Devenir Christian Dior

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Publication 15 sept. 2016 | Archivage 3 oct. 2016

Résumé

Voyage dans l’avant-garde artistique des Années folles et dans l’univers effervescent de la mode, cette biographie romancée fait revivre le destin mouvementé d’un créateur d’exception.
Paris, années 1920 : un jeune homme cherche sa voie. Il passe ses soirées au Boeuf sur
le toit en compagnie d’artistes déjà célèbres qui tous le reconnaissent comme l’un des leurs. Et pourtant Christian Dior ne sait pas encore comment exprimer son talent. C’est en crayonnant des modèles de chapeaux et en dessinant des robes pour des rubriques de mode qu’il découvre enfin sa vocation. Mais la guerre coupe court à ses ambitions. Démobilisé, Christian Dior rentre à Paris et seconde Lucien Lelong qui se bat contre l’occupant pour garder en France l’industrie de la couture. En 1947, il présente sa première collection : le New Look. Le succès est foudroyant et planétaire. La maison Dior devient l’incarnation du chic français, et son créateur un mythe instantané.

François-Olivier Rousseau, est romancier et biographe, auteur, entre autres, de L’Enfant d’Édouard (prix Médicis 1981), Sébastien Doré (prix Marcel Proust 1986), La gare de Wannsee (grand prix du roman de l’Académie française 1988) et Le Passeur (2001).
Il est également scénariste pour le cinéma : Les enfants du Siècle, Nathalie, La Princesse de Montpensier, Princesse Marie.
Voyage dans l’avant-garde artistique des Années folles et dans l’univers effervescent de la mode, cette biographie romancée fait revivre le destin mouvementé d’un créateur d’exception.
Paris, années...

Note de l'éditeur

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FORMAT GF cartonné
ISBN 9782370730992
PRIX 18,00 € (EUR)

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

Christian Dior est un garçon timide, élevé entre Paris et Granville dans les années 1910-1920. Il est très aimé par sa mère et a la chance de grandir sereinement dans une famille riche. Lorsqu'il a la vingtaine, Christian doit gagner sa vie et puisqu'il est très sensible à l'art, il ouvre une galerie d'art à Paris avec son ami Jacques Bonjean. Il voyage avec ses amis et notamment en Russie. Mais avec la crise de 1929, il doivent vendre les oeuvres d'art et la galerie finit par fermer. La tuberculose est diagnostiquée à Christian, qui part en cure à la montagne. Quand arrive la guerre en 1939, Christian n'est pas mobilisé sur le front mais en remplacement de ceux qui y sont partis, à la campagne, où il travaille comme ouvrier agricole. Pendant l'Occupation et sous la pression de ses amis, il retourne vivre à Paris, où il trouve un poste de créateur au sein de la maison Lelong. Ce n'est qu'au bout de plusieurs années, alors qu'il a la quarantaine, qu'il ose enfin fonder sa propre maison. Il connaît le succès dès sa première collection qui inaugure le New Look.

En préambule, François-Olivier Rousseau tient à préciser que ce livre est un roman. Il ressemble pourtant dans son à une biographie plutôt ique et consensuelle, qui serait agrémentée d'éléments romancés. Il dresse le portrait de Christian Dior dans sa jeunesse mais aussi celui d'une époque : la première moitié du XXème siècle. Il raconte la crise des années 1930, la montée du nazisme, l'Occupation, etc. Il décrit également l'arrivée de nouveaux artistes français que Christian Dior côtoie de plus ou moins loin : des cinéastes, comédiens, acteurs, metteurs en scène, etc.

Comme le sous-entend le titre de ce livre, ce roman biographique se concentre sur les années qui ont mené Christian Dior jusqu'à sa réussite et traite donc moins de ses dernières années. Allier biographie et roman permet de faire un livre très fluide et agréable à lire. Le préambule montre l'honnêteté de l'auteur de ce point de vue puisqu'il explique s'être affranchi de certaines vérités pour romancer son récit.

J'aurais toutefois préféré qu'il aille plus loin dans la caractéristique romancée de cette biographie, en développant plus la psychologie des "personnages" ainsi que certains aspects de la vie de Christian Dior. Par exemple, ses relations amoureuses ne sont pratiquement pas abordées, sans que je comprenne la raison de ce choix d'écriture. Elle ne sont traitées que sur la fin du livre alors qu'elle n'ont pratiquement pas été abordées pendant les 40 premières années de vie de Christian Dior. Il s'agit toutefois de la seule critique que je peux émettre car ce livre fut une belle et agréable façon de découvrir la vie de Christian Dior.

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Devenir Christian Dior, c’est typiquement le genre de livre dont je n’ai pas besoin de lire le résumé pour que ma curiosité soit éveillée. Ici, quatre lettres ont suffi : D.I.O.R. Synonyme de haute couture, de parfum, d’élégance, pour résumer, synonyme de luxe. De charme à la française. Et dans une société où tout semble s’effriter sous la violence quotidienne, je me réfugie dans les valeurs qui me semblent les plus sûres : l’esthétique, la beauté. Parce-que oui, c’est un domaine qui fait encore rêver.
Volontairement romancée de A à Z, l’auteur nous prévient d’entrée de jeu que si on souhaite une biographie historique, d’autres ouvrages sont à notre portée. Et si je n’avais pas l’intention d’en compulser au début de ma lecture, j’ai refermé le livre en me disant que ce serait sans doute intéressant de compléter les informations que je venais d’apprendre. Parce-que oui, j’ai drôlement appris avec ce livre. Je ne me doutais absolument pas que Christian Dior avait créé sa Maison aussi tardivement par exemple. Mais dans un contexte social aussi perturbé que celui de la guerre, au final, ce n’est pas si étonnant.
François-Olivier Rousseau nous dresse dans ce livre, un portrait très humain de cet icône de la mode. Pas de comportement parfait et irréprochable. Pas non plus un homme insupportable et arrogant. Rien de tout ça. Le Christian Dior de François-Olivier Rousseau est jeune, longtemps immature, superstitieux, exigeant, il se cherche de nombreuses années, aime la fête, mais pas trop, il aime par-dessus tout observer le monde qui l’entoure et c’est ce regard sur le monde qui fera tout son génie.
Grâce à ce livre, j’ai découvert un homme façonné par la vie : le décès de sa mère qui l’a beaucoup marqué, son orientation sexuelle qu’il ne semble pas vraiment assumer, et inévitablement la guerre et l’occupation de la France, un pays qu’il aime et tente de défendre avec ses moyens : la mode. Superficiel diront certains, mais je ne crois qu’il y ait de moyen superficiel de vaincre une guerre. Il faut garder motivation et espoir et si la mode en France a pu aider certains, tant mieux. La mode c’est aussi le rayonnement de la France dans le monde et qui dit « Non, ils ne m’ont pas encore tuée. » Et j’admire ces gens qui ont réussi un tel challenge.
J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre. Je pense qu’il va faire partie des ouvrages qui marquent et qui laissent une trace indélébile sur les souvenirs. Dans 1 an, 5 ans, 10 ans, j’en reparlerai probablement avec engouement et le conseillerai à une amie qui me parle de mode ou de guerre. Je conseille vraiment cette lecture car elle permet d’avoir un regard nouveau sur des sujets qui ont déjà été épuisés : la guerre, la mode. Avec ce livre et grâce à Christian Dior, ces deux thèmes entrent en symbiose pour offrir un livre marquant.

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