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Démocratie
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Date de parution 16 sept. 2026 | Archivage 16 nov. 2026
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Résumé
Ce fait divers tragique, raconté à Joan Didion par Inez, la sœur de Janet, est l’occasion pour l’autrice de revenir sur une période sombre de l’histoire américaine, marquée par la guerre du Vietnam. Autour d’Inez, les Christian cherchent un sens à leur vie au-delà des mondanités et de la jet-set. Emportés dans les voyages, les grandes réceptions et la politique, certains se perdent dans la drogue tandis que d’autres cherchent à infiltrer les hautes sphères de la société.
Alternant autobiographie, enquête journalistique et écriture romanesque, Joan Didion dresse le portrait d’une famille embourbée dans un monde qui a perdu les valeurs qui l’ont créé. C’est déjà la fin de l’Amérique qui nous a fait rêver.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Dominique Taffin-Jouhaud.
En 1975, à Hawaï, les membres de la dynastie Christian se réunissent autour des corps inanimés de l’une des leurs, Janet, et de Wendell Omura, délégué au Congrès américain. Leur assassin est Paul, le...
Formats disponibles
| FORMAT | Ebook |
| ISBN | 9782253910657 |
| PRIX | 8,49 € (EUR) |
| PAGES | 264 |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Pol M, Rédacteur
Je n’ai pas envie d’en dire trop sur la trame du livre car Joan Didion elle-même dévoile les éléments dramatiques au fil de l’eau, dans un désordre volontaire, qui donne dans les premiers chapitres un sentiment de puzzle et rend le livre complètement passionnant. J’adore quand un auteur ne prend pas les lecteurs pour des idiots et c’est clairement le cas ici.
J’ai retrouvé l’écriture qui m’avait fasciné dans Mauvais joueurs, cette froideur, cette distance, cette façon de rendre subjectif en prenant l’apparence de l’objectivité, mais en jouant sur les répétitions, en choisissant ce qui est présenté et ce qui ne l’est pas. A cela, s’ajoute une réflexion sur l’écriture et la façon d’aborder le récit, Joan Didion se mettant en scène, ce qui brouille les pistes entre le réel et le romanesque.
Dans le fond, il s’agit d’une histoire de famille, une histoire de ceux qui côtoient l’argent et la politique (pas de politique directement, mais les hommes et femmes qui constituent le pouvoir), de ceux qui font la démocratie et surtout des effets de cette vie publique sur leurs proches. Le Vietnam. La perte de sens.
Mais surtout c’est de la pure littérature et c’est complètement jouissif!
#Démocratie #NetGalleyFrance
Camille M, Média/Journaliste
DÉMOCRATIE : UN ROMAN CONCEPTUEL
Démocratie de Joan Didion est paru en 1984. À la lecture, on a une curieuse impression d’un style fabriqué, très dense, tendant à recréer la moiteur de l’atmosphère languide d’Honolulu, ce à quoi il parvient souvent.
Le plus difficile est l’incursion de l’écrivaine comme narratrice mettant en scène son processus d’écriture, se mettant en scène elle-même. Le lecteur est alors convié à la regarder écrire.
Au départ, le meurtre de Janet Christian-Ziegler et son amant supposé par le père : Paul Christian.
Focus sur Inez Christian et la famille Christian, cette femme indifférente à tout ayant épousé un politicien qu’elle n’aime pas et en aimant un autre qu’elle ne voit jamais ou presque. Tout au long du livre, malgré les nombreuses digressions, on suit la vie d’Inez.
Inez et Janet, les deux sœurs Christian. L’une suivant son mari à Washington, l’autre restée dans les îles.
La mère expédiée on ne sait où, la grand-mère fantasque. Tableau familial déglingué. Inez changeant de ville au fil des élections de son mari. Les petit-enfants pas mieux lotis, l’un paresseux, l’autre junkie.
Sur fond de guerre du Vietnam, de petites corruptions ordinaires, Joan Didion peint la famille Christian un verre à la main, égocentrique, amorale.
Malgré tout, ce livre se lit volontiers car le talent est là. Ce processus de l’écrivaine se regardant écrire et donnant au lecteur la possibilité de participer à la construction du livre est un parti pris osé. Et Joan Didion ose. Elle ose d’autant plus qu’elle est une des pionnière du New Journalism () et qu’ici, Elle joue sur les deux tableaux.
Ce livre, sorti en 1984, reçut un accueil mitigé : certains ont trouvé que c’était son meilleur livre, d’autres ont été déroutés et je l’ai été également.
Sortie en livre de poche le 16 septembre 2026
C'est le premier livre de Joan Didion que je lis, et je l'ai trouvé à la hauteur de la réputation de l'autrice.
Le style m'a d'abord un peu déstabilisée, mais j'y ai vite pris goût.
Le côté journalistique offre un aperçu de ce que les gens de cette époque vivaient, dans un tel contexte.
J'aurais beaucoup de mal à décrire de quoi parle le livre en quelques lignes.
J'ai apprécié la façon de présenter les personnages et le déroulement de "l'intrigue". Toutefois, je pense que cet ouvrage s'adresse à des personnes qui ont déjà des connaissances sur les événements historiques dans l'Amérique et le monde des années 60 et 70.
Je recommande cette lecture, mais elle demande de la réflexion, ce ne sera pas forcément un livre pour se divertir.
Joan Didion, ou l’art de vous faire lire une histoire et de vous demander ensuite ce que vous venez réellement de lire.
Démocratie sort le 16 septembre et j’avais vraiment envie de vous en parler. 📚
Ce que j’aime chez Joan Didion, c’est cette écriture froide en apparence, précise, presque distante, mais qui laisse pourtant passer énormément de choses entre les lignes.
Elle ne nous prend pas par la main. Elle nous donne des morceaux, des détails, des conversations, des souvenirs… et à nous de faire les liens.
Dans Démocratie, on retrouve cette façon très particulière de raconter : une histoire de famille, du pouvoir, de la politique, des apparences… et cette sensation assez étrange d’observer tout ça à travers une vitre.
J’aime particulièrement quand une écriture me demande de rester attentive. De revenir sur une phrase. De me demander pourquoi ce détail est là. Et Didion fait exactement ça.
Bref, ce n’est pas une lecture que je qualifierais de « facile », mais c’est précisément ce qui m’a plu. Il y a quelque chose de très élégant, très maîtrisé dans sa manière d’écrire.
Et puis Joan Didion quoi. 🖤