Tout au bout de la mer
par Lalla ROMANO
Ce titre a été archivé. Il est désormais indisponible sur NetGalley.
Commandez ou achetez ce livre dans votre point de vente préféré !
Envoyer des titres NetGalley directement vers votre Kindle ou votre application Kindle
1
Pour lire sur votre Kindle ou dans votre application Kindle, merci d'ajouter kindle@netgalley.com en tant qu'adresse e-mail approuvée pour recevoir des documents dans votre compte Amazon. Veuillez cliquer ici pour des instructions détaillées.
2
Ensuite, retrouvez votre adresse e-mail Kindle dans votre compte Amazon et ajoutez-la ici.
Date de parution 7 mai 2026 | Archivage 14 mai 2026
Vous parlez de ce livre ? N'oubliez pas d'utiliser #Toutauboutdelamer #NetGalleyFrance ! Cliquez ici pour plus de conseils
Résumé
Ils se sont connus très jeunes, dans les montagnes de l’Italie du Nord, un peu avant la guerre. Ils ont été séparés par la maladie, après des décennies de vie commune, amoureuse, complexe, évidente, émaillée de grands et de petits événements qui font la beauté mystérieuse des souvenirs. Au crépuscule, la grande écrivaine italienne Lalla Romano, proche de Pavese, Ginzburg et Morante, a pris la plume pour composer Tout au bout de la mer : la symphonie en deux mouvements d’un amour immortel, célébrant les quatre premières années et les quatre derniers mois de leur union. À la fois minimaliste et monumentale, Tout au bout de la mer est une élégie d’une émotion puissante, des mémoires amoureux à l’épure, acclamés par une nouvelle génération de lecteurs.
Ils se sont connus très jeunes, dans les montagnes de l’Italie du Nord, un peu avant la guerre. Ils ont été séparés par la maladie, après des décennies de vie commune, amoureuse, complexe, évidente...
Formats disponibles
| FORMAT | Grand Format |
| ISBN | 9782413095651 |
| PRIX | 22,00 € (EUR) |
| PAGES | 256 |
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Lalla, de son vrai prénom Graziella, Romano, poétesse, journaliste et autrice, a fait ses armes aux côtés d'Elsa Morante et Natalia Ginzburg. Une grande partie de son œuvre est autobiographique, et Tout au bout de la mer que les éditions La Croisée publie ici permet de mettre en lumière une autrice quelque peu passée aux oubliettes derrière ses contemporain-e-s.
L'autrice y raconte, par le biais de brèves notes de quelques pages, la vie avec son époux, depuis leur rencontre et les premières années de leur vie en commun jusqu'aux derniers quatre mois d'Innocenzo. Le titre est composé de deux parties, la première nommée "Quatre ans", la seconde "Quatre mois", puis est doté d'une postface. Lalla Romano, lorsqu'elle évoque celui qui sera son époux/celui qui est son époux, utilise toujours la troisième personne du singulier, prenant dès le début une distance certaine de l'homme qu'elle aime, comme pour mieux pouvoir analyser avec la distance du temps ses propres sentiments, leur relation et les événements afférents. Pour une fois, on trouvera le nom du mari, à peine connaît-on son prénom : Innocenzo, employé d'une banque, totalement effacé derrière la notoriété de sa femme, mais là n'est pas l'important. L'essentiel, c'est la multiplicité des images que le lecteur obtient de l'époux, dans notre regard que l'autrice dirige à sa guise.
Ce qui distingue Lalla Romano, c'est cette "forme narrative si audacieuse" (La Croisée) qui casse toute linéarité dans le récit. À chaque nouvelle note, un nouveau micro-récit, en totale rupture avec le précédent si ce n'est dans le sujet évoqué, un nouveau souvenir, une nouvelle anecdote. Comme un puzzle dont on nous présente les pièces et qu'il nous faut assembler. Il y a le sujet de la narration, que l'on découvre sous le prisme de tous les différents souvenirs, qui à chaque fois s'appesantit sur un détail différent, les longues mains, le chapeau, la chemise blanche etc. De l'autre la narratrice, tantôt un je unique, tantôt assimilée avec ses sœurs, les demoiselles Romano, les parents, la famille en général, sur cette colline de Demonte.
L'autrice évoque en parlant de son livre "une variation continuelle sur deux thèmes, l'amour et la mort, qui pouvaient sembler aujourd'hui improposables, comme des épaves d'un goût décadent." (préface du livre) Ce sont en effet les morceaux choisis d'une histoire d'amour, sans les moments de passion et les moments de difficulté par lesquels un couple passe, tout sentiment y est presque neutralisé, l'important est dans la description, même dans la maladie et la mort, pourtant, ils sont bien là. Le ton est ainsi égal, sans point d'exclamation, sans emphase, mettant sur un pied d'égalité les petits détails presque insignifiants, les anecdotes, qu'elles soient accessoires ou essentielles.
Ce texte a fait l'objet d'une réédition pour les 90 ans de l'autrice italienne, qui, il faut le rappeler, était aussi peintre ; elle ne manque pas de le rappeler au travers de l'une de ses notes, et a sans aucun doute mis de son art pictural dans sa littérature, ce récit qui est la juxtaposition de tableaux des quatre premières années et des quatre derniers mois de leur couple. J'ai beaucoup aimé la diversification de ses influences, la façon dont elle crayonne ce paysage roman dans la colline de son village, les figures du sculpteur, Modigliani qui ne manque pas de rappeler certaines descriptions d'Innocenzo, les paysages orientaux.
Le texte est truffé de références littéraires, qui contribuent elles aussi à donner ses couleurs aux textes, dont l'inénarrable Mort à Venise de Thomas Mann, Alberto Moravia avec L'Homme qui regarde, comme en reflet étrange de la situation de l'autrice : Lalla Romano est une artiste polymorphe qui joue habilement entre le silence, immense, les paroles, soigneusement choisies, et les implicites, tout ce qui est suggéré par les images. On ne peut que remercier les Éditions La Croisée pour cette lumière sur Lalla Romano, depuis la faillite des Éditions de la Différence qui nous prive de quelques-uns de ses titres. Il n'y aura guère que les Éditions Rivages pour proposer son titre J'ai rêvé de l'hôpital en version poche.
Tout au bout de la mer (SP)
Un roman signé Lalla Romano aux Éditions La croisée.
Ce roman italien est une réédition.
Avec une plume douce et poétique, Lalla Romano nous offre un hommage sincère et poignant à son mari Innocenzo. Son roman est divisé en deux parties : quatre ans et quatre mois. Les chapitres sont courts, c’est une lecture douce qui te touche par ses mots et tu ressens l’amour qu’elle lui portait durant toutes ces années. Elle nous partage leur rencontre, leur fiançailles, leur mariage, leur différence, sa mort…
« Je le regardai et rencontrai, très proche, ses yeux marron, dorés. Et en eux une tendresse profonde, chaude, mystérieuse. Une tendresse sévère. »
« J’aimais que nous apparaissions à la fin, par la couleur même, un homme et une femme comme dans les peintures archaïques. »
« Je pense qu’alors nous dormirons à côté/sous la même pierre. »
Merci à Netgalley et aux éditions La Croisée pour ce roman.
Un livre à ajouter à votre PAL !
Bonne lecture
Vanessa