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La Jongleuse

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Date de parution 17 sept. 2026 | Archivage Aucune

Archipoche | Le Domaine


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Résumé

Léon Reille, étudiant en médecine, se consume de désir pour une femme qu’il épie dans les salons parisiens. Éliante, riche veuve créole d’un officier de marine, cultive l’art de la séduction, drapée dans ses soies funèbres. Lorsqu’elle l’attire enfin chez elle un soir de pluie battante, Léon pénètre dans un antre bizarre et raffiné où les sens s’égarent entre parfums orientaux et rituels fétichistes.
Car cette femme aux allures d’idole païenne, maîtresse de son plaisir, jouit de se passer des hommes et jongle avec leurs appétits, leur jalousie, leurs fantasmes.
Femme du monde le jour, « prêtresse d’Éros » la nuit, Éliante défie les conventions d’un siècle agonisant… et conduit Léon aux franges de la démence et du viol.
Paru en 1900, alors que Rachilde fait et défait la carrière des hommes de lettres parisiens, ce « cauchemar d’amour » fascine et horrifie ses premiers lecteurs. Et offre une réflexion d’une stupéfiante modernité sur la volupté féminine

Léon Reille, étudiant en médecine, se consume de désir pour une femme qu’il épie dans les salons parisiens. Éliante, riche veuve créole d’un officier de marine, cultive l’art de la séduction, drapée...


Ils recommandent !

Rachilde (1860-1953), née Marguerite Eymery, a 24 ans lorsqu’elle publie Monsieur Vénus, une œuvre sulfureuse, toute de cruauté et de perversion, fondée sur la confusion des genres. Vierge provinciale débarquée de son Périgord sur le conseil de Victor Hugo, elle s’attire l’amitié de Sarah Bernhardt, Paul Verlaine, Jean Lorrain, Catulle Mendès, toute la bohème fin-de-siècle qui la proclame « reine des décadents ». Confrontée à la censure d’une société misogyne, celle que Barrès appelle « Mademoiselle Baudelaire » portera costume, coupera ses cheveux et se fera appeler « homme de lettres ». On redécouvre l’œuvre abondante de cette figure littéraire de la Belle Époque, épouse d’Alfred Vallette, avec qui elle fondera les éditions du Mercure de France.

Rachilde (1860-1953), née Marguerite Eymery, a 24 ans lorsqu’elle publie Monsieur Vénus, une œuvre sulfureuse, toute de cruauté et de perversion, fondée sur la confusion des genres. Vierge...


Formats disponibles

FORMAT Poche
ISBN 9791039207515
PRIX 12,90 € (EUR)
PAGES 264

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

3 stars
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Notre autrice est contemporaine de Colette et de Sarah Bernhardt. Si l'histoire l'a presque fait disparaître de ces femmes illustres, la réédition de ce roman permet de rappeler que Rachilde, sans être féministe, avait une réputation pas toujours appréciée : certaines femmes interdisant sa lecture a leurs maris. Parce que notre héroïne est une femme libre, bourgeoise ( aristocrate même), et veuve. Et quand un jeune homme décide de lui raconter florette, elle refuse (un second mariage : n'y pensons pas !), puis joue (vous n'aurez pas ce que vous voulez mais apprenons à danser !), puis propose d'autres voies (fine stratège, pour garder le jeune homme près d'elle, s'il épousait sa nièce qui serait fort bien dotée, pour lot de consolation ?!). Lui ne veut pas se marier, ou avec elle, mais en femme d'apparat. Mariage de raison ou mariage d'amour : à force de jouer et de se refuser mutuellement, les deux perdent la tête et leurs convictions. Qui va céder si tant est que l'un des deux cède ? Roman tragique du début du XXe siècle intéressant, sur un façon d'aimer hors carcans sociaux. Et, une belle plume comme il savait écrire en ces temps-là, qui a dû effectivement offusquer les mondanités si ce n'est amuser les esprits libres.

3 stars
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