Le Paradis blanc

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Publication 4 oct. 2018 | Archivage 5 mars 2019

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Résumé

Quand Ernt rentre du Vietnam, Leni, dix ans, ne reconnaît pas son père. Poursuivi par de terribles cauchemars, il se montre violent envers sa femme Cora. Un jour, il reçoit une lettre du père d’un de ses amis, mort dans ses bras durant cet enfer, qui lui lègue une masure en Alaska. Ernt pense qu’il pourra s’y reconstruire. Avant la guerre, ils étaient si heureux…

« Quelqu’un m’a dit un jour que l’Alaska ne forgeait pas le caractère, elle le révélait. La triste vérité, c’est que l’obscurité qui peut régner en Alaska a révélé le côté obscur de mon père.
Il était vétéran du Vietnam, ancien prisonnier de guerre. Nous ne savions pas alors tout ce que cela signifiait. Maintenant, nous le savons. »

KRISTIN HANNAH, née en 1960 en Californie, était avocate avant de devenir un écrivain à succès et d’écrire plus de vingt romans, tous populaires dans son pays.
Après Le Chant du Rossignol, best-seller mondial, Kristin Hannah revient avec ce roman historique, éblouissante saga familiale dans l’Alaska des années 1970.

Quand Ernt rentre du Vietnam, Leni, dix ans, ne reconnaît pas son père. Poursuivi par de terribles cauchemars, il se montre violent envers sa femme Cora. Un jour, il reçoit une lettre du père d’un de...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782749935492
PRIX 20,50 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

Je remercie les Editions Michel Lafon et Netgalley France pour la lecture en numérique de ce magnifique roman au souffle exceptionnel. Nous sommes en 1974, Ernt revient de la guerre du Vietnam, une guerre très controversée. En Amérique, il ne revient pas en héros mais critiqué et il souffre de stress post-traumatique, un fait peu reconnu à l'époque. Poursuivi par de terribles cauchemars, il embarque sa femme Cora et sa fille Leni, 10 ans pour l'Alaska. Une aventure dont il pense naïvement qu'elle changera leur vie... Certes elle changera leur vie, la bousculera de manière irrévocable laissant de terribles séquelles. Car si Ernt arrivera à construire un nouveau lieu de vie au milieu de conditions climatiques et de survie extrêmes, il fera également subir à sa famille de douloureux et violents moments...

Le Paradis blanc est brillamment écrit, dans un style "nature writing" qui nous fait ressentir, vivre l'Alaska de manière incroyable et épique avec des phrases époustouflantes, des phrases de quête initiatique et d'apprentissage de la vie. Le Grand Seul, les conditions climatiques, l'hiver, la nuit, le froid extrême, s'organiser pour la survie et faire attention aux prédateurs et aux animaux sauvages. Dans ce pays, la vie est dure, elle forge le caractère, vous impose sa loi et j'ai adoré ces descriptions, ce huis-clos intimiste et toute la communauté qui là-bas s'entraide et se serre les épaules en cas de coups durs. Le roman est composé de plusieurs parties : celle de 1974 où l'on suit l'arrivée et l'installation de la famille de Leni... comment ils s'adaptent pour vivre leur premier hiver. Puis c'est le récit de l'enfer de 1978 à 1980, comment le père de Leni en vient à avoir de plus en plus de cauchemars, stressé par l'hiver sans fin, par la nuit qui dure plus de 12 heures pas jour, par la montée progressive et inévitable de la violence conjugale. A l'époque on sait que les violences conjugales ne sont pas reconnues et Leni si impuissante, si jeune assiste et vit tout ça d'une intensité et d'une émotion palpable.

J'ai été émue plus d'une fois, j'ai vécu et lu ce roman durant des nuits d'insomnie et le style de l'auteure est riche, magnifique, saisissant, qui vous prend à la gorge littéralement. On lit certains passages avec appréhension, avec peur. La force psychologique est telle que l'on saisit les moindres pensées de Leni, on a dû mal à comprendre les choix de sa mère, on en vient à haïr ou à avoir pitié de ce père qui détient en lui une haine féroce et malsaine conduisant à sa propre destruction. Puis les années passent, les évènements aussi... Leni grandit. 17 ans l'âge de l'insouciance sauf lorsqu'on vit avec un père violent et une mère dévouée, résignée. Après l'histoire de ses parents, Leni vit la sienne : son premier amour, fort et vif, beau et sincère, simple et entier, allant de paire avec son affection pour l'Alaska et les terres de glace.

Un amour qui sera bien maltraité par la figure du père jaloux... le drame survient, on s'en doutait car l'auteure entretient tout le long du roman une certaine force évocatrice, entre la force d'un roman nature writing sur des terres hostiles et révélatrices de l'âme des gens, et la montée progressive de drames familiaux ou provoqués par la folie d'un homme. Je pourrais vous écrire un roman tellement j'ai aimé Le Paradis blanc... car ce fut une lecture puissante, triste, prenante et ensorcelante, intense et vibrante. Malgré la dureté de ce que les personnages vivent, il en ressort beaucoup d'espoir et de chagrin, de vies gâchées mais on peut reconstruire après les épreuves. J'ai tout aimé dans ce roman, les personnages principaux comme les secondaires, la manière de raconter, les paysages enneigés et la beauté de la banquise qui fond en été...

C'est un roman un peu magique pour toutes les émotions qu'il procure car malgré la tristesse de ce qu'il se passe, il en ressort surtout une aventure humaine exceptionnelle, vivante, pleine de fougue et d'amour... mais aussi de beauté. Les personnages ont tous souffert mais ils s'en sortent, confiants et grandis. Un étonnant et surprenant coup de coeur qui me marquera longtemps.

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Le Paradis blanc, chronique d’un amour malade
En un lieu où le temps s’arrête près de huit mois par an, un enfer qui n’en finit pas.
Avec son dernier roman, Kristin Hannah nous plonge dans l’isolement d’une famille piégée dans ses dysfonctionnements. L’histoire commence pourtant comme une promesse d’avenir.
Revenu depuis peu de captivité au Vietnam, Ernt Allbright hérite soudain d’une propriété en Alaska. Pour cet homme dévasté par l’horreur de la guerre, et démuni face à la vie, ce bout de terre au bout du monde incarne l’espoir d’une ère nouvelle. Et, pourquoi pas, d’un avenir. La famille embarque aussitôt, dans son vieux van, pour le grand nord, sans savoir rien de cet endroit ni de ce qui l’attend au terme du voyage.
Beaux, dans la force de l’âge, Ernt et Corie, les parents, sont unis par un amour fusionnel qui dépasse Leni, leur fille adolescente. Car elle a oublié ce papa merveilleux, celui d’avant la guerre, que lui raconte sa mère. Elle ne connaît que celui dont l’amertume, les colères et bientôt la violence rythment son existence. Celui qu’elle apprend à craindre. Son papa d’aujourd’hui. C’est à travers le regard, de plus en plus lucide, de cette enfant otage de ses parents dans leur cabane, que l’on s’enfonce dans les ténèbres de la folie d’un homme torturé par ses souvenirs.
Avec une précision têtue, l’auteure dessine la toile qui se tisse autour des deux femmes, et se resserre puis durcit, dévoilant les rouages de la violence conjugale. Mais dans les moments où l’intrigue nous laisse quelque répit, elle nous offre une balade, comme une bouffée d’oxygène, en scooter de neiges ou canoë, dans des décors sublimes.
On revient de cette aventure l’envie au ventre d’y aller, pour admirer la splendeur d’une aurore boréale et des immensités glacées. Pour goûter cet endroit où la nature, parfois cruelle, demeure seule souveraine.
La nature seule souveraine, cela n’est sans doute pas le message le moins important en ces temps dangereux où règnent des ignorants qui envisagent de la violer pour quelques barils de pétrole.

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De l'auteure j'ai lu le remarquable chant du rossignol qui fut un véritable coup de cœur.
J'ai de ce fait demandé à pouvoir lire ce nouveau roman sur NetGalley et eu la chance que l'éditeur m'offre la possibilité de le faire et je l'en remercie beaucoup.

Le paradis blanc c'est l'Alaska ou Leni et sa famille vont s'expatrier pour tenter de reconstruire leur vie.
En effet Ernt, un ancien du Vietnam est revenu brisé de cette guerre et complétement changé. Victime de cauchemars il est devenu violent et ne parvient plus à garder un emploi. Quand il reçoit un courrier l'informant que son ami qu'il a connu là-bas et qui est mort dans ses bras, lui a légué une masure en Alaska, il décide de s'y rendre pour essayer de panser ses blessures et surtout de se reconstruire dans ce pays sauvage et rude. Il y entraine de ce fait sa femme Cora et sa fille Leni.
En Alaska les conditions d'existence ne sont pas vraiment évidentes.
Il faut faire face à un hiver qui dure 10 mois, à des températures extrêmes , à un isolement terrifiant mais face à toutes ces difficultés il y a aussi toute la solidarité des habitants de cette contrée sauvage.
Pour Ernt la vie en Alaska ne sera pas la nouvelle chance qu'il attendait, sa violence, sa jalousie, ses crises de colère prennent le pas sur tout ce qu'il pouvait espérer.
Pour Cora seule sa passion pour son mari et la peur de l'inconnu lui permettent de continuer à supporter ses coups et sa violence, tandis que pour Leni l'Alaska lui permet de renaitre et d'y rencontrer l'amitié et l'amour.
Leni et Cora pourront-elles supporter encore longtemps la violence d’Ernt? Quel pourra être leur avenir dans ce pays si sauvage et où l'existence est toujours suspendue à un fil?
Les évènements à venir vont leur donner une réponse qui ne sera pas forcement celle à laquelle elles s'attendaient.

Ce roman est magnifique, c'est vraiment bien écrit, c'est prenant et totalement addictif.
Le personnage de Leni est touchant mais aussi puissant. C'est une enfant quand elle arrive en Alaska et elle murit et grandit rapidement dans cet univers de froid, de neige et de solitude.
Les autres personnages sont également terriblement attachants et on ressent pleinement leur attachement à ce pays pourtant si difficile à habiter. Ils ont créé une solidarité, une approche et une entraide entre eux qui forcent l'admiration.
Bien sûr Ernt n'est pas le personnage le plus agréable de la terre, il bat sa femme, est violent et agressif mais malgré tout on ne peut oublier que c'est la guerre qui l'a brisé et rendu ainsi...

Même si certains peut -être penseront que c'est trop classique ou que la fin est trop mièvre moi j'ai aimé énormément cette histoire et j'ai adoré cette fin.

Merci aux Editions Michel Lafon et à NetGalley pour cette lecture qui m'a profondément touchée et que j’ai dévorée.

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