Les Nuits Solidor

Mémoires imaginaires d'une égérie

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Publication 14 oct. 2021 | Archivage Aucune

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Résumé

Suzy Solidor incarne l’esprit débridé, moderne et festif des Années folles. Muse, rebelle, femme de la nuit qui règne sur son cabaret, elle séduit la France entière de sa voix rauque jusqu’à ce que la guerre éclate. Ouvertement bisexuelle, elle fascine de très nombreux artistes jusqu’à devenir la femme la plus peinte au monde. Foujita, Picabia, Lempicka, Cocteau, Bacon… plus de deux cents artistes ont été séduits par sa beauté à la fois anguleuse et charnelle.

Cette femme au parcours hors du commun rêvait de devenir mannequin chez Lanvin : la voici nue devant l’objectif de Man Ray, en robe de soirée récitant les poèmes de Cocteau, ou ivre de bonheur au bras de son amant, l’aviateur Jean Mermoz.

Après la guerre, après la fête, elle choisit la Provence pour ses vieux jours, et le monde l’oublie peu à peu.

Charlotte Duthoo fait entendre à nouveau la voix si particulière de Suzy Solidor et retrace ce destin unique, emporté par le tourbillon des amours et celui des arts. Un portrait de femme qui est aussi celui d’une époque éprise de liberté.

Suzy Solidor incarne l’esprit débridé, moderne et festif des Années folles. Muse, rebelle, femme de la nuit qui règne sur son cabaret, elle séduit la France entière de sa voix rauque jusqu’à ce que...


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FORMAT Grand Format
ISBN 9782749171807
PRIX 21,00 € (EUR)

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Chroniques partagées sur la page du titre

Parce que je m'intéresse aux femmes en dehors des clous de leur époque respective, j'ai découvert Suzy Solidor, il y a de cela par le biais d'un article du magazine ELLE, à l'occasion de l'exposition/rétrospective des portraits de Solidor à Cagnes. J'avais déjà croisé et "étudié" bien des personnages de cette époque entre Man Ray, Kiki de Montparnasse , Foujita et Pascin, mais je n'avais jamais eu l'opportunité de lire une bio certes un peu romancée de la chanteuse, la diseuse, celle qui tenait un cabaret. Merci aux Editions du Cherche Midi et à Net Galley d'avoir pu lire ce texte qui m'a beaucoup plu. Pour moi, Solidor, c'est une stature, une grande femme au casque blond, hâlée et une voix grave. C'est une bretonne de St Malo, une enfant non reconnue par son père, fruit d'amours ancillaires. Une enfant, un enfant qui grandit en préférant les jeux dits "de garçon", mais qui aime la douceur des filles. Une bretonne montée à Paris, au culot, qui va devenir une reine de la nuit dans son/ses cabarets, ses lieux où elle chantent et permet à d'autres de chanter avec talent. J'ai retrouvé avec plaisir le peintre Foujita et sa personnalité à la fois loufoque et délicate (je n'ai pas pu voir une exposition qui lui était consacrée sur Paris, il y a quelques temps et je le regrette). Suzy Solidor, c'est l'histoire d'un individu qui ne rentre pas dans les cases, à une époque où aimer les femmes et les hommes, n'était pas si simple à vivre. Entre Paris, la Bretagne, le sud de la France, Suzy mène sa vie comme elle l'entend. Quel dommage qu'elle ne soit pas plus connue et reconnue, celle qui fut l'amante de Tamara de Lempicka, fan de voitures puissantes et de ce qu'on appelle les slip-dress qui lui seyaient merveilleusement, vit éternellement dans ses nombreux portraits que lui ont consacré tous les artistes de l'époque (avec plus ou moins de succès selon Solidor : elle avait sa galerie des erreurs, qui comprenait les portraits d'elle même où elle ne se reconnaissait pas). Quelques photos jalonnent le récit, même si il en faudrait plus pour donner plus de dimension à celle qui fut une chanteuse particulière.

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C’est par la couverture très réussie et le titre que j’ai décidé d’entrer dans ces mémoires imaginaires. J’ai re-découvert une femme libre, qui aura marqué la première moitié culturelle du XXème siècle. Née à Saint-Malo, enfant illégitime de Surcouf, Suzanne Rocher décide de monter à Paris pour devenir mannequin chez Lanvin. Elle rencontre Suzanne de Brémond d’Ars qui fera d’elle son amante et qui façonnera la petite bretonne pour en faire une jeune femme moderne et incontournable lors des soirées, une muse pour les peintres et les photographes. : Suzy Solidor était née. Suzy est de toutes les fêtes. A Paris ou à Deauville, les intellectuels, les artistes, le monde de la mode… inventent une nouvelle façon de vivre. On se fréquente, on s’amuse, on chante, on peint, on boit beaucoup de champagne et on s'aime sans retenue jusqu’au bout de la nuit. Tour à tour, elle sera égérie, chanteuse, directrice de cabaret. On découvre ses amitiés avec Foujita, Kessel, ou Cocteau, ses amours féminines avec Yvonne ou Tamara de Lempika, et sa grande histoire d’amour avec Jean Mermoz.. C’est avec plaisir qu’on évolue avec elle au milieu de toutes ces personnalités. Ce roman, c’est aussi parcourir notre histoire commune avec, en arrière plan, les débuts de l'aéropostale, la guerre d’Espagne et enfin la seconde guerre mondiale. Entre résistance et collaboration, les artistes devront choisir… La deuxième moitié des mémoires, après la guerre, est plus rapide., les années folles sont mortes et c’est une autre vie qui commence pour Suzy. J’ai apprécié les passages de 1973, dans lesquels Suzy fait le bilan de sa vie, règle quelques comptes, énonce des regrets et égratigne au passage le présent, rappelant qu’en d’autre temps, les femmes parisiennes jouissaient d’une certaine liberté. Ce récit des années folles est un tourbillon avec une écriture aussi vive et intense que la vie de Suzy Solidor. Ce siècle avait 20 et 30 ans comme la plupart des protagonistes de cette biographie imaginaire, 20-30 ans l’âge de s’amuser sans penser au qu'en dira-on, où tout était permis. Suzy, une femme féministe (qui le restera jusqu’à la fin de sa vie) et moderne qui aura vécu sa vie comme elle l’entendait. J’ai passé un excellent moment en sa compagnie et je remercie les éditions du cherche-midi et NetGalley pour cette lecture très tonique. Je n’attends plus qu’une chose, aller découvrir les portraits de Suzy Solidor dans le musée de Cagnes sur Mer.

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