Le Notable, le Vicomte, le Jardinier
Quand la justice fabrique son coupable
par Jean Michel Bissonnet
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Date de parution 23 mars 2026 | Archivage 21 mai 2026
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Résumé
Ce livre n’est ni un plaidoyer, ni un règlement de comptes.
Il est le récit d’une traversée.
À partir de son propre parcours, l’auteur raconte comment se fabrique, peu à peu, une vérité judiciaire lorsqu’elle cesse de douter, comment un homme devient un coupable par l’enchaînement de récits, de silences et de renoncements. Mais il montre surtout ce que cette mécanique exige : qu’on déforme les faits, qu’on force les interprétations, et parfois qu’on salisse les morts pour rendre un scénario cohérent.
Au cœur du livre, Bernadette.
Non comme une victime abstraite, mais comme une femme aimée, vivante, concrète — et pourtant accusée après sa mort d’accusations ignobles, insinuées sans preuve, utilisées pour justifier l’injustifiable. Le refus absolu de l’auteur de laisser ces accusations prospérer constitue le socle moral du texte.
Ce livre ne cherche pas l’adhésion.
Il invite à regarder ce que deviennent la justice et le récit collectif lorsqu’ils préfèrent une histoire simple à une vérité complexe — et ce qu’ils acceptent de sacrifier pour y parvenir.
Ce livre n’est ni un plaidoyer, ni un règlement de comptes.
Il est le récit d’une traversée.
À partir de son propre parcours, l’auteur raconte comment se fabrique, peu à peu, une vérité judiciaire...
Note de l'éditeur
"Jean Michel Bissonnet est né à Oran. La guerre d’Algérie marque une rupture brutale : en 1962, l’exil emporte biens, repères et enracinement. En France, il se construit par l’effort, hors des chemins tracés.
Son parcours se forge dans l’effort : pensionnat, sport, travail agricole, responsabilités précoces. Attiré par la médecine, il choisit finalement la voie professionnelle et gravit les échelons jusqu’à des fonctions de direction.
Aux côtés de son épouse Bernadette, pharmacienne, il mène pendant plus de trente ans une vie de couple et de famille unie, fondée sur la confiance, le travail et la transmission.
Le 11 mars 2008, tout bascule : Bernadette est assassinée. Le drame intime devient affaire publique. Les récits s’installent, les convictions se figent. Mis en cause puis condamné, il passera près de neuf années en détention. L’incarcération ébranle l’être ; le silence devient une seconde prison.
À sa sortie, il retrouve un monde transformé — et une absence irréparable.
Alors il écrit.
Le Notable, le Vicomte et le Jardinier est né de cette nécessité : revenir sur un dossier judiciaire, éclairer ce qui est resté dans l’ombre et reprendre sa place dans sa propre histoire.
Le livre pose une question simple : comment se fabrique une culpabilité ?"
L'auteur :
"Jean Michel Bissonnet est né à Oran. La guerre d’Algérie marque une rupture brutale : en 1962, l’exil emporte biens, repères et enracinement. En France, il se construit par...
Formats disponibles
| FORMAT | Ebook |
| ISBN | 9791043903571 |
| PRIX | 5,99 € (EUR) |
| PAGES | 338 |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Marine L, Bibliothécaire
J'avais de la curiosité pour le récit, à la 1e personne, d'un homme condamné qui continue de clamer son innocence des années plus tard et après la fin de sa peine. Cela a de quoi intriguer.
La démarche est compréhensible et éclaire d'une autre manière une affaire dont on a pu entendre parler par la presse (elle a fait assez de bruit pour avoir son épisode de "Faites entrer l'accusé"). Je précise d'entrée que je ne porte pas de jugement sur les faits, le verdict rendu, et j'invite à lire avec esprit critique un récit qui est par définition partial.
Commençons par ce qui m'a plu, la plume de l'auteur est fluide et même agréable à lire, surtout pour quelqu'un dont ce n'est pas le métier. Le livre évite aussi l'écueil de narrer à la manière d'un roman policier ou d'une saga juridique, cela offre une narration différente qui colle à la défense acharnée d'une personne clamant son innocence.
Mon avis général reste cependant nuancé, pour au moins deux raisons : sur les plus de 300 pages on sent vite l'obsession du narrateur qui revient sans cesse aux mêmes questions, au point que les répétitions sans réponses ni nouvel élément rendent l'ensemble rébarbatif parfois.
Sur le fond, on ne peut s'empêcher de convenir que les faits tels que décrits sont curieux pour une instruction judiciaire, mais sans avoir de raison pour cela. D'après l'auteur, toutes les personnes du policier au juge ont fait un travail médiocre, orienté, mais pourquoi ? Il ne se trouve pas de mobile, mais qui en a un assez solide ?
Enfin, c'est plus accessoire mais on sent qu'il manque parfois un travail de correction ou d'édition professionnelle, quelques mots manquants dans une phrase pour lui donner son sens, des tirets ayant disparu, le genre de petite inattention qui n'est pas dramatique mais fait tiquer à la lecture.
Sans conclusion, le tout est aussi frustrant pour le lecteur que pour l'auteur, on reste sans finalité et rongé par le doute, aussi bien sur la culpabilité de chacun que sur le fonctionnement de la justice française. Ce qui n'est pas une fin très réjouissante pour qui que ce soit finalement.