Un été chez Jida - épreuves non corrigées -

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Date de parution 11 janv. 2024 | Archivage Aucune

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Résumé

Enfant, Esther passe ses vacances chez sa grand-mère Jida, regard intimidant et canines en or, dont le pavillon modeste, une fois la porte fermée, transporte en Kabylie. Les chants, les odeurs, la cuisine, les danses, les traditions… Tout rappelle le pays d’où la famille a émigré, après la guerre d’Algérie, en passant par des camps de réfugiés. Il y a du monde, une agitation permanente. Esther évolue au milieu de ses tantes, ses oncles, ses cousins, ses cousines.

Et parmi eux, il y a Ziri. Le fils chéri de Jida, qui aime trop les enfants.

Régulièrement, Ziri demande à Esther d’aller l’attendre dans une chambre à l’étage. Elle se demande si personne ne se rend vraiment compte de rien. Comme elle se demande, plus grande, pourquoi sa grand-mère et une partie de la famille s’évertuent à protéger cet homme qui lui a fait tant de mal.

Un été chez Jida raconte une famille de harkis, son héritage d’une richesse profuse et d’une violence terrible. Il raconte aussi l’obstination poignante d’une jeune femme à faire entendre sa voix, se battre contre des mœurs archaïques délétères et tenter de se réapproprier sa culture.

Enfant, Esther passe ses vacances chez sa grand-mère Jida, regard intimidant et canines en or, dont le pavillon modeste, une fois la porte fermée, transporte en Kabylie. Les chants, les odeurs, la...


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782749177960
PRIX 18,50 € (EUR)
PAGES 176

Disponible sur NetGalley

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Chroniques partagées sur la page du titre

Esther, la narratrice, raconte le temps passé chez Jida, sa grand-mère kabyle qui comprend mal le français, dont le regard est dur et dont elle craint le contact du corps. Chez elle, ses cousins dont ceux qui lui crachent au visage parce qu'elle est à moitié française et un oncle, Ziri, fils préféré de Jida, qui, alors qu'elle recherchait son affection, la viole.
Puis, le parcours d'Esther, adulte. La plainte déposée et l'attente de justice. La violence du silence de la famille. La vie abimée à jamais.
Un beau récit.

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Nous voici, en France, dans une famille kabyle de harkis en 1998; Esther, 9 ans, passe ses vacances chez Jida qui veut dire grand-mère en arabe, au milieu de ses cousins et cousines; au vu et au su de sa grand-mère, dans sa propre maison, son oncle Ziri, le fils chéri de Jida, la viole chaque jour. Ce n'est que lorsqu'une cousine, soutenue par sa mère, fera éclater la vérité, que l'oncle ira en prison dont il sortira quatre ans plus tard et retrouvera sa place dans la famille.
Ce roman, c'est le combat de l'enfant, de la jeune fille puis de la femme dont on n'a pas écouté la douleur, dont la parole n'a pas été prise au sérieux, dont la vie a été pourrie par le poison de la honte, de la peur, de la colère jusqu'à ce qu'enfin la justice lui reconnaisse le statut de victime, alors qu'elle a 33 ans et beaucoup de souffrances derrière elle.
Ce roman, c'est aussi le poids de la tradition et du patriarcat dans une famille algérienne où on ne conçoit de liberté que pour l'homme, la femme devant se soumettre à la volonté de son père puis de son mari qui lui a, la plupart du temps, été choisi par sa famille. C'est aussi la figure de la mère qui reproduit ce qu'elle a vécu, considérant que la violence, le viol sont des comportements qu'elle doit accepter pour elle et pour ses filles. C'est ce processus qui est également à l’œuvre avec l'excision où ce sont souvent les mères qui exigent que leurs filles soient mutilées par peur du rejet par leur famille, leur clan. Très souvent dans la littérature, les séjours chez la grand-mère sont synonyme de tendresse, de douceur, de souvenirs heureux. Pas là. La grand-mère offre sa petite-fille à son fils adoré et on a envie de crier, de hurler.
Ce roman, c'est le portrait de plusieurs femmes de la famille, celles qui ont accepté le rôle qui leur était assigné de mère et d'épouse soumise et celles qui se sont rebellées au prix de coups, de tortures, d'enfermement pour Jasmina, une des tantes d'Esther ou au prix d'une exclusion de la famille pour la mère d'Esther.
Ce roman, c'est aussi la terrible histoire des harkis qui ont dû fuir l'Algérie en 1962, considérés comme des traîtres devant être exécutés pour avoir combattu auprès des Français et qui ont été rejetés en France, parqués dans des camps de transit, encerclés de barbelés, abandonnés à leur sort.
Un premier roman qui touche au cœur, qui révolte et qui laisse sa trace.

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Voici mon retour de lecture sur Un été chez Jida de Lolita Sene.
Enfant, Esther passe ses vacances chez sa grand-mère Jida, regard intimidant et canines en or, dont le pavillon modeste, une fois la porte fermée, transporte en Kabylie.
Les chants, les odeurs, la cuisine, les danses, les traditions.. Tout rappelle le pays d'où la famille a émigré, après la guerre d'Algérie, en passant par des camps de réfugiés.
Esther évolue au milieu d'une agitation permanente et parmi toute sa famille.. il y a Ziri. Le fils chéri de Jida, qui aime trop les enfants, notamment la jeune Esther..
Comme elle se demande, plus grande, pourquoi sa grand-mère et une partie de la famille s'évertuent à protéger cet homme qui lui a fait tant de mal.
Un été chez Jida est un premier roman percutant, dont la lecture ne laisse pas du tout indifférent.
Esther est une fillette charmante, mais elle n'aime pas toujours aller chez sa grand-mère Jida ni dormir avec elle comme les enfants le font à tour de rôle. Evidemment, elle ne dit pas à sa famille son manque d'enthousiasme à l'idée d'y aller. La vieille dame est intimidante et quand on ferme la porte de chez elle on se retrouve au Pays, en Kabylie.
Un pays où le culte du premier fils est important visiblement car à ce fils chéri, Ziri, on lui pardonne tout.. même de trop aimer les enfants !
Ziri qui va faire des dégâts autour de lui, mais chut.. il ne faut pas en parler..
Il est impossible de rester indifférent face à l'histoire d'Esther. Elle est touchante cette enfant qui va s'effacer, ne pas faire de vagues.
Tout montre qu'elle est victime d'abus sexuels.. à condition de savoir ouvrir les yeux !
On suit Esther, enfant comme adulte. D'autres voix s'élèvent également au fur et à mesure que les pages se tournent.
Un été chez Jida est un premier roman poignant et révoltant qui est nécessaire pour faire entendre la voix des victimes d'abus sexuels. C'est un roman, certes, mais cela pourrait être une histoire vraie.
Je vous recommande cet ouvrage, que je note quatre étoiles et demie.

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Esther passe ses vacances chez sa grand-mère, Jida. Elle est d’origine kabyle et dans sa maison, en été, on y trouve toute la famille, une vingtaine de cousins-cousines, une quinzaine d’oncles et de tantes. Ils peuvent atteindre le nombre de 40.
Il lui arrive de dormir parfois avec sa grand-mère. Le soir, elle lui raconte des histoires en kabyle qui lui font peur. Il y a aussi son oncle Ziri, le fils préféré de sa grand-mère, celui à qui on pardonne tout, le petit roi.
On découvre le passé de ses grands-parents, exilés, arrivés dans un camp de harkis en France. Esther est issue d’une double culture, kabyle par sa mère et française par son père.
Elle raconte son enfance, sa famille, ses relations compliquées avec sa mère et dévoile peu à peu son secret. Les non-dits, les silences, l’héritage familial, les traditions patriarcales, beaucoup de choses pèsent sur Esther. Elle se demande si elle transmettra à son tour la violence qu’elle a subie au sein de sa famille.
Ce livre est le cri d’une jeune femme qui n’est pas écoutée par sa famille. Un premier roman qui peut être bouleversant pour les lecteurs sensibles. Une histoire sombre qui finit tout de même par une lueur d’espoir.

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Sé déroule en Kabylie avec Esther enfant, sa mère, sa grand mère Jida qui composent une famille de 40 personnes. Esther, gamine silencieuse et triste, vit sous la coupe de sa grand mère, La famille sait taire les secrets. Pourquoi les garçons sont-ils préférés ? La famille harki qui ne parle pas arabe, arrive en France. Plusieurs personnes subissent des abus sexuels, mais quand elles parlent, on refuse de les croire ou on les fait taire. La violence présente dans la famille est contrebalancée par une écriture douce, silence, pardon. Texte saisissant mêlant douceur, violence et silence, tout en faisant écho aux traditions kabyles, avec ses couleurs et odeurs.

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