Chère Mrs Bird

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Publication 5 avr. 2018 | Archivage 25 avr. 2018
Belfond, Le Cercle

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Résumé

Dans la droite lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, un premier roman plein de charme et d’humour british, véritable ode à l’amitié, à la générosité et au courage des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Devenir correspondante de guerre, partir sur le front, braver tous les dangers, Emmy ne rêve que de ça. Mais pour l’instant, cette jeune assistante de rédaction évolue sur un tout autre champ de bataille : le bureau-cagibi du Woman’s Friend, magazine féminin poussiéreux. Ici, l’ennemi c’est Mrs Bird, la rédactrice en chef, plus revêche et insaisissable que toutes les forces de l’Axe réunies…

La mission d’Emmy est pourtant simple : répondre aux courriers des lectrices. Mais attention, seules les demandes les plus vertueuses se verront offrir une réponse, de préférence expéditive, dans les colonnes du journal. Problèmes amoureux, opinions politiques, questions intimes ou morales finiront impitoyablement leur course dans la corbeille. Un cas de conscience pour Emmy : alors que le pays sombre sous le Blitz, comment refuser à ses concitoyennes restées à l’arrière le soutien amical qui leur manque ?

Emmy a un plan, et il est diablement culotté… N’en déplaise à Mrs Bird, l’heure de la résistance féminine a sonné !

 

Née dans le sud de l’Angleterre, titulaire d’un diplôme en histoire américaine, AJ Pearce travaille dans le marketing. Elle cultive une passion pour la presse magazine depuis l’enfance et collectionne les revues publiées pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est d’ailleurs en découvrant un exemplaire de Woman’s Own daté de 1939 que lui est venue l’idée de son premier roman, Chère Mrs Bird.

 

Dans la droite lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, un premier roman plein de charme et d’humour british, véritable ode à l’amitié, à la générosité et au courage des...


Formats disponibles

ISBN 9782714478047
PRIX

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

Quand un livre est présenté comme ; Dans la droite lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, un premier roman plein de charme et d’humour british, véritable ode à l’amitié, à la générosité et au courage des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale, je ne résiste pas. Référence à un livre que j'ai aimé, une époque qui m'intéresse et des valeurs que j'aime voir mises en avant.

"Ma mère disait que, pour beaucoup d'hommes, avoir de la poitrine signifiait qu'on était une gourde. Le plus intelligent, assurait-elle, était de leur laisser croire qu'on était bête, pour pouvoir les surprendre et leur prouver le contraire."

Contrairement à ce qui est dit dans le résumé, le rôle d'Emmy au sein du Woman’s Friend - magazine hebdomadaire féminin - n'est pas de répondre aux courriers des lectrices. Elle doit, à la base, simplement ouvrir toutes les lettres et voir si elles sont dignes d'intérêt pour que l'intraitable Mrs Bird y réponde. Car cette dernière a des consignes strictes ! Elle se refuse à répondre à tout ce qui concerne les relations conjugales, relations sexuelles, histoires de cœur & co. Bref, tout ce qui intéresse les femmes, à cette époque, qui s'inquiètent pour leur mari et ce qui intéresse les plus jeunes qui rencontrent des soldats ou autres nouveaux prétendants et se posent des questions sur leur possible avenir.

"Tenir bon, garder la tête haute, tout cela était bien joli... parfois il n'y avait pas d'autre choix que d'admettre l'horreur. La guerre était odieuse, révoltante, injuste."

Chère Mrs Bird est une jolie histoire, même si cela fait bizarre à dire quand il est question de cette période. Elle met en avant une jeune femme qui ne cesse de vouloir venir en aide aux autres. Parfois maladroitement, toujours avec bon cœur. Bien entendu, l'autrice n'en oublie pas pour autant la guerre et les bombardements qui régulièrement se mêlent à leur quotidien. Emmy a une vision de la vie qui m'a plu. Elle souhaite participer à l'effort de guerre, être sur le terrain et travailler pour un journal, mais pense également à ce que vivent les femmes durant ce temps-là et s'insurge des non-réponses de Mrs Bird. Elle est débrouillarde et optimiste, proche de sa meilleure amie. L'angle choisi par l'autrice permet d'avoir de la fraîcheur et de la bonne humeur, tout en étant en plein Blitz et sans minimiser cela. L'histoire sait se faire aussi légère que poignante. De plus, aborder la place des femmes à cette période est forcément très intéressant.

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Les premières pages de ce roman m’ont déroutée car ce n’est pas du tout la lecture à laquelle je m’attendais, mais j’ai été très agréablement surprise. Je ne lis quasiment jamais de romans « feel-good » mais « Chère Mrs Bird » dégage une lumière très forte, un optimisme contagieux qui m’a fait beaucoup de bien – et je remercie NetGalley et les éditions Belfond pour cette très jolie découverte.
Nous sommes à Londres en 1941. Secrétaire volontaire dans la brigade des sapeurs-pompiers, Emmeline Lake rêve depuis toujours de devenir correspondante de guerre mais se retrouve assignée à classer le courrier des lectrices de Woman’s Friend. Courrier qui ne trouve que peu de grâces aux yeux de la directrice, Henrietta Bird : qu’il s’agisse de questions sur les relations amoureuses, intimes, voire extraconjugales, tout est jugé « sujet inacceptable » et jeté à la poubelle par la féroce Mrs Bird sans ménagement. Dépitée par ce manque d’intérêt et de sympathie, Emmy prend la décision audacieuse de… répondre aux lectrices en signant « Mrs Bird ».
Les personnages m’ont emportée et j’ai pris beaucoup de plaisir à les suivre dans leurs péripéties. Si au départ j’ai mis du temps à m’attacher à Emmy, peu à peu elle m’a décontenancée, impressionnée, et au final elle m’a séduite. Elle a du punch, elle est pleine de ressources et refuse de se laisser abattre ; elle est combative, ambitieuse, inspirée.
C’est une femme qui aime intensément l’être humain et ne supporte pas que l’on ignore ou dédaigne la détresse des autres. A mes yeux c’est elle qui porte le roman : elle est lumineuse, pleine d’esprit, magnifique dans ses prises de risque. A ses côtés, j’ai tout autant aimé suivre Bunty, son amie rusée et infiniment touchante, que Mr Collins, le rédacteur en chef adjoint, aussi bordélique et mystérieux que talentueux.
Je n’ai rien trouvé de particulièrement puissant dans la plume de A.J. Pearce mais finalement ce roman n’en a pas besoin : la poésie jaillit des actes et de la beauté d’âme des personnages. Rétrospectivement, je me rends compte que je n’ai quasiment jamais cessé de sourire tout le long de ma lecture. Malgré cette gravité ténébreuse qu’entretient la guerre et certains moments douloureux, c’est une lecture fraîche, revivifiante et pleine de délicatesse.
Il y a beaucoup d’humour dans ce texte qui fait respirer le lecteur dans ce contexte d’angoisse incessante, et Emmy fait preuve à plusieurs reprises de superbes moments de courage. Tout n’est pas fabuleux, évidemment, la Luftwaffe continue à pilonner Londres et Hitler étend ses ténèbres. Mais il y a de la chaleur dans les douleurs, il y a de l’espérance dans les peines. Et si parfois la gorge se serre, si parfois on est écœuré, révolté ou découragé, cela ne dure jamais longtemps.
Les personnages ne sont pas surhumains, ils plient, parfois ils chavirent et s’effondrent, mais l’obscurité ne triomphe jamais. C’est un roman sur l’espérance, la bravoure et la résilience. C’est un roman sur le feu qu’on a dans le ventre et qui parfois nous fait accomplir des merveilles.
Oui, vraiment, je peux dire que j’ai beaucoup aimé ce roman à l’opposé de ce que j’ai l’habitude de lire. C’est un hommage à toutes ces jeunes filles et ces femmes en temps de guerre. Avec attendrissement on découvre leurs doutes, leurs épreuves, mais aussi leurs tentations et leurs espoirs. J’ai aimé cette perspective et la façon dont la romancière la traite à l’aide de lettres manuscrites. Je quitte cette lecture délicieuse avec la sensation d’avoir dégusté une pâtisserie mousseuse et fruitée. Mention spéciale pour la couverture pleine de charme et d’élégance, à l’image du roman.

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J'ai lu ce roman très rapidement (merci le week-end de trois jours) et j’ai franchement passé un très bon moment ! Le personnage principal, Emmeline alias Emmy, est le gros point fort du roman. C’est une jeune femme forte qui fait son possible pour aider son pays pendant que la Luftwaffe bombarde Londres sans relâche. Elle répond ainsi au téléphone dans une caserne, pour envoyer les équipes de secours sur les lieux touchés mais son plus grand rêve est de devenir reporter de guerre. Quand elle tombe sur une annonce pour une offre d’emploi dans le journal le plus réputé, Emmy est persuadée que son rêve va se réaliser. Miracle, elle décroche même le travail ! Mais voilà, suite à un léger malentendu, Emmy se retrouve à trier le courrier pour la rédactrice d’un bien moins prestigieux journal : le magazine féminin Women’s Day… Alors qu’elle aurait pu baisser les bras devant la tâche et les règles absurdes de Mrs Bird, Emmy va se faire, encore une fois, le devoir d’aider. Et si c’est en répondant aux lettres que Mrs Bird jette à la poubelle sous prétexte qu’elles touchent à des sujets trop sensibles et bien qu’à cela ne tienne ! Elle a donc une force de caractère assez incroyable mais pour autant reste profondément ancrée dans son époque et l’auteure n’en fait donc pas une héroïne parfaite. Elle a des réactions qui collent très bien aux années 40 : elle est ainsi extrêmement pudique avec la gent masculine, montre un très grand respect à ses supérieurs, reste choquée quand elle lit des lettres de jeunes filles côtoyant des garçons de trop près etc.

Les autres personnages du roman ont ce même point fort d’avoir des réactions logiques pour l’époque. Sa meilleure amie, sa collègue de travail au magazine, ses collègues à la caserne, ses parents… il n’y en a pas un seul que je n’ai pas aimé. Hormis bien sûr Mrs Bird, femme aigrie qui ne souhaite répondre qu’à des lettres banales de façon on ne peut plus méchante. Je regrette un peu qu’on n’en sache pas plus sur les raisons qui la pousse à être aussi mauvaise. Pourquoi tant de haine envers ces femmes qui lui écrivent ? Je m’attendais à trouver une explication mais dommage, il n’y en a pas…

Les thèmes abordés sont aussi parfaitement d’actualité (pour l’époque) : le Blitz, Hitler, les hommes partis combattre, le sort des femmes restées dans leur foyer, la jeunesse anglaise, l’amitié… Je me suis retrouvée immergée dans le Londres de 1941 ! L’auteure a su bien doser la légèreté et la tragédie, on peut rire à une page et être beaucoup plus angoissé la page suivante. On a forcément peur qu’une bombe tombe sur nos personnages et que toute leur vie bascule.

Si vous appréciez les romans historiques qui transportent le lecteur dans une époque sans faire un étalage de tout ce qui s’y est passé, nul doute que vous apprécierez Chère Mrs Bird. En tout cas je vous le recommande chaudement !

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Je tiens à remercier Netgalley et les éditions Belfond qui m’ont permis de lire ce livre.



J’aime beaucoup lire des livres qui parlent de la vie des gens pendants la guerre, que ce soit des militaires ou des citoyens.



Nous voilà plongé dans la vie d’Emmy qui vit à Londres avec son amie Bunty.

Emy rêve de devenir correspondante de guerre, en attendant elle travaille à la caserne des pompiers pour répondre au téléphone.

elle lit un jour, une annonce dans le journal qui pourrait lui correspondre et elle y répond.

Une fois son entretien passé Emmy tombe des nues ce n’est pas du tout ce à quoi elle s’attendait.

Trié le courrier que des lectrices envoient à Mrs Bird.



Mrs Bird cette femme autoritaire qui refuse de répondre a certaines lettres car, jugées » Immorales »



Emmy se dit que chaque lectrice mériterai d’avoir une réponse et elle commence à emprunter le pseudonyme de Mrs Bird pour répondre à certaines lettres.



Ce livre a été agréable à lire, le sujet de la guerre est présent avec les bombardements, les soldats qui partent au front, les lettres des lectrices qui ne savent plus comment s’en sortir sans leurs maris, ou bien celles qui aimerai se fiancer avec un militaire mais, qui ont peur du jugement de leurs parents.



J’ai trouvé ce livre plein d’humanité et cela fait grand bien.

Emmy est peut-être jeune, mais j’ai aimé chaque lettre qu’elle a écrite aux lectrices.

Il y a aussi le deuil qui est évoqué dans ce livre, la reconstruction d’une vie, la peur de perdre une amitié très chère.

J’ai passé un très bon moment avec ce livre, j’ai encouragée Emmy, j’ai pleuré avec elle, j’éspère qu’elle reverra le beau Charles.

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Tout d’abord je remercie les éditions Belfond et Netgalley de m’avoir permis de découvrir ce livre et cette auteure. J’ai passé un excellent moment dans la compagnie d’Emmy et de sa meilleure amie Bunty. L’action se passe pendant la Seconde guerre mondiale, à Londres, au moment où l’Allemagne essaie de faire flancher les anglais en bombardant toutes les nuits la capitale. Mais il faudrait plus d’un bombe pour ruiner le moral de cette chère Emmy qui, presque toutes les nuits, rejoint une équipe de pompiers pour faire son devoir. Emmy n’a qu’un rêve, celui de devenir grande reporter, et lorsqu’elle voit une annonce dans le London Evening chronicles, elle saute sur l’occasion sans chercher à savoir exactement le profil du poste proposé. Las, au lieu de courir les champs de bataille ou les coulisses du parlement à la recherche de scoops, la voici coincée au dernier étage d’un immeuble à supporter la vindicte de Mrs Bird qui l’a a chargée d’une unique tâche : sélectionner les lettres des anglaises à qui elle aura l’honneur de répondre. Le problème c’est que cette femme très digne et conservatrice lui a fourni une liste tellement longue de sujets Indésirables qu’il ne reste pratiquement rien, à part discuter de la longueur de cheveux ou de l’inquiétude d’avoir perdu son chat. Pour Emmy c’est un crève-cœur que de mettre à la poubelle les messages de ces femmes qui s’inquiètent pour leur mari, de ces jeunes filles qui s’interrogent sur la conduite à tenir envers un jeune homme. Aussi, après avoir bien réfléchi et sans penser à mal, Emmy va se substituer à la redoutable Mrs Bird dont les hurlements pourtant terrifient tout le monde.
J’avoue que j’ai bien ri en lisant ce roman, par exemple lorsqu’Emmy se retrouve confrontée à la terrifiante dame et à sa liste de « mots et expressions qui ne seront ni publiés ni soumis à Mrs Bird pour réponse ». On rit aussi beaucoup quand l’auteur évoque la vie d’Emmy, ses déboires avec son fiancé, ses soirées avec sa meilleure amie. Mais pas seulement. AJ Pearce a su aussi restituer avec beaucoup d’authenticité le quotidien des londoniens pendant cette période et il y a quelques chapitres saisissants sur les bombardements nocturnes, notamment celui où Emmy tente de rejoindre le Café de Paris où elle a rendez-vous. On s’y croirait presque au milieu du hurlement des bombes qui s’abattent autour d’elle. Chère Mrs Bird est donc un roman plein de bonnes surprises qui aborde l’amitié, la force du peuple anglais qui a su résister à l’acharnement allemand, leur flegme et leur humour malgré la guerre et les morts. Je ne regrette qu’une chose c’est qu’il se termine aussi brutalement alors qu’il y a tant de choses laissées en plan. Doit-on comprendre qu’il y aura une suite ? Si c’est le cas je suis partante !

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Je suis certaine que vous connaissez tous la couverture de livre qui attire comme un appeau. Impossible de résister à cette comparaison quand on voit le titre "Mrs Bird" ... J'ai littéralement fondu sur ce roman, non pas pour le rose ( J'ai passé depuis quelques décennies la période "rose" où les petites filles, piétinant les idées féministes de leur mère, ne jurent que par cette couleur.) mais pour cette lettre postée à Cambridge en 1941. Le cachet de la poste, le timbre m'ont transportée en imagination lors de cette période de notre Histoire. Les mots "charme" et "humour british" sur la quatrième de couverture ont achevé de me convaincre. J'étais piégée pour mon plus grand plaisir.

Parfois cependant l'emballage est magnifique et le contenu beaucoup moins attrayant. J'ai eu un petit moment de flottement au début de ma lecture. L'utilisation très fréquente de majuscules a le don de m'horripiler, et AJ Pearce en use énormément. D'aucuns ne supportent pas l'usage abusif des points d'exclamation ou de suspension. Moi, mon exaspération se cristallise sur les majuscules. Il s'agit de tocs de lecteurs, mais ils parasitent souvent la fluidité de la lecture. Ici, je m'incline. Les majuscules ont leur raison d'être : exprimer l'enthousiasme juvénile des personnages principaux de cette histoire. Emmeline Lake et Marigold Tavistock (alias Emmy et Bunty), deux très jeunes femmes, partagent un appartement à Londres supportant avec une inconscience propre à leur âge les bombardements incessants. Elles sont amies depuis l'enfance et travaillent en attendant, ce qui à l'époque, est le seul moyen pour une femme de s'accomplir : le mariage. Leur joie de vivre malgré les circonstances s'expriment au travers de propos truffés de majuscules. Tout est sujet à s'enflammer : l'Amour, l'Amitié, l'Avenir.

Sur un malentendu, Emmy postule pour un emploi au London Evening Chronicle. Elle se voit déjà Reporter, autorisée à porter un pantalon pour couvrir des zones dangereuses. Il s'avère que l'annonce est pour un magazine hebdomadaire féminin, appartenant au même groupe que le journal d'informations. La jeune femme doit rabattre de sa superbe. Son statut d'Assistante Dactylo au Woman's Friend ne va pas assouvir sa soif d'aventure. Elle fait tout de suite la connaissance de sa "cheffe", Mrs Bird, une soixantenaire appartenant à la gentry, appréciant surtout les oiseaux quand ils sont empaillés et servent à orner ses chapeaux. Cette dernière délègue de nombreuses tâches mais a conservé un pré carré : la rubrique " Henrietta Bird vous Répond" où elle donne des conseils à des lectrices dans l'embarras. Très rapidement, Emmy se rend compte que les courriers exposant de vrais problèmes passent directement à la poubelle. Mrs Bird ne veut rien savoir du désarroi des femmes en temps de guerre. Pour elle, le seul comportement adéquat est de prendre sur soi et de respecter la bienséance. AJ Pearce nous donne à lire ces courriers, reflet de mentalités qui évoluent. Les hommes étant partis se battre, les femmes se retrouvent confrontées à des situations inédites, découvrant avec crainte et ivresse cette nouvelle liberté. Emmy ne peut se résoudre à abandonner ces femmes et entreprend de leur répondre en cachette, en usurpant l'identité de Mrs Bird.

Autour d'Emmy gravitent de nombreux personnages, qui contribuent à dresser le tableau d'un Londres ébranlé par la guerre. Il y a d'abord le premier cercle : les amis et parents de sa petite ville natale, Little Whitfield. Emmy et Bunty sont d'ailleurs fiancés à des garçons qu'elles connaissent depuis l'enfance, originaire du même endroit. Le deuxième cercle est professionnel. La jeune femme apprend à connaître l'équipe de rédaction du Woman's Friend tout en conservant les amitiés fortes nées à la caserne de pompiers de Carlton Street, où elle tient le standard plusieurs soirs par semaine. Sans la guerre, ce deuxième cercle n'aurait jamais existé et son destin aurait été tout tracé. L'auteur nous montre la façon dont la Seconde Guerre Mondiale a influé ainsi sur l'émancipation féminine.

J'ai trouvé ce roman touchant. Il restitue avec beaucoup de justesse le quotidien de jeunes gens confrontés à l'horreur de la guerre et pourtant avides de profiter de la vie. Leur fraîcheur, voire leur candeur, fait souvent sourire le lecteur. Ce livre montre très bien le rôle dévolu aux femmes en 1940 et leurs aspirations à occuper une place plus importante dans la société. Emmy et Bunty vont être éprouvés dans leur coeur et dans leur chairs et participer à leur manière à cette émancipation. Le contexte est dramatique et AJ Pearce ne le minimise pas. Pourtant le lecteur a souvent le sourire aux lèvres tant le personnage d'Emmy est drôle dans sa maladresse et ses tentatives pour déployer ses ailes. Elle se traite souvent de " grosse patate". L'on retient surtout sa fougue et la vivacité de son esprit.

Une lecture très plaisante

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Livre optimiste, joyeux, sur l'amitié, l'entraide pendant la guerre en Grande Bretagne, la vie des femmes restées au pays, leur désir d'émancipation. le tout est raconté avec humour, parfois un peu de naïveté qui va bien avec l'époque où les femmes n'étaient pas encore présentes dans trop de domaines, notamment professionnels, et qui découvraient une certaine liberté.
La vie à Londres sous les bombes, pendant la seconde guerre mondiale, est bien décrite et est un point fort du roman, avec l'héroïne, personnage attachant.
Le côté charmant du livre est donné par l'approche choisie par l"auteure, qui fait de son héroïne rêvant d'être reporter, une modeste employée d'un journal féminin, dans la rubrique "courrier des lectrices". Cette situation pas forcément choisie, mène à bien des situations cocasses, émouvantes, et/ou qui font sourire.
On suit avec intérêt cette jeune Emmy qui vit à une époque de guerre donc difficile mais paradoxalement intéressante pour les femmes car elle leur a fait toucher du doigt des métiers et donc une liberté qu'elles revendiqueront naturellement à la fin de la guerre.
L'écriture n'est pas marquée particulièrement mais est fluide, le roman se lit bien, et l'intérêt est maintenu car les personnages féminins (et masculins) sont attachants, courageux, et optimistes. Malgré tout, la fin est un peu rapide, pas vraiment fermée.
Un bon livre, un brin "feel good", de lecture agréable.
Merci aux éditions Belfond et à NetGalley pour la lecture de ce roman intéressant et distrayant.

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Merci à Netgalley et aux editions Belfond pour cette lecture pétillante. Car "Chère Mrs Bird" est un concentré de bonne humeur qui aborde aussi des sujets graves, et une période de l'histoire particulièrement tragique.

Nous découvrons Emmy, jeune fille londonienne qui essaie de construire sa vie dans une métropole bombardée quotidiennement par la Luftwaffe, et un fiancé au front. Rêvant de devenir correspondante de guerre, mais condamné à répondre au courrier des lectrices, Emmy est bien décidée à aider ses compatriotes féminines embourbées dans tout types de problèmes. Problèmes de coeur, de convenances, de générations, tout y passe. Et son avis parfois très moderne pour l'époque va l'entraîner dans des situations improbables.

Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce premier roman plus que prometteur, c'est le mélange d'émotions qu'il a su provoquer en moi. Je suis passé des éclats de rire à l'émotion en quelques tant on s'accroche aux personnages. Car en bon roman british, l'humour est plus que présent et il n'est pas rare de se retrouver à sourire malgré soi, tant les scènes cocasses se multiplient. Mais bien que très drôle et bien écrit, le drame n'est jamais loin ....

Ces jeunes femmes fortes , Emmy en tête, sont un véritable exemple de ces femmes qui subissait le pire, pendant la seconde Guerre Mondiale, mais qui était capable de mener leurs barques, avec courage, détermination et un amour de la vie immodéré. Un brin de féminisme qui trouve un écho très favorable actuellement, et en fait un roman à lire absolument!

Le roman est bien écrit, très séduisant avec des personnages très plaisants dont je me souviendrais surement longtemps .Alors merci!

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Avant toute chose, je tiens à remercier Netgalley et les éditions Belfond pour cette belle découverte.
Nous sommes à Londres, en 1940. La ville est bombardée par les avions d'Hitler. Nous suivons Emmeline, une jeune femme pleine de bons sentiments, prête à tout pour aider ceux qui lui sont chers mais aussi tous ceux qui l'entourent. Elle rêve de devenir journaliste, alors quand elle voit une annonce dans le journal disant que le London Evening Chronicles recherche une assistance, elle y voit une manière de concrétiser son rêve, celui de devenir reporter de guerre.
Le travail qu'elle décroche n'est pas exactement ce qu'elle attendait: elle sera finalement l'assistante de Mrs Bird, une femme acariâtre qui tient la chronique; Mrs Bird vous répond.. Emmeline se retrouve à sélectionner des lettres sans grand intérêt, car Mrs Bird a des consignes très strictes: tout ce qui peut être subversif est interdit. Emmeline va donc tenter d'aider les lectrices à sa manière.
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce roman. Je l'ai trouvé très bien écrit, très fluide. Les personnages sont attachants et très vite on a l'impression de faire partie de leur groupe d'amis. Nous accompagnons Emmeline dans sa quête de vérité, dans son envie d'indépendance, dans sa manière de se battre contre les convenances et contre ses aînés.
C'est une lecture très agréable, qui m'a permis de passer un moment délicieux. Je le conseille vivement!
Vous passerez par tous les sentiments, du rire aux larmes, du mécontentement au soulagement! Un roman à découvrir de toutes urgences.

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Une petite histoire qui pourrait être simplement charmante, mais qui prend de la densité par le fait qu'elle se déroule à Londres pendant le Blitz.
L'héroïne rêve de devenir reporter dans un grand quotidien. Par un concours de circonstances, elle intègre le secrétariat d'une revue vieillissante, avec pour mission le tri du courrier des lecteurs adressé à la rédactrice en chef, la terrible Mrs Bird.
La jeune Emmy ne pourra évidemment pas rester insensible aux appels désespérés des lectrices, et transgressera les consignes de travail en toute bienveillance...
Cet partie du roman, à la fois, drôle, touchante et très prévisible est la partie la plus gaie, car Emmy participe également à l'effort de guerre en tant que standardiste de nuit dans une caserne de pompiers.
Et c'est tout le talent de A. J. Pearce, dans ce premier roman, de réussir à nous faire sourire dans un contexte où la menace, la détresse, l'impuissance et la mort rôdent au coin de la rue.
La personnalité enjouée et sincère du personnage principal donne le ton de cette histoire facile à lire et remplie d'émotions. Entre les risques pris dans son travail, les dangers des bombardements, et les préoccupations amenées par les personnages secondaires, une vraie tension s'installe dont l'acmé pourrait bien surprendre.
Alors oui, on peut classer" Chère Mrs Bird" dans la catégorie des "feel good books"car on y trouve de l'amour, de la joie, de la résilience, et un personnage qui donne une certaine saveur à la vie, mais avec un petit supplément d'âme, le souvenir d'une humanité en lutte pour le bien et la justice, quel qu'en soit le prix.
Le roman à emporter sur la plage cet été.

Un petit bémol cependant quant à la traduction, parfois décalée, sans que cela nuise cependant à la lecture.
Et un grand merci aux Editions Belfond et à Netgalley.

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Qui ne serait pas attiré par cette couverture indiquant sur une lettre la date du 3 Nov 1941, Indiquant la période de la seconde guerre mondiale? je l'ai été et d'autant plus après la lecture de la quatrième de couv'. L'histoire se déroule à Londres en 1940 pendant les bombardements aériens de l'armée allemande, toutes les nuits des bâtiments sont ravagés par les flammes, toutes les nuits la mort rôde. Les habitants de Londres restent pourtant dignes et ne se laissent pas abattre, la vie continue et certains d'entre eux s'engagent pour aider au mieux la population. C'est le cas d'Emmy qui en attendant de réaliser son rêve de devenir correspondante de guerre est secrétaire et aide quelques nuits par semaine à la caserne des pompiers en tenant le standard et notant les appels à l'aide suivant les bombardements. C'est dans cette même caserne qu'officie William le fiancé de sa meilleure amie Bunty
Un jour dans le London Evening Chronicle paraît une annonce, on recherche une assistante, c'est la chance de sa vie, Emmy répond immédiatement à l'annonce et reçoit un coup de fil pour un entretien. La voilà qui rêve déjà d'interview, d'espions et de secrets d'état mais le fait est qu'après avoir accepté l'emploi et démissionné de son poste de secrétaire Emmy se retrouve assistante dans un petit bureau d'un magazine féminin où le courrier lecteur l'attend. Sous les ordres de Mrs Bird, cette femme rigide et pleine de principes, et de ses sujets inacceptables (amour, sexe, adultère, maternité...), Emmy devra faire la part des choses: doit-elle obéir et laisser ses appels à l'aide sans réponse ou au contraire sauver ses lectrices qui ne demande que quelques conseils? car parmi les lettres qui sont censées finir dans la corbeille celle d'une jeune fille de dix-sept ans l'émeut particulièrement. Faisons une entorse au règlement, elle répondra à cette lettre. S'en suit alors un drôle de jeu de cache cache.

Les femmes sont au centre de ce roman, loin de faire dans le dramatique l'auteure nous emmène dans une belle aventure à travers les rues brisées de Londres et les cœurs brisés des londoniennes. Malgré tout Hitler n'aura pas le dernier mot, le courage est de mise et l'optimisme doit être le mot d'ordre. Avec son côté drôle le roman aborde tout de même le côté négatif de cette guerre avec les restrictions, ses bombardements incessants et la mort, l'auteur décrit des rues en ruines où il n'est plus possible de distinguer son chemin, plus de repères, plus de vie.
Les personnages sont attachants, on s'imprègne des lieux et de leur vie facilement, la guerre ne gâche pas la joie de vivre et le bonheur des petits riens, la vie continue alors faisons avec ce que l'on a sous la main. J'ai beaucoup apprécié ce voyage dans le passé sous les bombes, le style est simple donc la lecture aisée, cet hommage aux femmes qui ne combattent pas au front mais qui livrent tout de même un combat tout aussi épuisant n'est pas pour me déplaire si en plus notre héroïne est pleine d'entrain et de joie de vivre il ne manque rien pour passer un bon moment.

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Le livre qui rend fière d'être féministe
Emmy en est persuadée: elle va enfin devenir journaliste! Mieux, correspondante de guerre, à Londres, durant la Seconde Guerre Mondiale. Hélas, son champ de bataille est modeste: un micro-bureau où s'accumule le courrier du cœur. On a adoré ce roman vintage, ses personnages désuets et son ode au féminisme avant l'heure. Si Emmy et ses copines ne vont pas au front, elles font de la résistance à leur manière: en continuant à s'amuser au mépris des bombes, en s'entraidant… Et surtout en répondant à celles qui écrivent au journal, malgré des demandes osées… Et ce, dans le dos de Mrs Bird, la rédactrice en chef très coincée… Une jolie plongée dans la presse féminine de l'époque, considérée comme légère alors qu'elle aidait réellement les femmes en traitant de sujets tabous. Mais… cela a-t-il réellement changé?

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Emmeline, alias Emmy, rêve depuis toujours d'être reporter de guerre. Alors qu'elle envoie sa candidature pour un poste au Evening Chronicles, elle croit être près de réaliser son rêve. Ce n'est que lors de sa première journée de boulot, qu'elle réalise qu'en fait elle sera assistante pour le magazine féminin Woman's Friend. Faut bien commencer quelque part n'est-ce pas? Au moins, elle est déjà dans la bâtisse!

Le poste d'assistante n'est pas tout à fait ce qu'elle espérait. En réalité, elle se voit dans l'obligation de trier le courrier de Mrs Bird. Les lectrices lui envoient leurs Problèmes et Mrs Bird leur répond mais pour Emmy, c'est tout un travail de sélection qui l'attend. Car voyez-vous Mrs Bird est, disons, assez intransigeante et n'accepte que le courrier de Gens Fréquentables. Plusieurs sujets sont à proscrire... presque tous en fait!

Du coup, Emmy prend le sort de ces jeunes, et moins jeunes, femmes sur ses épaules. Elle subtilise les lettres et répond à ces lectrices en cachette. Elle va même jusqu'à échanger les textes de Mrs Bird qui seront à paraître au magazine... croyez-vous qu'elle s'en sortira indemne?

Au cours de ces jours qui passent, la guerre continue et toutes les nuits les bombes fauchent des vies. Entre son bénévolat à la caserne de pompiers, son boulot et le mariage de sa meilleure amie Bunty, Emmy tente d'aider son prochain, mais y parviendra-t-elle sans y laisser des plumes?

Au premier abord, l'auteure nous situe bien le contexte dans lequel évolue notre protagoniste. Nous sommes au début de la Deuxième Guerre mondiale et Hitler tente carrément de détruire Londres et ses environs. L'auteure nous expose également avec beaucoup de justesse le vécu de ces femmes qui attendent leur mari, leur fils partis à la guerre. Ses mêmes femmes qui restent à la maison et qui font tout ce qu'il leur est humainement possible de réaliser afin d'aider la communauté à passer au travers de ces heures sombres.

Le personnage d'Emmy m'a touchée par sa simplicité, mais également par sa détermination. Il y a quelque chose d'à la fois naïf et de courageux. Nous sentons à quel point elle est authentique et sincère. Son souci pour les autres m'a fait du bien! J'ai particulièrement apprécié l'amitié qui l'unit à son amie Bunty.

Les moments où l'auteure nous décrit les événements entourant cette horrible guerre sont puissants de réalisme. Ce qui rend ce roman encore plus touchant et bouleversant! Il nous est impossible de rester insensible face à tout cela. Heureusement qu'il y a cette chère Emmy pour ajouter un peu de légèreté et nous faire sourire.

Également, l'auteure a une plume assez singulière. Elle aime bien utiliser les majuscules afin de faire ressortir les émotions. Surtout pour les expressions de cette chère Mrs Bird. Ce personnage caractériel et haut en couleur m'a fait rire plus d'une fois.

En ce qui concerne la fin, je dois dire que je suis un peu déçue. Je ne sais pas trop quoi en penser. Il me semble que certains éléments sont restés en suspens. Est-ce que l'auteure prévoit écrire une suite? Il me semble que cela serait tout à fait logique. J'aimerais savoir ce qu'il adviendra de la relation qui s'est établie entre Emmy et Charles. Et qu'adviendra-t-il finalement du Woman's Friend? Définitivement, je suis restée sur ma faim...

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On en parle de cette couverture de malade ? J’avoue j’ai craqué dessus avant de lire le résumé et rien que pour ça je voulais acheter le bouquin ! Entre temps, j’ai vu qu’il était disponible sur Netgalley… Merci aux éditions Belfond pour cette lecture.
Je dois avouer qu’après avoir refermé ce livre, j’étais perplexe… et déçue. J’avais un sentiment d’inachevé et j’étais sur ma faim… Pourtant j’avais vraiment apprécié ma lecture mais cette fin m’a complètement déstabilisée. J’ai même commencé à rédiger une chronique plutôt négative malgré tous les points positifs qui m’avaient charmée. Et puis, j’ai compris qu’il s’agissait d’un premier tome et que l’auteure était justement en train d’écrire la suite. Et là tout a changé dans ma tête !

Le personnage principal, Emmy, est très attachant. Rêvant de devenir reporter de guerre, elle accepte un poste d’assistante dans un magazine sans comprendre qu’il s’agit en réalité d’un magazine féminin. Se rendant compte de son erreur, elle va tout de même mettre un point d’honneur à aider ces femmes qui écrivent à cette « Chère Mrs Bird », une femme odieuse au passage. J’ai aimé sa maladresse, sa gentillesse, sa naïveté mais surtout sa générosité. C’est une femme au grand cœur qui m’a touchée. Elle décide de participer à l’effort de guerre à sa manière : en travaillant comme standardiste dans une caserne d’une part et en conseillant ces femmes laissées seules.

L’ambiance particulière qui se dégage de ce roman m’a séduite. L’auteure traite avec brio et humour de la résistance féminine lors de la seconde guerre mondiale. L’atmosphère est très légère au départ mais s’assombrit au fil des pages. Cette histoire qui pouvait paraitre superficielle de prime abord se révèle beaucoup plus profonde et aboutie…

La plume de l’auteure est douce et légère mais surtout très drôle. Les touches d’humour dédramatisent le récit. La guerre n’est pas au centre du roman, j’ai même eu tendance à oublier ce contexte. L’auteure se concentre sur ces femmes, réelles actrices de l’ombre en pleine émancipation.

Ce livre vaut le coup d’être découvert, notamment pour les messages qu’il véhicule. L’atmosphère qui se dégage est envoutante et enivrante. Je n’ai pas lu « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patate » auquel ce roman est comparé mais j’ai bien envie de le découvrir. Le dénouement appelle à une suite que j’ai hâte d’avoir entre les mains.

L’auteure nous livre avec beaucoup d’humour l’histoire d’Emmy qui décide de se rendre utile, et de résister à sa façon. L’histoire, beaucoup plus profonde qu’elle n’y parait, m’a charmée. J’ai hâte de retrouver la jeune Emmy au caractère bien trempé !

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Au départ, c’est la couverture qui m’a fait craquer. Je n’ai jamais lu Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, aussi, je ne savais pas à quel type de livre m’attendre.

Alors qu’Emmy croyait avoir décroché un poste de reporter de guerre, son travail consiste à sélectionner pour la redoutable Mrs Bird, les courriers des lectrices qui recevront une réponse. Mais attention, certains thèmes et mots sont complètement bannis par la rédactrice en chef. Emmy, malgré le risque, décide d’aider les personnes en détresse.

Alors que ce roman, au premier abord, paraît léger, il devient de plus en plus profond au fil des pages. Emmy, comme d’autres femmes en période de conflit, veut participer à l’effort de guerre. Pour cela, elle est standardiste pour les pompiers. Ce livre m’a fait découvrir le rôle et le sauvetage effectué par les soldats du feu dans cette période tragique. Je n’avais jamais réfléchi au sujet, ni lu de livres traitant de ce thème.

Notre héroïne, avec l’insouciance de la jeunesse, veut aussi aider les femmes qui se tournent vers le courrier du cœur pour parler de problèmes qu’elles ne peuvent évoquer avec leur entourage. Les lettres qui figurent dans le roman montrent les préoccupations de cette époque, dans un monde féminin en pleine évolution. Certaines lettres font sourire, d’autres sont émouvantes.

L’histoire se passe pendant le blitz anglais. Deux événements m’ont particulièrement touchée, c’est à ce moment-là que j’ai compris que ce livre n’était pas qu’un roman feel-good. Je ne vous révélerai pas ces passages, afin que vous puissiez vous aussi les ressentir.

L’auteure parle de la vie sous les bombardements. La population veut continuer à s’amuser, à sortir, montrer à Hitler qu’il n’a pas détruit leur envie de vivre. Ces réactions m’ont fait penser à ce qui a été dit après les attentats de Paris, en novembre 2015, qu’il fallait continuer à aller en terrasse, etc. pour ne pas laisser gagner le terrorisme. Aussi, lorsque des drames se produisent, le livre gagne en intensité.

J’ai beaucoup aimé les personnages. Emmy, bien sûr, qui avec les ailes de la jeunesse et une très grande sensibilité, n’écoute que son cœur pour apporter du soutien à ceux qui en ont besoin, parfois avec maladresse. Sa meilleure amie Bunty est une jeune femme courageuse et attachante. J’ai aimé d’autres personnages que je vous laisse découvrir.

Bien que Chère Mrs Bird ne fasse pas partie de mes lectures habituelles, j’ai passé un bon moment avec cette histoire. C’est un roman charmant, pétillant, solaire et plein d’humour, avec également des moments intenses. C’est une petite sucrerie comme le laisse penser sa magnifique couverture.

Pour aller plus loin

Vous pourriez être surpris par les nombreuses majuscules qui émaillent ce livre. En fait, l’auteure s’est inspirée de la presse de l'époque, qui utilisait beaucoup de majuscules.
La fin du livre peut sembler inachevée. En fait, A.J Pearce est en cours d’écriture de la suite.

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Londres, 1941. Emmy 24 ans veut devenir reporter de guerre. Elle va penser décrocher un poste de rêve au London Evening Chronicles mais c’est un poste d’assistante à la rédaction du magazine féminin Women’s Day qui lui est offert. Emmy doit répondre aux lectrices qui s’adressent à Mrs Bird. Mais attention, la terrifiante Mrs Bird est très stricte, et seules les demandes les plus vertueuses auront une réponse. La jeune journaliste refuse de laisser ses concitoyennes en mal d’amour et de soutien amical et va vouloir faire quelque chose pour elles.

J’ai été tout de suite attirée par la couverture de ce livre et quand j’ai vu qu’il s’agissait d’un livre de la collection Le Cerble Belfond, j’ai eu encore plus envie de le lire. J’ai en effet lu plusieurs livres de cette collection et n’ai jamais été déçue.
Je remercie donc chaleureusement Netgalley et les éditions Belfond pour cette lecture que j’ai vraiment beaucoup aimée !

J’ai donc plongé dans ce livre en me disant qu’il était parfait pour moi et je ne me suis pas trompée, j’ai adoré cette lecture.
Le contexte historique de le seconde guerre mondiale à Londres avec le blitz est à la fois bien retranscrit et présent sans trop l’être. En effet on ressent à travers le récit l’urgence et la peur face aux bombardements et en même temps on se rend compte à quel point cela fait désormais parti de la vie quotidienne des gens et qu’ils ne peuvent pas s’arrêter de vivre pour autant. Ainsi, il n’est pas question que de cela, même si les bombardements ne sont jamais loin.
On aborde également par petite touches le rationnement et la place des femmes dans cette société « sans hommes » qui évolue donc doucement. On parle aussi de leur participation à l’effort de guerre : Emmy par exemple tient le standard des pompiers à mi-temps.
L’évolution de cette société et de la condition de la femme de l’époque transparait aussi grâce aux lettres envoyées à l’intention de Mrs Bird et lues et triées par Emmy, notre protagoniste. Ces lettres font apparaître le quotidien et les préoccupations féminines, des plus graves aux plus triviales.
Et c’est ce que j’ai adoré, l’auteure réussit à trouver un parfait équilibre entre le drame et la légèreté. Malgré la guerre, le contexte donc difficile de ce récit, l’auteur réussi à donner un ton léger et à nous donner le sourire.

J’ai beaucoup apprécié et me suis attachée au personnage d’Emmy, c’est une jeune femme ambitieuse et enthousiaste. Elle rêve devenir correspondante de guerre. Elle est à la fois déterminée à travailler dur et un peu naïve, elle ne sait pas vraiment ce qu’il l’attend même si elle est désormais presque habituée aux bombes. Lors de son entretien pour obtenir un poste qu’elle pense être au London Evening Chronicles, elle ne pose aucune question, se laisse déborder par son exaltation et c’est finalement un poste d’assistante à la rédaction du magazine féminin Women’s Day qui est en jeu. Elle ne fera que retranscrire des lettres assez expéditives et impersonnelles rédigées par la terrifiante Mrs Bird. Emmy veut bien faire mais est hésitante et parfois maladroite, aussi bien pour protéger sa meilleure amie Bunty que dans son travail. C’est aussi et surtout une force tranquille, qui peut ne pas être sure d’elle, mais qui va faire tout son possible et de son mieux.

C’est un roman plein d’humour, très bien équilibré entre le drame et la légèreté. On passe vraiment un très bon moment et on en ressort avec le sourire. J’ai adoré !

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Ce roman, au premier abord, a de bonnes chances d'être apprécié. Déjà, il fait partie de la collection du Cercle des Éditions Belfond - garantie de lectures plus qu'appréciables - et une légère allusion "Au cercle des amateurs d'épluchures de patates" de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows a fait le reste.

Londres, 1941. Emmy rêve de devenir reporter de guerre pour un grand journal londonien, alors lorsqu'elle reçoit une offre pour travailler au London Evening Chronicles, elle ne se sent plus de joie. Sauf que le soufflé retombe très vite, lorsqu'elle découvre la teneur de son nouvel emploi: répondre de façon sèche et expéditive aux courriers des lectrices adressés à Mrs Bird, la glaciale et austère rédactrice en chef. Mais la jeune femme ne peut se résoudre à abandonner des femmes restées seules au pays pendant que leur mari est au front, quitte à...

Emmy est une jeune femme déterminée, prête à devenir reporter de guerre, alors ce n'est pas une vieille et froide rédactrice en chef qui va lui faire peur! La jeune femme, comme le lecteur peut s'en douter dès la quatrième de couverture - ce n'est pas bien de lire les quatrièmes de couverture d'ailleurs! - décide alors de répondre à tous les courriers rejetés par Mrs Bird parce qu'ils ne sont pas assez comme il faut, respectant moins la morale du bien-pensant. Mais ces lectrices placent leur confiance dans une inconnue, elles lui livrent pour certaines de lourds secrets. Emmy découvre alors des femmes perdues face à ce chamboulement qu'est la guerre, abandonnées, indécises, ayant fait des erreurs de jugements plus ou moins conséquentes, et elle va leur répondre.

Emmy est pleine d'enthousiaste, empathique et courageuse. Elle insuffle un vent d'optimisme au récit, qui par son contexte, n'est pas des plus drôle. La plume d'A. J. Pearce est fluide et enjouée. Elle alterne les aspects historiques de la seconde guerre mondiale et des bombardements sur Londres, avec des tranches pleines d'un humour léger qui réchauffe le cœur. Les personnages sont attachants, et les pages se tournent toutes seules. D'ailleurs un petit chapitre en plus n'aurait pas été de refus... (...)

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Londres, 1941. Emmy Lake est une jeune femme d’une vingtaine d’années qui a une ambition dans la vie, devenir reporter de guerre. C’est donc avec une joie certaine qu’elle postule pour une place, pensant postuler pour un grand journal. Mais elle se rend compte de son erreur quand elle se retrouve dans un journal féminin et plus particulièrement au service courrier des lectrices. Ces dernières adressent leurs questions à la rédactrice en chef, Mrs Bird, qui possédant des principes moraux extrêmement strictes, ne daigne pas prêter attention à toutes les missives. Qu’à cela ne tienne, Emmy, touchée par certaines lettres de désespoir, décide de leur répondre en empruntant illégalement le nom de sa rédactrice en chef…

Ce qui m’a frappé en premier lieu en lisant ce livre de A.J. Pearce, c’est la légèreté du ton employé. On est loin des récits tragiques propres à l’époque. Ici, on suit l’optimisme débordant et communicatif d’Emmy. Cette dernière est loin d’être l’écervelée qu’on pourrait la prendre. Certes, elle est impulsive et rêveuse, mais bien souvent, la réalité de la vie et des événements qu’elle est amenée à vivre et à subir la font descendre rapidement sur terre et lui donne une certaine maturité. Elle reste généreuse et courageuse, preuve en est son engagement dans l’effort de guerre et sa décision d’aider coûte que coûte ses lectrices délaissées par la terrible Mrs Bird. Ces décisions sont souvent prises sur un coup de tête mais elle les assume jusqu’au bout.

Bien souvent, on oublie l’époque du récit, l’auteur parvenant à introduire des moments de calme et de joie dans son roman. Malheureusement, la réalité revient tout aussi vite au rythme des bombes qui pleuvent sur Londres. Ainsi, à travers le ton enjoué et optimiste du livre, on découvre malgré tout la vie vécue par les Anglais lors du blitz et le courage dont ils ont su prendre pour ne pas courber l’échine malgré les bombes et les souffrances endurées.

Mrs Bird m’a fait penser à la rédactrice en chef dans le livre Le Diable s’habille en Prada. Tyrannique avec ses subordonnées, elle se montre hautaine, fière et parvient à maintenir son entourage dans une crainte constante, à l’image de son assistante qui courbe l’échine dès qu’elle entend sa voix. Elle est aussi d’une hypocrisie à toute épreuve. Elle est la caricature parfaite des femmes de haut rang qui sont partagées entre l’aide aux oeuvres de charité pour l’extérieur et leurs principes moraux rigides qui les font exclure de leur vie (ici les lettres) tout ce qui peut les entächer, sans prendre en compte les souffrances d’autrui qu’on ressent dans les différentes missives et qui ont su toucher le coeur d’Emmy.

J’ai beaucoup aimé Chère Mrs Bird. A travers la vie d’une jeune londonienne, c’est le reflet de toute une société, plongé dans un contexte difficile et violent, qui est mis en avant. Certes, Emmy peut agacer par moments par ses exubérances, mais elle reste néanmoins très attachante et représente tout un pan de la jeunesse anglaise participant à l’effort de guerre pour leur pays sans en oublier pour autant de vivre et d’espérer des jours meilleurs.

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Vrai feel good book, ce roman vous transporte, vous émeut grâce à un personnage principal plein de vie.

Malgré un contexte historique fort, l'auteur nous livre un roman vif et léger.

Il fait partie de ces romans qui nous laissent le sourire au livre un fois refermés

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omment ne pas se laisser séduire par ce premier roman que l’on compare avec le ô combien adoré “Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates” de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Cette comparaison est à mon sens, une erreur de communication car l’attente du lecteur ne sera pas satisfaite, il est impossible de rivaliser avec cet excellent, original et inédit roman.

Toutefois, la lecture est très agréable et ce, malgré le contexte historique tragique grâce au personnage d’Emmy qui donne du nerf au récit par son charisme, sa volonté, son courage et son goût viscéral de la rébellion. Elle résume à elle seule, le combat mené par toutes ces femmes durant la guerre qui ont lutté pour se faire une place dans le monde machiste du travail.

C’est un livre comme on dit “so british” dont l’histoire commence comme un bonbon à la fraise et qui se pimente au fur et à mesure de la lecture. L’auteur y aborde des sujets graves tels que la vie à Londres durant la 2nde Guerre Mondiale pendant le Blitz tout en gardant sa plume trempée dans l’encrier de l’humour anglais.

Roman distrayant autant qu’instructif, c’est le roman de l’été.

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J'ignore pourquoi ce roman est comparé au Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates car ça n'y ressemble pas du tout. Mais l'ambiance et les personnages sont tout aussi réussis !
Un rendez-vous en toute simplicité, entre tendresse et émotion.

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