Chroniques des lecteurs
Chronique par
Blandine R, Libraire
L'Empire des femmes dépeint une société matriarcale puissante. A Sapientia, les femmes sont maîtresses de la cité, et les hommes ne sont utilisés que pour leurs capacités de reproduction, devenant des Géniteurs, puis une fois leur mission accomplie, ils sont réduits en esclavage, travaillant dans des carrières et aux champs, ou en tant qu'hommes de compagnie au service des femmes. Chaque année, les femmes vont sélectionner des mâles sur l'île de Ténéros, où ils vivent dans la plus grande misère, afin de les faire participer à un Tournoi de la Procréation, à l'issue duquel elles choisissent leurs futurs Géniteurs.
Adona est la fille de la femme la plus puissante de la cité, et elle se retrouve malgré elle inscrite pour cette nouvelle édition du Tournoi de la Procréation, elle devra donc malgré elle participer aux enchères afin de trouver le meilleur Géniteur possible pour ses futurs enfants (filles, si possible). Malgré elle, car en dépit de son éducation, elle n'est pas certaine d'être prête à devenir mère, et elle s'interroge sur le bien fondé de ce modèle sociétal. Mais de tels questionnements doivent rester secrets, elle risquerait gros sinon. Elios risque encore plus gros : une fois sélectionné pour le Tournoi, on comprend vite qu'il a un plan secret destiné à renverser le pouvoir matriarcal, et qu'Adona est une des clés de ce plan. Tout au long de ce premier opus, nous n'en saurons pas plus sur ce projet, et cela instaure un suspense qui tient en haleine jusqu'à la fin du roman.
J'avais pu lire que l'univers développé ici par Cassandre Lambert manquait parfois de cohérence, n'était pas si bien construit. J'avoue ne pas comprendre ces critiques, car je trouve au contraire que le roman est remarquablement bien construit. Les en-têtes de chapitre, constitués de citations et références fondatrices de ce monde sont particulièrement intelligentes, elles apportent crédit et tangibilité à cet univers. Sur le premier cycle de romans écrit par cette même autrice, L'antidote mortel, j'avais pu faire le reproche d'un manque de cohérence de l'univers, mais ici force est de constater que ces défauts ont été palliés. On remarque une réelle progression d'une duologie à l'autre dans le travail de l'autrice, qui affirme sa puissance créatrice.
Un roman haletant, bien construit, addictif : que demander de plus ?
Adona est la fille de la femme la plus puissante de la cité, et elle se retrouve malgré elle inscrite pour cette nouvelle édition du Tournoi de la Procréation, elle devra donc malgré elle participer aux enchères afin de trouver le meilleur Géniteur possible pour ses futurs enfants (filles, si possible). Malgré elle, car en dépit de son éducation, elle n'est pas certaine d'être prête à devenir mère, et elle s'interroge sur le bien fondé de ce modèle sociétal. Mais de tels questionnements doivent rester secrets, elle risquerait gros sinon. Elios risque encore plus gros : une fois sélectionné pour le Tournoi, on comprend vite qu'il a un plan secret destiné à renverser le pouvoir matriarcal, et qu'Adona est une des clés de ce plan. Tout au long de ce premier opus, nous n'en saurons pas plus sur ce projet, et cela instaure un suspense qui tient en haleine jusqu'à la fin du roman.
J'avais pu lire que l'univers développé ici par Cassandre Lambert manquait parfois de cohérence, n'était pas si bien construit. J'avoue ne pas comprendre ces critiques, car je trouve au contraire que le roman est remarquablement bien construit. Les en-têtes de chapitre, constitués de citations et références fondatrices de ce monde sont particulièrement intelligentes, elles apportent crédit et tangibilité à cet univers. Sur le premier cycle de romans écrit par cette même autrice, L'antidote mortel, j'avais pu faire le reproche d'un manque de cohérence de l'univers, mais ici force est de constater que ces défauts ont été palliés. On remarque une réelle progression d'une duologie à l'autre dans le travail de l'autrice, qui affirme sa puissance créatrice.
Un roman haletant, bien construit, addictif : que demander de plus ?