteur de la carte postale.

Un beau livre sur la transmission familiale et l'histoire des juifs d'Europe. Au fait que ce récit soit particulièrement bien lu s'ajoute un entretien avec l'auteur permettant de découvrir que le récit est à peine romancé.

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Ce livre aborde la Seconde guerre mondiale, mais également l’identité juive à notre époque, le tout sur un fond d’enquête autour d’une mystérieuse carte postale envoyée à Anne et sa maman. C’est une histoire vraie, mais romancée et arrangée par moments par l’autrice. Le sujet est évidemment difficile, puisqu’on remonte dans le temps pour y découvrir le destin des ancêtres d’Anne. C’est un texte touchant et poignant, qui aborde des questions très intéressantes. On y voit l’impact de la guerre sur les juifs à notre époque, comment ça les a marqués et comment ils vivent leur identité juive à présent. Certains ont choisi d’encore plus la « montrer » et « l’assumer » pleinement, d’autres ont tendance à la cacher, par peur ou pour d’autres raisons. L’autrice nous offre un récit intime, l’histoire de sa famille, dans un très beau roman. L’enquête m’a un peu lassée, mais j’ai vraiment apprécié ce texte, particulièrement pour ses messages et son témoignage.

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Anne Berest retrace la vie de sa famille, du côté maternel - famille qui a été décimée sur la 2nde guerre mondiale.

Elle reprend le travail fait par sa propre mère qui voulait savoir ce qu'il s'était passé et surtout prouver que ses tante, oncle, grand-père et grand-mère était mort dans des camps. Elle a aussi monter un dossier pour prouver leur spoliation.

Et un jour, elle reçoit cette fameuse carte postale, sans savoir qui, ni pourquoi .. Anne Berest reprend donc son enquête. Mais si on lit ce livre, ce n'est pas pour ce but ultime, c'est pour suivre le chemin engagé par l'une et l'autre.

En parallèle, elle s'interroge aussi sur son identité juive, elle qui n'est pas croyante. On y entend plusieurs voix, ce que j'ai apprécié car elle ne porte pas de jugement, mise à part s'interroger sur sa place.

Je comprends le Prix Renaudot des Lycéens car il a un côté éducatif, lorsque sa mère lui explique cette guerre, cette Shoah mais aussi l'après-guerre.

On peut d'ailleurs constater que les faits passés sont encore tabous dans certains villages qui ont vu les juifs dénoncés, déplacés et exterminés.

Et Ariane Brousse est toujours épatante en narratrice !

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Le livre a été un vrai coup de cœur pour moi, je comprends mieux pourquoi il a reçu le prix Renaudot et celui des Lycéens.

Cette histoire est complètement captivante. Elle se compose de 2 parties, la première sur l'histoire des Rabinovich. Et la seconde, sur l'enquête de la carte postale.

Le récit est très touchant et très immersif. Même si c'est romancé, tout est vrai. Il y a juste certaines petites choses qui on été changé comme le nom du village où ils habitaient pour la tranquillité des gens.

Je recommande à 100% ce livre mais attention, on explique énormément de choses sur la déportation, c'est assez dur.

La narratrice a fait un super travail de lecture. On était complètement plongée dans ce récit.

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À partir d’une carte postale anonyme reçue plusieurs années par sa maman Lelia après la guerre, l’autrice retrace l’histoire de ses racines, de la déportation de sa famille et de son identité juive. Cette enquête énigmatique nous fera voyager en Israël, en Russie, en Pologne et en France.
La reconstruction est minutieuse et fascinante, tragique et émouvante. Le format audio se prête bien à cette danse entre le passé et le présent et la lecture est intense.
Un livre coup de cœur, poignant et inoubliable à lire et à écouter sans aucune hésitation. Je remercie Netgalley et Audiolib pour cette magnifique découverte

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Anne Berest nous offre là un roman enquête incroyable sur la destinée de ses ancêtres du début du XXeme siècle à l'après guerre. Une seconde partie est plus axée sur la question de la transmission familiale et l'identité juive. Un livre riche, extrêmement bien documenté et à mon sens nécessaire. J'ai moi-même fait des études d'histoire et la psychogenealogie me fascine. Sur ces points, l'entretien avec l'auteure à la fin du livre est très intéressant.
Mention spéciale à la narratrice, qui a réussi le tour de force de s'effacer derrière ce texte fort, tout en différenciant les protagonistes.
Le destin de la famille Rabinovitch a été tragique, comme celui de millions de déportés, à lire, à faire lire, pour ne jamais oublier.

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Un roman que je n'avais pas mis sur ma liste d'envie malgré toutes les bonnes critiques que j'avais pu lire étant freiné par son nombre de pages et le sujet abordé.

Par contre, je n'ai pas hésité à l'écouter grâce à Netgalley que je remercie vivement ainsi que la maison d'édition car ce fût un grand moment d'écoute.
J'ai énormément aimé suivre l'histoire de cette famille sur plusieurs générations. C'est passionnant du début jusqu'à la fin.

Anne Berest nous conte son histoire familiale sous la forme d'une enquête passionnante, riche, émouvante et intimiste qui m'a complètement subjuguée. Un récit d'une intensité rare et humainement très fort;

Un roman historique, autobiographique, autant captivant qu'instructif.
Un livre éclairant, très poignant que je conseille vivement de lire ou d'écouter comme moi. C'est un thème que je boudais car difficile à lire, mais en livre audio, je n'ai vraiment pas regretté.

Un ouvrage qui permet de ne pas oublier ce que le peuple juif a subi et pour ne pas oublier surtout ce pan de l'histoire abominable.
Un grand merci de m'avoir permis de découvrir ce très beau roman. C'est un coup de cœur !

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Je me souviens encore du jour où la Grande Prêtresse Olivia de Lamberterie avait fait l'éloge de ce livre. Cela m'avait donné envie. La parution en format audio a permis de satisfaire ma curiosité, je ne suis pas déçue non plus, d'autant que l'interprétation est épatante. C'est un roman qui est riche en émotions, qui nous transporte dans le passé, qui réserve son lot de joies et de peines, qui nous pousse à réfléchir sur la notion d'appartenance, d'identité et de transmission. C'est aussi une histoire qui mérite d'être entendue et qui a le mérite de rendre un hommage, pudique et intelligent, aux disparus. On n'écrira jamais le roman de trop à ce sujet.

👁️ Avis complet sur le blog Chez Clarabel & Goodreads (profil Clarabel) ▶️ https://urlz.fr/ia6T

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Que d'émotions à l'écoute de ce livre ! Comme le dit l'auteur à la fin de ce livre, c'est un roman vrai...A la fois basé sur du réel, sur du vécu, et à la fois tant de talents pour imaginer la vie de ses ancêtres...
Anne Berest part à la recherche de l'histoire de sa famille maternelle, les Rabinovitch, une famille juive russe qui va fuir dans les années 20 et immigrer à travers l'Europe afin de fuir l'antisémitisme ambiant. Efraim et Emma, les arrières grands-parents d'Anne Berest, arrivent en France avec Myriam, Noémie et Jacques, leurs trois enfants. Malheureusement, l'histoire étant telle qu'elle est, Myriam, la grand-mère de Anne sera la seule survivante de la famille. Quand dans les années 90, la mère de Myriam reçoit une carte postale anonyme de l'opéra Garnier avec les noms des quatre décédés, Anne et sa mère partent sur les traces de l'auteur de cette carte et iront de découverte en découverte sur le passé à la fois extraordinaire et tragique de cette famille.
J'ai vraiment été très touchée par cette lecture, par la capacité de l'auteur à nous faire partager sa quête, par sa sensibilité...
J'ai également énormément apprécié l'entretien à la fin de l'écoute avec l'auteur, on apprend beaucoup sur le livre, sur elle et on a envie de découvrir ses autres romans.

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Aussi lumineux pour la mémoire que le ciel bleu. Aussi déchaîné pour la cruauté à ne pas oublier que les vagues de l’océan. « La Carte postale » est un roman vrai, entre autobiographie et littérature, comme le prononce Anne Berest, mais plus encore…

Lu par Ariane Brousse pour l’édition Audiolib, le cœur de l’histoire se dévoile à partir de la réception d’une carte postale anonyme où sont écrits les prénoms d’Ephraïm, Emma, Noemie et Jacques - les arrières grands-parents de l’autrice et leurs enfants, tous déportés dans les camps d’extermination. Cette réception aussi inattendue que mystérieuse attise la curiosité d’Anne Berest au fil du temps et d’autant plus lorsqu’elle devient elle-même maman, lorsqu’elle souhaite alors en apprendre davantage sur sa propre identité.

L’écriture de ce roman était certainement essentielle pour elle mais l’est tout autant pour ses lecteurs. Même s’il reste douloureux de lire les événements liés à la seconde guerre mondiale, ils n’en sont pas moins importants. Je suis admirative par ailleurs, de cette recherche d’archives et de la force nécessaire pour se confronter au passé si difficile de ses propres ancêtres. « La Carte postale » rappelle à quel point ces derniers sont présents dans notre identité, dans nos émotions, dans nos vies tout simplement. Alors Ephraïm, Emma, Noemie, Jacques et Myriam sont pour toujours aux côtés de la romancière, leur histoire me suivra aussi pour quelques temps. Une histoire familiale. Une histoire qui fait mal. Une histoire inoubliable.

Merci Anne Berest pour ce « roman vrai ». Merci Audiolib et Netgalley pour la sublime découverte.

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Enquête familiale et historique avec une construction narrative remarquable.
Roman captivant et envoûtant.
L’auteure part en quête de ses origines et de la vérité sur sa famille avec pour seul point de départ une carte postale reçue il y a des années mentionnant 4 prénoms, ses ancêtres déportés et assassinés. Qui a envoyé cette carte postale et dans quel but ? C’est le fil rouge du roman
Son travail de mémoire est éclairant et émouvant..
Elle réussit une répartition équitable entre dialogues, réflexions personnelles, extraits de lettres et descriptifs détaillés.
Le destin de ses ancêtres m’a passionné, j’ai écouté ce roman avec avidité sans jamais vouloir m’arrêter. On veut découvrir, comprendre, réfléchir.
Elle nous tient en haleine de bout en bout.
Merci à Anne Berest de nous avoir ouvert les portes de sa famille. Elle nous apprend beaucoup de choses sur cette période douloureuse et honteuse de notre Histoire et ouvre une réflexion sur ce que c’est que d’être juif aujourd’hui.
Pour moi ce roman est une référence sur ce sujet.
Profond, sensible il engage à réfléchir et surtout à ne pas oublier pour ne jamais reproduire.
J’ai beaucoup aimé la voix d’Ariane Brousse et l’entretien avec l’auteur à la fin du roman apporte un éclairage intéressant sur son travail de recherche et d’écriture.

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Tous les éléments du livre sont bien décrits dans le résumé, et cependant on découvre mille choses.
Le thème de la traversée dramatique du XXe siècle par une famille juive européenne semble avoir déjà maintes fois été abordé pourtant Anne Berest, en nous racontant l'histoire de sa famille maternelle, du côté Rabinovitch, renouvelle totalement ce genre.
Son enquête et sa quête personnelle font revivre tout un monde autour de Myriam sa grand mère, et nous emmènent en Pologne, en Russie, en Lettonie, en Palestine, à Paris, en Normandie, ....
Nous nous attachons à tous les personnages principaux ou secondaires, ainsi l'oncle Boris ou le grand père Vicente, qui rêvent, vivent, se débattent, croisent des célébrités
la construction du récit autour de l'enquête pour identifier l'expéditeur anonyme de la carte postale est très réussie et contribue à nous tenir en haleine
J'ai découvert ce grand livre par sa version livre audio, pendant quatorze heures passionnantes, agrémentées par la belle lecture d.Ariane Brouste. Le roman est suivi par un entretien très intéressant avec l'auteure.

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Je n’avais aucune attente concernant ce livre, et ce fut une très, très belle surprise. Je me suis laissée porter par les émotions, et par le parcours de l’autrice à la recherche de sa famille, de son histoire, de ses racines et de ses secrets.

Dès les premières minutes, Anne Berest a réussi à me happer dans son récit. J’ai tout d’abord été touchée par la délicatesse de son écriture, accentuée dans la version audio par la narratrice, Ariane Brousse, qui interprète magistralement le récit. Et petit à petit, je me suis laissée bercer par le récit, je me suis faite entrainer sur les routes d’Europe, j’ai vu évoluer et grandir cette famille si attachante. Attachante, mais non moins victime continuelle de l’antisémitisme ambiant partout en Europe à l’époque, la forçant à émigrer et à se réinventer dans de nouveaux pays. Tout cela est extrêmement bien expliqué par Anne Berest, à travers les mots de sa mère, et il n’est jamais mauvais de le rappeler.

Le récit est particulièrement émouvant, évoquant la Shoah dont les membres de la famille de l’autrice ont été victimes. Mais pas seulement… Ce livre n’est pas qu’un livre sur la Seconde Guerre Mondiale, loin de là. Ce qui m’a particulièrement touché, c’est le parcours mené par l’autrice sur les traces de son histoire familiale, autour du mystère de cette fameuse carte postale. Une histoire dont sa mère connait quelques pans, mais qui va la mener à découvrir une histoire bouleversante de ses ancêtres et de leur destin, tragique pour certains, extraordinaire pour d’autres. Cette enquête va la forcer à affronter son rapport à la religion juive dans notre société actuelle, et offre une réflexion très intéressante à ce niveau.

J’ai été très touchée par la plume d’Anne Berest, délicate. Elle réussit à dévoiler énormément d’aspects personnels de son histoire, mais toujours avec beaucoup de pudeur et de respect. On sent qu’elle a tenu à aller au bout de son récit, de son histoire, et de tous les thèmes qui y sont traités; ce qui aurait pu n’être qu’un gloubi-boulga de thèmes épars s’agence très bien grâce à une division intelligente du récit en plusieurs parties, qui se raccrochent et se font écho entre elles.

Je ne peux que vous conseiller la lecture de La Carte Postale, roman qui reçoit nombre d’éloges, probablement pas pour rien !

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Mon premier livre audio et c'était super ! Un récit un incroyable qui vous transporte totalement ! Petit bonus avec l'interview de l'autrice à la fin !

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"La carte postale est arrivée dans notre boîte aux lettres au milieu des traditionnelles cartes de voeux. Elle n'était pas signée, l'auteur avait voulu rester anonyme. Il y avait l'opéra Garnier d'un côté, et de l'autre, le prénom des grands-parents de ma mère, sa tante et son oncle, morts à Auschwitz."
Je ne vais pas être très originale et je vais me ranger à l'avis général : ce livre est une pépite. Témoignage terrible et immersif dans une famille juive qui a été dévastée par la Seconde Guerre mondiale et qui en emporte les stigmates à travers les générations suivantes. Ce livre, basé sur la vraie de Anne Berest, remue, bouleverse, laisse la gorge bien souvent serrée. Les juifs sont persécutés depuis bien des générations, avant la Seconde Guerre Mondiale, et d'ailleurs l'ancêtre le prédit dix ans avec que l'horreur arrive et cherche à mettre les siens à l'abri. Mais qui pourrait croire qu'une atrocité pareille pourrait arriver avant de le voir avec ses propres yeux ? On sent que cette discrimination est encore présente actuellement et ne s'est pas arrêtée. Ce drame qui a pulvérisé cette famille semble se transmettre sans mots, une douleur que la narratrice a reçu en héritage et dont elle a besoin de trouver l'explication.
Le style de Anne Berest est bouleversant car il est franc, net, sans fioritures. Elle nous expose la vérité, nous flanque les faits sous nos yeux et on ne peut faire autrement que d'y assister.
Cette carte postale, petit morceau de carton, apparemment anodin, m'a entraînée dans une histoire familiale qui me restera longtemps en mémoire. Ce livre pose question : comment se construire si l'on connait pas ses racines, ses fondations ?
L'audiobook apporte un vrai plus. La voix d'Arianne Brousse reste claire, digne, même dans les passages les plus terribles. L'écoute d'un livre rend l'expérience encore plus immersive et émouvante. L'interview de l'auteure est très intéressante.
Je vous encourage à le lire ou l'écouter mais surtout ne passez pas à côté !
Je remercie vivement Netgalley France et Audiolib pour cette superbe écoute.

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L'histoire s'écrit à travers cette famille répétant à l'infini le départ forcé des peuples souffrant de rejets ou politiques ou sociaux ou religieux. Tout est là avec une précision extraordinaire. L'auteur sait nous faire vivre dans la peau de ses personnages. Au fil des pages, nous sommes Myriam, Emma, Jacques, Ephaïm. Nous vivons leurs souffrances, leurs émotions, leurs angoisses. Avec eux, nous redécouvrons progressivement l'impensable, l'horreur d'un génocide programmé et la complicité de l'état français. La lecture est souvent insoutenable face à la précision et l'atrocité des faits relatés.

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J' ai bcp aimé la plume d'Anne Berest et cette histoire de vie qui restera longtemps en moi . Merci beaucoup de m'avoir donné la chance de pouvoir découvrir ce roman en audio . Le son rendant encore plus puissante le déroulé de l' intrigue.🙂☀️😉

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Voici un livre terriblement touchant.

J'ai beaucoup aimé cette lecture dont je n'ai entendu que du bien. Il y avait bien longtemps que je n'avais plus lu de récit sur la seconde guerre mondiale et je dois dire que celui-ci est très bien écrit. L'histoire est poignante et les personnages incroyables. Leur courage et leur détermination sont remarquables.

C'est vraiment un livre intéressant et prenant car on a envie de savoir ce qui va advenir des protagonistes. Quelle horreur ils vont vivre! Relire un livre sur cette période me chamboule toujours autant. On ne peut pas sortir de cette lecture indemne.

Pour la plume de l'autrice, elle est très belle et surtout très juste. Tout y est raconté avec tact et sincérité. Elle a su transmettre les émotions avec talent.

En ce qui concerne la narratrice, sa voix bien posée convient à merveille à cette lecture.

Je remercie AudioLib et NetGalleyFrance pour cette découverte.

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La carte postale, livre audio écouté avec passion, est une œuvre d’une force extraordinaire. Il sonne vrai et nous apprenons, en fin d’ouvrage (grâce à un certain nombre d’indices, dont le nom Berest, les prénoms Claire et Anne, mais aussi à l’interview fascinante de l’auteure en bonus) qu’il s’agit d’un texte pour lequel Anne Berest a énormément fait de recherches, basé sur la réalité, sur l’histoire de ses proches, ses ascendants, et la grande Histoire.
Tout dans ce roman authentique m’a plu : l’écriture, sobre, touchante, les détails précis, fouillés, qui nous replongent dans différentes époques, la construction du récit, la reconstruction des personnages à travers les enquêtes menées par l’auteure et sa mère avant elle.
Les thématiques chères à Anne Berest sont présentes : la famille, le devoir de mémoire, l’influence qu’a notre passé, même avant notre propre naissance, sur nos nous et nos destinées, même si l’on n’y songeait guère, il nous « rattrape », comment l’ignorer quand on sait désormais que les grands traumatismes se transmettent, et que silence et occultation ne font qu’aggraver les choses et rendent le deuil impossible. Et n’aident ni à comprendre le présent, ni à préparer l’avenir. L’auteure l’exprime d’ailleurs parfaitement en bonus.
La Shoah, ce que c’est qu’être juif, y compris quand on ne pratique pas, nos racines, même si l’on n’y songeait guère, tout est questionné, documenté, et captivant. Un tour de force plein d’émotion qui rend hommage à des victimes qui sans cette quête et cette reconstitution littéraire remarquables seraient restées dans « la nuit et le brouillard » que des assassins sans pitié avaient programmés pour elles. Bouleversante image que cette carte postale toute simple, tellement lourde de signification quand on la comprend, en couverture. À lire, offrir, partager, car il nous touche au cœur et parce que ses leçons et constats demeurent toujours, hélas, actuels, et que la vigilance reste de mise.

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Le silence assourdissant des absents

Je remercie chaleureusement Netgalley et Audiolib pour m’avoir permis de découvrir ce magnifique récit.
C’est la première fois que j’écoute un livre, et je dois reconnaître que je m’y suis mise en « trainant les pieds » surtout après avoir vu qu’il y avait 14 heures d’écoute ! Mais très vite, la magie a opéré, et je me suis laissée porter par la voix de la comédienne Ariane Brousse, en alternant par une lecture plus « traditionnelle ». Je pense que cette façon de faire a bien fonctionné, et m’a permis d’apprécier pleinement ma lecture.
Ce récit m’a captivée, littéralement happée… et j’en sors bouleversée.
C’est une carte postale qui est le point de départ de la quête menée par Anne Berest, la quête de ses origines. Une simple carte postale, représentant l’Opéra Garnier, adressée à M Bouveris, où sont inscrits quatre prénoms : Ephraïm, Emma, Noémie, Jacques. Reçue par les parents d’Anne, non signée, elle intrigue la famille mais elle termine dans un tiroir où elle est oubliée pendant plus de dix ans. Ce n’est que quand Anne Berest attend son premier enfant qu’elle interroge sa mère, Leila. Ephraïm et Emma sont ses arrières grands-parents, Noémie et Jacques leurs deux enfants cadets, tous les quatre sont morts en déportation. L’aînée, Myriam, la mère de Leila, a survécu. Leila raconte à Anne l’histoire de la famille Rabinovitch, un vrai roman ! Juifs russes, ils fuient les pogroms et partent s’installer à Riga, puis en Palestine rejoindre le patriarche, avant de venir vivre en France où Ephraïm fera tout pour obtenir la nationalité française. Malgré les échos venus d’Allemagne tout au long des années 30, les Rabinovitch se croient en sécurité en France, jusqu’au bout, jusqu’au dernier moment où arrêtés par les gendarmes dans leur petit village de l’Eure, ils pensent rejoindre Noémie et Jacques (qui avaient subi le même sort quelques semaines plus tôt). Mais Anne veut en savoir plus : comment Myriam a-t-elle échappé au sort funeste de sa famille ? Et qui a écrit cette carte postale, et surtout, pourquoi ? Elle bouscule sa mère, la questionne, la force à fouiller dans ses archives, dans sa mémoire, dans tous les non-dits de Myriam. Car pour Anne, plus qu’une « «simple » enquête sur ses origines, c’est la quête de son identité, celle d’une femme juive, qui ne connaît presque rien aux rites religieux, une femme moderne et laïque…
Comme je l’ai dit plus haut, ce livre m’a passionnée, à différents niveaux.
Tout d’abord le contexte historique, celui de la seconde guerre mondiale et de ses prémisses ; une période qui m’a toujours intéressée. Je suis née en 1960, la guerre ne s’était terminée que quinze ans plus tôt, mes parents parlaient souvent de leur enfance au milieu de ce conflit, et ma grand-mère paternelle avait toujours une anecdote, une petite histoire qui s’insérait dans la grande Histoire. C’est dire si ces années noires étaient encore présentes à l’esprit de ceux qui l’avaient vécu. Le récit des atrocités dont ont été victimes les Rabinovitch, comme plus de six millions d’autres, est terrifiant. Anne Berest « utilise » un style très journalistique, factuel, détaché, qui ne laisse pas passer beaucoup d’émotions. J’ai lu que cela lui avait été reproché. Pour ma part, je n’en ai pas été gênée, et je considère que c’est, pour l’auteure comme pour le lecteur, une sorte de protection devant l’horreur…
Ce livre touche aussi à un sujet passionnant, celui de la psychogénéalogie-transgénérationnelle. Anne et sa sœur Claire portent toutes deux comme second prénom, l’une Myriam, l’autre Noémie. Les lettres que s’échangent les deux sœurs à ce sujet sont l’un des points forts de ce récit.
Enfin, Anne Berest ancre aussi son récit dans l’actualité : la montée des populismes et celle de l’extrême droite, les relents d’antisémitisme, la religiosité et l’intolérance, l’indifférence …
A lire et à relire.
Bouleversant.
A noter, le petit plus du livre audio, à la fin, un entretien avec Anne Berest qui explique la genèse de son livre et de son écriture.

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