La reine des pantins
par Rosalia Radosti
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Date de parution 27 mars 2026 | Archivage 17 avr. 2026
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Résumé
1760. Jacques, un enfant à la constitution fragile, s'épuise pourtant aux champs sous le joug de ses parents bigots et violents. Pour échapper à la société de son temps, écrasée de fanatisme religieux et de brutalité, le petit garçon se réfugie dans l'intimité du monde onirique qu'il s'est imaginé. Là, entouré de sa cour de pantins « exclus », splendides créatures aussi attachantes que théâtrales, il peut se rêver en « princesse Jacqueline ». Une princesse qui, un jour, part en quête de la légendaire Robe d'or, censée exaucer tous les voeux. La seule chance pour Jacqueline de créer un royaume où les « exclus » seront chez eux...
Porté par un graphisme solaire, La reine des pantins, au-delà de son attachant onirisme, révèle progressivement toute l'intensité d'un drame autour de l'identité de genre, jusqu'à un final aussi bouleversant qu'inoubliable.
1760. Jacques, un enfant à la constitution fragile, s'épuise pourtant aux champs sous le joug de ses parents bigots et violents. Pour échapper à la société de son temps, écrasée de fanatisme...
Formats disponibles
| FORMAT | Grand Format |
| ISBN | 9782808513449 |
| PRIX | 27,95 € (EUR) |
| PAGES | 200 |
Vos liens
Disponible sur NetGalley
Chroniques partagées sur la page du titre
Merci de m'avoir permis de découvrir cette BD que j'ai beaucoup aimée, même si sa conclusion m'a brisé le cœur. Parfois, dans la vraie vie, les choses ne se terminent pas comme dans un conte de fées hélas, mais rêver permet une échappatoire et nous donne de l'espoir. Ce fut une lecture difficile mais nécessaire au vu des termes abordés comme la stigmatisation ou le consentement. Le style de dessin est vraiment joli, délicat et très expressif même dans les scènes sans dialogues. On sent bien l'inspiration théâtrale notamment dans l'expression des visages et de la troupe de la commedia dell'arte dans la tenue des pantins. Malgré son thème difficile, ce fut tout de même une aventure plaisante à lire dans l'imaginaire du personnage principal et ses acolytes tous plus touchants les uns que les autres avec un trait d'humour dans les dialogues sur certaines scènes. J'aimerais faire découvrir cette BD pour qu'enfin les mentalités changent vis à vis des différences et que chacun puisse trouver son identité dans la société.
Les contes ne sont pas pour les enfants. « La reine des pantins » le prouve. Tout à beau être mignon ou presque mais tout dépend de comment le monde se dévoile à nous. On peut y mettre des couleurs pour égayer sa morne vie. On peut jouer de jolies notes pour danser joyeusement et oublier sa tristesse. On peut tant de choses mais on n’a qu’une vie et cette vie est notre bien le plus précieux.
~
« La reine des pantins » est un conte, une fable, une tragédie, une histoire pour adultes qui déchire le cœur… encore faut-il en avoir un, bien solide pour affronter le monde, pour avancer face aux êtres humains.
~
Les dessins de Rosalia Radosti sont vraiment magnifiques. Les pages sont des tableaux virevoltants, c’est de l’art, c’est la beauté au service de l’histoire, un récit marquant, inoubliable.
~
Je n’oublierai pas ma rencontre avec la princesse Jacqueline.
Jacques est un petit "garçon" qui vit dans une famille abusive. D’espoir, il n’a que ses rêves.
Il imagine donc etre Jacqueline, princesse, entourée d’une troupe de comédien.nes. Alors qu’elle de balade en forêt, elle tombe sur un prince mal en point qui lui parle d’une robe d’or qui exauce tous les voeux. Cependant, il est très difficile de s’en emparer. Une grande aventure mêlant risques, rencontres et quête de soi se met en place. En parallèle, on découvre le quotidien de "Jacques", qui est tout aussi compliqué...
Une bd sublime, pour laquelle j’ai eu un enorme coup de coeur ! Que d’emotions..
Marianne L, Personnel éducatif
J'ai été soufflée par cette histoire.
Sous ses allures de conte pour enfant, dans lequel, pour échapper au monde cruel qui l'entoure, le jeune Jacques s'invente un monde imaginaire : il devient la princesse Jacqueline, entourée de ses pantins, marginaux comme elle, grotesques par leur accoutrement et pourtant terriblement attachants et humains, bienveillants, drôles parfois.
Mais les apparences sont trompeuses, et nous sommes rattrapés au fil de la lecture par la noirceur du monde, bien retranscrites avec la palette de couleurs choisies, qui s'oppose aux couleurs acidulées du monde des rêves, jusqu'au dénouement qui m'a laissée estomaquée.
Ce n'est pas un conte pour enfant. Cette fable parle de quête d'identité de genre, de la différence encore trop souvent condamnée, criante de réalisme et terriblement actuelle.
Une lecture qui ne peut pas laisser indifférent !
Marie G, Personnel éducatif
Jacques est un petit garçon malingre qui vit dans une famille de bigots en 1760, trimant aux champs et rêvant le soir avec ses marionnettes. Jacqueline est la petite fille dans ses histoires, entourées de tous ces amis clowns, qui cherche ma robe magique qui sécuriserait son monde.
Les deux mondes se chevauchent et se croisent, la peur du monde réel et la méchanceté polluent petit à petit son monde rêvé.
Cette bande dessinée est saisissante de beauté et d'effroi, de tristesse et de douceur, la colorimétrie met en exergue ce contraste. Une claque !
Pour commencer le dessin est magnifique, la différence de colorimétrie entre la réalité et l'imaginaire est très intéressante. J'ai adoré les personnages, leur caractère, et leur dynamique dans le groupe. Le sujet est super important et bien traité. Je ne m'attendais pas du tout à cette fin mais elle reflète une réalité cruelle. Je le recommanderais avec plaisir à mes clients.
Après avoir vu le TikTok dIla sur ce titre, je ne souhaitais quune chose : découvrir cette BD qui semblait être dans mon style. Et en effet, cest un très grand succès. Même si la fin ma fait mal, je lavoue, javais cet espoir que lon ait un happy end.
Lhistoire est violente, bouleversante et douce à la fois. On est sur un récit poétique en deux temps, ou du moins deux points de vue. On alterne entre limagination de Jacques, en princesse Jacqueline : cest tout beau, coloré, avec un message bienveillant et plein despoir. Et de lautre côté, le côté sombre : la réalité, la vie de Jacques, ce petit garçon tout frêle qui vit avec des parents immondes, qui ont confondu enfant et esclave.
Les dessins passent de la couleur à quelque chose de très sombre, à la limite du noir et blanc, avec des tons marron et gris. On est face à de véritables illustrations qui parlent même sans paroles. Surtout sur la fin, où lon est dans la contemplation, mais pas seulement : on touche aussi à la morale et aux contes quon nous lisait.
Cest une magnifique découverte, et surtout une ouverture à la réflexion.
Annabelle D, Bibliothécaire
La reine des pantins, c'est Jacques, un enfant qui doit travailler comme un forçat, poussé par des parents bigots et autoritaires. L'histoire se passe au Xvii ème siècle et Jacques s'échappe, s'offre sa liberté en jouant avec des pantins. Là il devient Jacqueline, et part à la recherche d'une robe qui l'a fera reine. Les deux histoires s'entremêlent jusqu'à ce que la réalité le rattrape. Une tragédie qui ne laisse pas indifférent.
Libraire 1827125
Une lecture poignante, avec une fin qui ne peut laisser de marbre et qui retournera tout lecteurice.
Virginie c, Bibliothécaire
Ce roman graphique se passe en 1760, on y rencontre Jacques, un enfant frêle qui n'a d'autre choix que de s'épuiser aux champs sous le joug de ses parents maltraitants et violents. Pour échapper à cette réalité, le jeune garçon se réfugie dans un monde onirique où son imagination n'a pas de limite. Dans ce monde très coloré, il est entouré de sa cour de pantins très théâtraux et il incarne la princesse Jacqueline.
Ce roman graphique ne m'a pas laissée indifférente ce récit est violent, bouleversant et déroutant.
J'avoue que j'ai eu du mal dans la première partie de l'histoire, le côté très coloré et rocambolesque m'a un peu perdue, je ne savais pas où la lecture m'emmenait, quel était le but de ce roman graphique. J'ai même failli l'abandonner...
Et je suis contente de ne pas l'avoir fait car au fil des pages, je suis entrée dans l'univers de l'autrice, j'ai commencé à comprendre sa logique, je me suis attachée aux personnages. L'autrice prône le droit à la différence et la volonté d'être ce que l'on veut et cette histoire, bien que perturbante, est touchante, c'est un récit poétique. On alterne entre la réalité sombre de Jacques, seul et malheureux et la vie colorée de Jacqueline entourée et aimée de sa Cour.
La fin de l'histoire m'a achevée, ce n'est pas celle que j'attendais et pourtant... Elle est tellement logique avec le reste que je l'accepte, c'est même cette fin qui fait de cette histoire, une histoire marquante dont je me rappellerai longtemps.
Ce roman graphique ne plaira sûrement pas à tout le monde, il est très particulier mais je vous invite à tenter l'aventure car c'est un récit percutant qui ne vous laissera pas indifférent.
Merci à Netgalley et aux éditions Dupuis pour leur confiance.
Angelique H, Bibliothécaire
Cette BD est un conte pour adulte abordant des sujets serieux, la différence, la maltraitance...Jacques est un jeune garçon qui, pour fuir la dure réalité de sa vie, s invente un monde imaginaire, avec des personnages loufoques. Jacques est la reine de ces pantins, Ensemble dans ce monde imaginaire, ils vivent une aventure bien étrange. Les couleurs acidulées des personnages donnent du pétillant a cet histoire, et nous fait oublié, nous spectateur, la vie dramatique et terrifiante de Jacques, D'ailleurs, ce conte est rythmée par des pages en noire et blanc pour révéler le caractère sombre de sa vie, et par des pages en couleurs pour le monde imaginaire de Jacques. Une bande dessinée avec une histoire originale, qui nous plongent dans un monde imaginaire qui pourrait rappeler d autres contes comme Alice au pays des merveilles,..A lire absolument.
Lisa V, Libraire
Un roman graphique qui ne laisse pas de marbre. On y rencontre Jacqueline/Jacques, un petit être oscillant entre la réalité - dure, froide et cruelle - et ses rêves : un monde burlesque, rose, pailleté, coloré et joyeux. La réalité est toute de terne vêtue et l'imaginaire est périlleux, dangereux, mais sororal et confortable. Une quête destinée à la liberté, à la mort des injustice au grand final plus que marquant.
💚🎭👊🌈🔮 Ma lecture émouvante de la bande dessinée de La Reine des pantins de Rosalia Radoti chez Dupuis. Je remercie la maison d'édition et #netgalleyfrance .
Imaginaire, violence et quête d'identité
On suit Jacques dans son quotidien rude dans une famille qui le maltraite et l'exploite. Mais on le suit aussi dans son imaginaire et ses rêves où il est Jacqueline, une princesse en quête d'une robe magique.
L'adversité est présente et pourtant Jacques s'accroche à ses rêves, on le suit dans sa soif de liberté avec ses espoirs, l'entraide qu'il sait nécessaire pour combattre les préjugés, la violence crasse.
Cette bande dessinée dénonce l'oppression, la cruauté, les peurs et la violence familiale, le poids de la société qui broie la différence, les rêves. On s'attache à ces pantins de bois qui ne peuvent rien face à une réalité si cruelle. Pourtant on espère, on rage, on pleure.
Rosalie Radoti crée un univers à la Alice au pays des Merveilles où les rencontres sont absurdes et faisant sens. Les rêves de Jacques mêlent douceur, humour et action comme dans une farce : c'est coloré, semble léger et pourtant c'est profond et plein de questionnements. L'alternance avec la réalité toute en noir, gris et blanc, plus sinistre renforce l'idée de tragédie qui se précise à chaque page tournée.
Un conte cruel pour se rappeler qu'il est important de cultiver la tolérance et l'entraide.
Alexia J, Bibliothécaire
J'ai été bouleversé par ma lecture.
Une heure après avoir fini ma lecture je continue encore d'y penser.
C'est une histoire percutante, l'alternance couleurs/ gris montre parfaitement la vie du personnage et ses rêves, son imaginaire.
Qui il souhaite être réellement.
La fin m'a frappé en plein coeur, je ne savais pas comment cela allait se terminer et pourtant cela était évident.
J'ai hâte de pouvoir échanger sur cette lecture avec les ados et adultes de ma médiathèque.
Une bd nécessaire et qui parlera à beaucoup de monde !
Ly V, Rédacteur
"La reine des pantins" m'a attiré par sa couverture, son titre et pour finir la bande annonce partagé par l'éditeur sur son instagram. Seulement pendant la moitié, j'ai quand même eu du mal avec un côté rocambolesque, burlesque, un manque de liaison et d'émotions, alors que la deuxième moitié est bien meilleure, avec des phrases marquantes, le rappel du droit à la différence. Et la fin nous achève totalement, on ne s'y attend pas du tout.
Le récit est comme partagé entre deux histoires, l'une a des couleurs sombres, l'autre des couleurs pétillantes et colorées. En vérité, l'ouvrage aborde des thèmes forts et difficiles, il faut le savoir, mais ce n'est pas à moi de tous vous les révéler. le résumé éclaircit une partie, à moins que vous préfériez vous laisser totalement porté, à vous de voir.
C'est édité par Dupuis, se passe au cœur du XVIIIème siècle. C'est de Rosalia Radosti que nous avons pu croiser sur "Sauvage" (que j'ai chroniqué).
Le début s'ouvre sur la partie colorée et burlesque, et du coup nous sommes comme en perte totale de repère. C'est une partie qui me fait autant penser aux masques que l'on peut porter dans sa vie,
qu'à certains fonctionnements et façons de se vêtir de cette époque. Ils sont tout un groupe et semble se soutenir.
Ensuite, nous voyons un jeune enfant, Jacques, tout est dans des teintes ternes, et là c'est comme si la vie l'attrapait violemment, qu'on n'en découvre l'aridité, la noirceur. Il est trop frêle, se prend plein de reproches, fils de paysans pas tendres et durs.
Le côté burlesque, imaginatif, a des airs d'"Alice au pays des merveilles" sans en avoir la force sans doute. Nous allons mener une quête dangereuse, rencontré plusieurs personnages, dont un très antipathique. Il est vraiment insupportable, négatif.
Nous continuons à alterner entre le noir et le coloré, et certains passages se font même sans texte, mais en regardant nous comprenons. Jacques aussi fait des rencontres de son côté. le monde n'est pas tendre avec les gens différents qui la plupart du temps s'ils veulent s'en sortir ont plus intérêt à cacher leurs différences en espérant qu'elle ne ne soient pas trop visibles et leur permettent d'avoir une place.
En tout cas, le récit ne vous laissera pas de marbre, et se révèlera bien plus à un moment donné.
Merci pour la lecture :)
C' est une bande dessinée profondément bouleversante, qui m’a touché bien au-delà de ce à quoi je m’attendais. Derrière son apparence de conte poétique se cache en réalité une histoire dure, presque cruelle, mais d’une grande sensibilité.
On suit Jacques, un enfant maltraité par une réalité oppressante, qui trouve refuge dans son imaginaire en devenant Jacqueline, une reine entourée de pantins.
D’un côté, un monde coloré, magique et plein d’espoir, et de l’autre, une vie sombre et violente. Ce contraste rend l’histoire encore plus touchante.
Ce qui m’a particulièrement émue, c’est la manière dont la BD aborde des thèmes forts comme l’identité, le rejet de la différence ou encore la souffrance liée à l’enfance.
Tout est traité avec beaucoup de justesse et d’émotion, sans jamais tomber dans le cliché.
Le dessin, quant à lui, est magnifique. Les couleurs lumineuses du monde imaginaire contrastent avec les tons gris du réel, renforçant encore l’impact émotionnel du récit.
Mais ce qui rend cette BD vraiment inoubliable, c’est son final : il est dur, presque brutal, mais terriblement humain. Il ne laisse pas indemne et pousse à réfléchir longtemps après la lecture.
En résumé, La Reine des pantins est une œuvre touchante, sensible et marquante, qui parle du besoin d’être soi-même et du pouvoir salvateur de l’imaginaire face à un monde parfois cruel. Une lecture que je recommande vivement, surtout si tu aimes les histoires qui font ressentir quelque chose de profond.
Une œuvre sublime et terrible à la fois. Chaque planche, chaque trait offre une vision éclatante du pouvoir de l'imagination, opposée à une réalité cruelle. La violence est triste et grise, la liberté brillante et parée de mille couleurs. Cette histoire est bouleversante, elle rappelle à travers un récit fantasmé le quotidien que bien trop traversent encore. Ce conte né de la fuite de notre monde n'est pas sans rappeler Le Labyrinthe de Pan dont les monstres aussi effrayants soient-ils peine à égaler ceux, bien réels, que représentent les hommes. Un grand merci pour ce service de presse et la découverte de cette artiste au talent enchanteur.
📖 Un sublime coup de cœur pour ce jeune fermier qui s'évade dans un royaume secret dont il est la reine souveraine, Jacqueline.
▪️ L'histoire : Dans la dureté d'un quotidien rural qui ne lui laisse aucune place, Jacques est un jeune fermier. Courbé sous le poids du labeur, il s'évade dans son royaume.
Pour échapper à la brutalité de son monde, il se métamorphose en Jacqueline, la "reine des pantins". À travers ses marionnettes, il s'invente un royaume secret et raffiné, seul espace de liberté où il peut enfin donner vie à sa sensibilité et s'extraire de la rigueur de la terre dans ce monde qui n'appartient qu'à lui.
Mon avis : J'ai trouvé cette bande dessinée tellement poétique et si brutale.
C'est une exploration poignante de l'imaginaire comme acte de résistance.
Rosalia Radosti démontre avec finesse comment un individu, coincé dans une identité imposée par son milieu, le fermier, la virilité brute, le labeur, se crée un "espace à soi".
l'autrice effleure avec délicatesse les questions d'identité.
Elle explore la fluidité de l'être et le besoin de s'affranchir des étiquettes sociales pour explorer toutes les facettes de sa personnalité, même celles qui semblent interdites par son entourage.
C'est une œuvre qui résonne particulièrement avec quiconque a déjà ressenti le besoin de se créer un "jardin secret" pour supporter le monde extérieur.
L'album met en opposition deux mondes radicalement différents,
Le monde de la terre avec un graphisme sombre aux couleurs terreuses et Le monde des pantins un théâtre d'ombres et de lumières, fait de tissus délicats et de bois poli, aux couleurs éclatantes.
Je dois avouer que j'ai eu un immense coup de cœur pour le graphisme et la délicatesse du coup de crayon de Rosalia Radosti. Sa plume a cette capacité rare d'être à la fois d'une grande finesse technique et d'une profonde charge émotionnelle.
La délicatesse du trait est incroyable. J'ai trouvé que les visages semblaient si fragiles qu'ils pourraient se briser, ce qui renforce l'empathie qu'on éprouve pour eux.
Une narration par le regard, Radosti excelle à faire passer des sentiments complexes, la solitude, l'envie, la résignation, simplement par l'expression des yeux, sans avoir besoin de longs discours. Une merveille !
Ce qui rend ce coup de cœur si particulier, c'est sans doute cette capacité qu'a eu la BD à m'avoir fait ressentir physiquement le soulagement de Jacques lorsqu'il s'évade. J'ai partagé son secret, son refuge, cette transformation en "Jacqueline" est devenue mienne le temps de ma lecture.
En refermant cet album, j'ai eu le souffle coupé. C'est le genre de lecture qui nous rappelle que notre sensibilité n'est pas une faiblesse, mais un trésor que l'on doit protéger à tout prix.
─
✨ C'est cette dualité qui fait de La reine des Pantins une œuvre d'une grande sensibilité. Elle montre que même dans la brutalité la plus totale, l'étincelle de l'art peut encore jaillir.
💬 Et toi, as-tu un "jardin secret" pour t'évader ? Ce livre te tente ?
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