La Loi du Phajaan

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Date de parution 6 sept. 2017 | Archivage 2 févr. 2018

Résumé

Dans la famille de Kiet, on est dresseur d’éléphants de père en fils. Le jour de ses dix ans, Kiet part avec son père et des chasseurs pour capturer son premier éléphanteau. Pendant plusieurs jours, l’enfant participe au « Phajaan », une méthode de dressage traditionnelle particulièrement cruelle qui marquera à jamais le jeune garçon…

Dans la famille de Kiet, on est dresseur d’éléphants de père en fils. Le jour de ses dix ans, Kiet part avec son père et des chasseurs pour capturer son premier éléphanteau. Pendant plusieurs jours...


Note de l'éditeur

Jean-François Chabas, auteur majeur de la littérature jeunesse contemporaine engagé en faveur de la protection des animaux, livre un récit puissant et émouvant qui défend avec subtilité et vigueur la cause des éléphants.

Jean-François Chabas, auteur majeur de la littérature jeunesse contemporaine engagé en faveur de la protection des animaux, livre un récit puissant et émouvant qui défend avec subtilité et vigueur la...


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Didier Jeunesse soutient EVI (Eco Volontaire International), une association dont le but est d'intervenir pour la protection des animaux sauvages et de l'environnement dans le monde, ainsi que de consolider un lien respectueux entre les humains et la nature.

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Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782278085699
PRIX 13,50 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

J'ai été très touchée par cette histoire. Kiet nous raconte ses souvenirs et on est complètement immergé dedans. C'est un sujet fort et important à aborder, et je suis contente de le voir traité dans un livre jeunesse. Nos enfants sont notre avenir, et le changement de nos comportements passe par eux. Une magnifique lecture à mettre aussi dans les mains des adultes.

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Kiet est un jeune garçon né en 1953 dans une famille de dresseurs d'éléphants, mahout, de père en fils.
Le jour de ses 10 ans est marqué par la capture de son éléphanteau nomméSura (brave). Kiet se rend compte de sa sensibilité à l'égard de ses majestueuses bêtes alors que les hommes de sa famille sont froids et cruels.
S'ensuit le Phajaan, une période de dressage et de soumission qui prend la forme d'une violente torture afin de rendre l'animal docile et le ramener au village. Ce rituel va profondément marquer Kiet et annoncer sa rébellion 5 ans plus tard.

Le récit à la première personne m'a beaucoup plu notamment la manière enfantine de raconter les évènements au début puis le regard distancié d'un homme la soixantaine passée qui a pris conscience très jeune de l'importance de respecter l'animal en en faisant son égal.
Les descriptions sont glaçantes, on peut ressentir l'effroi, la colère et la douleur par les mots qui tranchent avec justesse.
L'auteur fait intelligemment prendre conscience au lecteur que les animaux, en particulier les éléphants, ont une sensibilité, une mémoire et ressentent la souffrance de la même manière que les êtres humains.

"La nature humaine est ainsi faite : lorsque l'homme a rencontré pour la première fois ces immenses créatures, si puissantes, après son effroi originel, il a dû presque aussitôt se dire qu'il serait merveilleux de s'en faire un allié dans ses carnages les plus féroces."

"Le plus sacré de tous les devoirs d'un être humain : savoir refuser de faire quelque chose d'indigne."

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Jean-François Chabas, auteur majeur de la littérature jeunesse contemporaine engagé en faveur de la protection des animaux, livre un récit puissant et émouvant qui défend avec subtilité et vigueur la cause des éléphants. La loi du Phajaan, son nouveau roman coup de poing à paraître le 6 septembre aux éditions Didier Jeunesse, dénonce et condamne les mauvais traitements infligés aux éléphants d’Asie au nom d’une méthode ancestrale de dressage particulièrement cruelle. Parce qu’il y est question de torture animale dans ce qu’elle a de pire, c’est une lecture à conseiller à un public averti, à partir de 10 ou 11 ans.
« J’ai accompli la basse besogne qui demeure aujourd’hui, alors que j’ai soixante-quatre ans, la plus grande honte et le plus immense chagrin de toute mon existence. Comment décrire le phajaan sans provoquer, chez ceux qui en entendent parler pour la première fois, incrédulité et répulsion ? »
L’intrigue en flux tendu, concentrée sur un unique flash-back, fait toute la lumière sur cette pratique de dressage méconnue et toujours en vigueur aujourd’hui. L’histoire de Kiet et de Sura, son éléphant, ne laissera personne indifférent ! Elle fera passer les lecteurs, qu’ils soient petits ou grands, par toutes sortes d’émotions : honte, colère, dégoût, ou incompréhension. 
La loi du Phajaan est une lecture nécessaire, qui agit comme un véritable électrochoc et marque profondément la conscience de celui qui le lit !
« On n’a pas deux cœurs, l’un pour l’homme, l’autre pour l’animal. On a du cœur ou on n’en a pas » Alphonse de Lamartine.
Pour information, Didier Jeunesse soutient l’action de EVI (Eco Volontaire International), une association dont le but est d’intervenir pour la protection des animaux sauvages et de l’environnement dans le monde, ainsi que de consolider un lien respectueux entre les humains et la nature.

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Lorsque Kiet livre son récit au lecteur c'est déjà un vieil homme qui se remémore un moment particulièrement traumatisant de sa vie : celui où il a dû suivre son père pour capturer Sura, un jeune pachyderme destiné à devenir « son » éléphant. À l'époque, Kiet est alors âgé de dix ans:c'est un garçon sensible qui refuse d'accepter son destin , pourtant tout tracé:issu d 'une lignée de mahouts (« dresseurs » d 'éléphants) , il doit s'en montrer digne en pratiquant lui aussi le Phajaan. Soumis à un père maltraitant, il n'ose l'affronter et se reprochera toute sa vie de ne pas s'être opposé à lui de manière plus virulente.
Jusqu'à la lecture du dernier roman de Jean-François Chabas, j'ignorais absolument tout du dressage des éléphants sauvages et je n'avais même jamais entendu parler de ce fameux Phajaan qui consiste à briser la volonté d'un pachyderme en lui faisant subir d 'interminables tortures.
La lecture de ce roman m'a donc permis d'accéder à de nouvelles connaissances grâce à cet ouvrage très documenté au vocabulaire spécifique très riche. Mais La Loi du Phajaan m'a surtout amenée à une prise de conscience révoltante:la plupart des éléphants sauvages aujourd'hui dressés pour charrier du bois, promener des touristes ou effectuer des tours et autres jonglages ont subi des privations et des traitements atroces , infligés par des êtres qui n'ont d' « humains » que le qualificatif,largement usurpé au vu des circonstances.
La force de ce roman est qu'il est efficace sans pour autant tomber dans un voyeurisme dérangeant.Les scènes de tortures ne sont jamais décrites car La Loi du Phajaan est avant tout un roman destiné à la jeunesse, ce que l'auteur n'oublie jamais.Avec talent et subtilité, Jean-François Chabas suggère plus qu'il n'explicite ce que les éléphants sauvages subissent et ressentent lors de ces « dressages », et fait de Kiet, son héros pétri de remords, le porte parole de ces animaux meurtris.
Pour conclure, La Loi du Phajaan est un roman saisissant, à conseiller aux jeunes générations mais aussi à tous ceux jeunes ou moins jeunes, qui se préoccupent un tant soit peu de la défense de la cause animale.

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En voilà un livre intéressant sur lequel je me suis jetée lorsqu'il a été proposé par NetGalley ! Je connaissais déjà l'horrible méthode du Phajaan mais j'étais curieuse de lire ce livre qui justement, sensibilise à cette pratique.

La méthode du Phajaan consiste à briser la volonté d'un éléphant pour le rendre "docile" et le contraindre à toutes sortes de choses. Pour cela, les "dresseurs" ont un bâton à pique qu'ils enfoncent dans les endroits très sensibles de l'éléphant, entre autre. Pour ne pas heurter la sensibilité de tous, je n'en dirai pas plus.

Ce livre nous met en garde justement contre ses pratiques absolument horribles, sans trop nous décrire les tortures, pour que tout le monde puisse le lire. J'ai beaucoup aimé le message transmis, qui va au delà de la technique du Phajaan. On nous sensibilise aussi au tourisme irresponsable, à l'environnement mais aussi au droit de dire "non" à une majorité lorsque l'on trouve que cela n'est pas normal.

Je n'ai pas été particulièrement fan du style d'écriture. Cependant je pense que ce livre devrait être lu de tous ! J'aurai voulu que ce livre soit plus long, pour aller plus loin car on ne fait qu'effleurer plusieurs sujets importants.

Il faut savoir que cette méthode existe toujours à l'heure actuelle. Alors si vous vous rendez en Asie et que l'on vous propose de faire un tour d'éléphant, aussi tentant que cela puisse paraître, je vous en prie refusez. Proposez plutôt votre aide aux associations qui recueillent ces majestueuses bêtes où vous pourrez vous en occuper ! Et cela vaut pour beaucoup d'autres situations, où nous touristes, participons à des pratiques affreuses sans en avoir conscience.

En bref, je pourrai vous parler des heures de ce genre de sujet mais si vous en avez l'occasion : lisez ce court roman, surtout si vous ne connaissez pas le sujet. Vous n'en ressortirez que plus sensibilisés au monde qui vous entoure et à ses réalités.

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Kiet est le narrateur de ce roman. Il explique au lecteur comment, alors qu’il était âgé de 10 ans, sous la direction de son père, il a participé à la capture de son premier éléphanteau. Mais le capturer ne suffit pas. Il faut le rendre obéissant. Et pour cela, on procède au Phajaan, un rituel particulièrement violent. Après avoir été séparé de sa mère, l’animal est attaché et subit durant plusieurs jours la faim, la soif, ainsi que de nombreuses violences physiques. Le lecteur se rend compte que ces agissements traumatisent l’éléphant, mais aussi l’enfant qu’était Kiet à ce moment-là. Ce dernier est contre tout cela, mais son éducation, sa culture, font qu’il obéit malgré tout à son père. C’est un récit très dur, où, malgré l’âge avancé du narrateur, on sent cette blessure d’enfant, bien présente, cette culpabilité d’avoir dû nuire à un animal qui l’a rongée toute sa vie durant. Mais c’est aussi une très belle histoire d’amitié entre un humain et un éléphant.

En dénonçant cette brutalité, cette monstruosité envers les éléphants, Jean-François Chabas montre aussi grâce à Kiet que les mentalités peuvent changer, évoluer dans le bon sens. Fort et émouvant, beau et dur à la fois, ce texte remue les consciences, avec pour but de faire cesser ces pratiques honteuses et inhumaines, pointant aussi du doigt les touristes, qui bien souvent, ignorent ce qui se cache derrière l’asservissement de ces pachydermes sur lesquels ils montent pour des promenades.

Voilà un très beau plaidoyer pour la cause animale et la vie sauvage.

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Une lecture coup de poing qui vous retourne le cœur et le cerveau. Ce roman sans concession nous mène à travers les souvenirs d'un homme rongé par la culpabilité : il nous raconte comment, au début du siècle, on allait capturer de jeunes éléphants pour en faire des bêtes de somme. Cruauté, torture, rien n'est épargné au lecteur qui remet en question non seulement son rapport à la cause animale, mais aussi ses actions vis à vis du monde et de son équilibre. Un roman écologique et essentiel!

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Attention, je tiens à vous mettre en garde tout de suite : ce roman a été publié chez Didier Jeunesse mais il n'est pas à mettre entre toutes les mains. En tout cas, pas celles des plus jeunes. En dessous de 12 ans, je pense que la lecture peut être véritablement compliquée.

Jean-François Chabas, auteur de nombreuses histoires destinées à la jeunesse, offre ici un roman coup de poing, abordant le traitement infligé aux éléphants, en Thaïlande. Si vous ne connaissez pas le Phajaan, il s'agit d'une pratique cruelle et révoltante visant à détruire les éléphants afin de pouvoir les contrôler comme on veut, pour ce qu'on veut.

En découvrant l'histoire, vous ne pourrez qu'avoir le cœur serré d'autant que le roman est puissant et bouleversant. La loi du phajaan aurait pu avoir un ton moralisateur mais ce n'est absolument pas le cas. Le style de Jean-François Chabas se fait engagé et direct mais subtil, n'oubliant jamais le public original de ce texte. Jamais il ne donne de détails. Jamais on ne tombe dans un voyeurisme malsain mais cela n'empêche pas d'imaginer de terribles scènes.

Il faut lire ce livre afin de sensibiliser tout le monde à quelque chose qui a toujours lieu, de nos jours.

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Dans ce roman, nous suivons Kiet, un jeune garçon dont le père est dresseur d'éléphant depuis des années, et ce, de père en fils.
Mais Kiet est sensible et il va avoir énormément de mal à supporter que son père utilise la méthode du Phajaan (qui consiste à casser l'éléphant pour mieux le soumettre) sur celui qui deviendra son éléphant : Sura, un mâle dont la mère sera assassinée sous les yeux de Kiet.
J'ai été très touché par ce jeune garçon qui, bien avant les autres, a compris qu'on ne devrait par rendre un éléphant docile pour l'utiliser pour aider les hommes.
L'auteur nous fait découvrir des méthodes cruelles, qui existent malheureusement toujours. Moins certes, mais elles sont toujours d'actualité dans certains pays.
J'aime les éléphants, ce sont des animaux majestueux, que je respecte, et si un jour je vais en Inde jamais je ne montrais sur leur dos ! Ces pauvres bêtes sont souvent martyrisés pour satisfaire les touristes.
Jean-François Chabas nous sensibilise à ses pratiques, aussi bien celles d'il y a plusieurs décennies que celles actuelles.
La loi du Phajaan est un roman jeunesse parfois dur à lire car certaines scènes sont difficiles, notamment quand l'éléphante est tuée, mais il est évident que ce genre d'ouvrage est très important pour sensibiliser les enfants et leurs parents à la cause animale.
J'ai adoré ce roman, je l'ai lu d'une traite ce matin, et je lui mets évidemment cinq étoiles.

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J'aime les histoires de JF Chabas. Je n'ai pas été déçue par celle-ci. J'ai apprécié l'intrigue, la dénonciation d'un acte de barbarie encore perpétré de nos jours sur les éléphants et la prise de position de l'auteur. J'ai moins aimé les redites sur la condamnation de cette pratique : à trop vouloir dénoncer, on devient didactique et redondant. C'est le seul bémol que je formulerai.
JF Chabas a le sens de la formule : certaines de ces phrases sont de petits bijoux. Brèves, elles font mouche. C'est un régal à lire. J'apprécie aussi la richesse des sentiments et des émotions : Kiet, arrivé à la fin de sa vie, raconte avec lucidité et vérité, son histoire : comment, enfant de 10 ans, il a essayé de se rebeller contre l'horrible pratique du Phaajan.
L'histoire est belle et cruelle.

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Un livre superbe et percutant. On se sent impuissant face au désespoir de cet homme qui a regretté toute sa vie de n'avoir pu rendre la liberté à son éléphant ainsi que la manière dont il fut prisonnier.

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Nous sommes en Inde dans les années 60. Kiet, 10 ans, part avec son père et des villageois en forêt. Ils ne viennent pas pour se promener mais pour capturer un jeune éléphant. En effet, Lamon, le père de Kiet est un mahout, un dresseur d’éléphants et il compte en avoir un pour son fils qui n’approuve pourtant pas cette idée. Armé d’un bullhook, Lamon doit procéder après la capture au Phajaan. Ce mot qui signifie « broyer » est une technique de soumission cruelle de l’animal. Il est ainsi cassé moralement par une série de sévices physiques et moraux pour qu’il soit complètement docile. Kiet est révolté mais peine à échapper à la pression sociale du groupe de chasseurs. Quand on est mahout de père en fils depuis plusieurs générations, comment échapper à ce rituel cruel, surtout quand on a dix ans ?

C’est le Kiet adulte, âgé de 2017 qui raconte cet épisode à la fois douloureux et déterminant dans sa vie et celle de son éléphant Sula.

Un bel hymne au règne animal, à l’amour sans distinction et un cruel révélateur de nos comportements barbares.

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    J'aime les animaux. J'ai 3 chats, tous sauvés petits. Depuis toujours j'ai une vraie sensibilité pour ces êtres si impressionnant. Tous les animaux me fascinent pour différentes raisons, j'ai aussi mes animaux préférés. Pendant longtemps quand j'étais plus jeune, je regardais les documentaires animaliers. J'étais admirative de leur capacité à survivre. J'étais terriblement triste de voir la Nature agir lorsque les animaux carnivores dévoraient les autres. J'étais triste de les voir mourir. Je suis triste de voir ce que l'Homme a pu faire à leur écosystème. 

    Kiet est âgé aujourd'hui. Mais il se souvient de ce moment. Il se souvient de ces cinq jours qui ont suffit à lui laisser dans l'âme une cicatrice à vif. Il a dix ans quand son père, le mahout comme ses ancêtres avant lui, l'emmène avec d'autres hommes du village pour lui chercher un éléphanteau. Une fois trouvé, la ruse, l'adresse et la cruauté du mahout seront indispensables pour attraper cet animal, malgré la protection de la matriarche et des autres éléphants. Une fois attrapé, il nous raconte les cinq jours qui seront utiles au phajaan, technique pour "briser" l'animal et le rendre docile. Malgré les atrocités, malgré la culpabilité, Sura, l'éléphanteau et Kiet tisseront un lien fort.

    Je suis adulte. Je connaissais cette pratique pour avoir découvert des reportages affligeant sur le tourisme. Je suis aussi très sensible. Alors oui, c'est de la littérature jeunesse, et oui, ce livre m'a ému. J'ai lu avec de la rage en moi. J'ai lu avec les larmes aux yeux pendant certains passages. J'ai lu avec de la colère et de l'incompréhension mêlée. J'ai lu avec peine les cinq jours d'enfer que vivront Sura et Kiet. Les émotions sont vives, car ce livre raconte la réalité de ce qui fut, est et sera encore si rien n'est fait. 
    L'écriture est efficace. Il y a des passages très difficiles, mais utiles dans la compréhension de l'histoire. Cela fait un effet électrochoc, et peut être difficile à lire. Mais cela dépeint une réalité. J'ai apprécié que le phajaan soit décrit. J'ai apprécié la façon dont l'auteur nous a montré la relation naissante entre Sura et Kiet, cette complicité. Il y a des passages dont l'émotion est importante. 

    La force de cette histoire, c'est aussi la prise de conscience de Kiet. Il refuse de porter les coups, mais les actes posés lui sont imposés par son père. Comme il le dit, à dix ans, il ne peut pas aller contre la décision du père. Cela le hantera longtemps. J'ai beaucoup aimé la façon dont Jean-François Chabas nous a fait suivre son éprouvante expérience. La force des émotions est une part importante de ce livre. 

    Le phajaan est une cruauté. Une de plus dans le monde "intelligent" de l'être humain. Le fait de le mettre en lumière est important : cette technique, qui a évolué et qui est bien explicitée dans le livre, est utilisée aujourd'hui pour "dresser" et asservir les éléphants pour que les touristes montent sur leur dos. Des exemples de cruauté dans le but de faire des bénéfices avec le tourisme sont légions. Bien trop nombreux. 
    L'éléphant est un animal imposant, doué d'intelligence, de mémoire, de sentiment. Un animal qui est aujourd'hui décimé pour servir les besoins avares de personnes dénuées de sentiments, ou pour leur ivoire. S'il y a une offre, c'est qu'il y a une demande. Ce livre est donc utile : prendre conscience que ces pratiques ne doivent pas être tolérées. Ni ici, ni ailleurs. 

    Une action n'a pas à être grandiose. Une action, même minime, jouera de son poids. 
    Instruire la jeune génération, c'est lui donner les clefs pour que ce qui fut cruel ne se reproduise pas. 
     Merci Didier Jeunesse. Merci Jean-François Chabas.

Plus d'informations : EVI ; Wildlife and Environmental protectetion Worldwilde  


En bref : 

Un livre qu'on lit avec une forme de rage mêlée à de la tristesse. Un plaidoyer pour la protection des animaux, une prise de conscience pour un rituel qui n'aurait plus lieu d'être. Une réflexion sur la protection des animaux.

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Dans la famille de Kiet, on est dresseur d’éléphants de père en fils. Le jour de ses dix ans, il part en expédition avec son père et des chasseurs pour capturer son premier éléphanteau. Une fois la bête trouvée, il doit se livrer à une initiation le « Phajaan », le dressage rituel de l'animal. Une tradition cruelle qui révolte et marque l'enfant...

Encore une fois Jean-François Chabas nous offre là une histoire extraordinaire. Le beau voyage exotique vire au drame pour le lecteur quand il découvre avec horreur le dressage d'un animal sauvage. Un texte qui nous remue mais ouvre les yeux sur la condition animale. Un roman qui dénonce toute cette souffrance et nous laisse sans voix.

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Quand j'ai demandé à lire ce livre, je ne m'attendais pas à découvrir un livre marquant et dur à la fois.
La souffrance des animaux est quelque chose d'abominable en soi et le lire dans un roman jeunesse, j'avoue que j'ai été quelque peu déstabilisée. Pour moi, ce n'est pas un roman à mettre entre toutes les mains (ou en tout cas, être assez mature pour son âge) et pourtant l'histoire faire réellement réfléchir sur le comportement que " Nous, Humains" devons avoir face aux animaux. Beaucoup d'émotions et de rage à l'intérieur. Très touchant et percutant également. Je recommande !

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La loi du Phajaan raconte le moment où la vie de Kiet a basculé à jamais. Ce garçon est issu d'une famille de dresseur d'éléphant. Un jour, son père l'emmène en forêt capturer son premier éléphanteau. Outre la traque particulièrement affreuse, c'est la technique du phajaan, une méthode de torture odieuse visant à briser l'éléphanteau moralement en lui infligeant des blessures très douloureuses, qui va changer à tout jamais Kiet.

Dès le départ, on sait que Kiet n'est pas à l'aise avec toute la souffrance infligée aux éléphants. Il est soumis à la pression familiale ancestrale puisque son père, et son père avant lui, sont des "dresseurs" d'éléphant. Pour autant, il n'est pas enchanté à l'idée de torturer des animaux pour les assouvir et les plier à sa volonté. Il est forcé de partir en chasse avec son père et une équipe d'hommes du village pour capturer son propre éléphanteau. Cette chasse tourne mal. La mère du jeune éléphant est tuée, puis les hommes sont attaqués par des créatures carnassières. Leur équipée funeste s'allège d'un homme, également. Et Kiet est finalement exhorté par son père d'accomplir le phajaan et de torturer lui-même ce pauvre éléphant. On suit tous ces états d'âme, de la crainte à la honte qui le hante alors qu'il est maintenant un vieil homme. On comprend son dégoût, son émotion, sa peur, son impuissance face à la puissance de son père, et sa fugue soudaine suite à un incident tragique qui aurait mis en danger Sura, son éléphant.

J'ai eu le coeur brisé, et la nausée, en lisant ce roman. Je savais qu'il y avait de la torture dans le dressage des éléphants destinés à être montés par des touristes en Asie notamment, mais je n'avais pas imaginé une telle violence. Pourtant, les propos sont ceux d'un enfant puis d'un homme qui se censure par honte. Bien qu'ils soient moins durs et crus qu'ils ne le pourraient, les mots sont bouleversants. On y sent toute l'émotion, le choc, la douleur, que ressent ce malheureux Kiet. Alors qu'un regard d'enfant ou de jeune adolescent restera rivé sur le thème de la torture, les yeux des adultes verront la relation malsaine existant entre Kiet et son père. La pression familiale est violente et le père abuse carrément de son autorité, sans laisser à son fils le moindre choix. Il est intéressant de voir les explications que le narrateur, le vieux Kiet, donne. Elles sont en lien avec la pression de l'héritage familial, mais aussi avec les besoins de la société. Un éléphant permet de travailler et apporte par extension de la richesse dans des villages ou il n'y en a pas forcément. J'ai trouvé cet aspect intéressant en tant qu'adulte.

Le style utilisé est parfaitement pertinent. Il est assez simple et présente tantôt le regard de l'enfant qui vit le phajaan tantôt celui de l'homme qui se souvient et regrette amèrement cet épisode douloureux de sa vie. Le message est clair. La torture des éléphants est intolérable, mais il n'est jamais trop tard pour essayer de changer les choses et prendre ses propres décisions.

Conclusion : ♥♥♥♥♥ C'est un roman qui m'a bouleversée. L'histoire de Kiet et Sura est très touchante, et elle sert à alerter et sensibiliser aux violences faites aux éléphants. C'est brillant, et ça mérite d'être lu par le plus grand nombre

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Je lis énormément de romans de littérature jeunesse aussi, quand j'ai vu que les éditions Didier jeunesse proposaient quelques ouvrages en version numérique, je n'ai pas hésité à les demander. J'ai déjà critiqué "Megumi et le fantôme" ainsi que "Le complot du trident'. Je remercie donc le site Netgalley et les éditions Didier Jeunesse de m'avoir permis de découvrir "La loi du Phajaan" de Jean-François Chabas. Je connaissais déjà le nom de cet auteur, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de lire l'un de ses romans. Voilà, j'ai terminé ce livre.
Je dois dire que je ne connaissais absolument pas cette pratique barbare. Évidemment je me doutais des maltraitantes subies par les éléphants, mais je ne me rendais pas compte des atrocités qu'ils devaient subir. Ici, tout est décrit très précisément et l'on souffre en même temps que les animaux, cela m'a mis très mal à l'aise.
Le niveau de lecture est bien souvent difficile aussi je ne peux que conseiller ce roman aux bons voir aux très lecteurs de collège et pourquoi pas aux lycéens curieux de découvrir les pratiques qui ont toujours cours en Inde pour dresser les éléphants.

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