La petite ritournelle de l'horreur

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Publication 13 janv. 2022 | Archivage Aucune

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Résumé

Un appel au cœur de la nuit. Des gyrophares qui tournoient dans l’obscurité. Une vieille bâtisse à l’abandon. Quand la commandant Virginie Sevran arrive sur les lieux, les techniciens de l’identité judiciaire sont déjà à l’œuvre à l’intérieur. Ils font face à l’insoutenable. À la noirceur de l’âme humaine. Au cadavre d’une gamine dissimulé derrière une cloison que le nouveau propriétaire tentait d’abattre.

Là, au milieu de la campagne francilienne, le silence est oppressant. L’angoisse monte. Et, bientôt, les murs confient deux autres corps aux policiers. Deux autres enfants… Rapidement, la sidération laisse place à une enquête éprouvante. Certainement la plus sordide de toutes celles auxquelles la commandant et son binôme, Pierre Biolet, ont été confrontés durant leurs carrières. Une seule certitude, personne ne ressortira indemne de cette affaire…

Un appel au cœur de la nuit. Des gyrophares qui tournoient dans l’obscurité. Une vieille bâtisse à l’abandon. Quand la commandant Virginie Sevran arrive sur les lieux, les techniciens de l’identité...


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FORMAT Grand Format
ISBN 9782265155244
PRIX 19,90 € (EUR)

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Tout démarre par un fait banal. Quelques coups de pioche dans le mur d'une maison à retaper, et le trou béant révèle trois cadavres d'enfants. Révélant aussi au grand jour les "dysfonctionnements" des services sociaux, ceux qui placent les gamins dans des familles d'accueil. Des gamins dont les parents sont défaillants, qui parfois se retrouvent alors dans une "maison de l'horreur". Abus physiques et psychologiques. Ces trois là, et d'autres, ont été confiés aux Duflot, Madeleine et Bernard, couple toxique, avec la complicité, peut-être bien, de fonctionnaires complaisants. Qui sont-ils, ces enfants? Effectivement des "placés" ou des jeunes disparus comme il y en a des milliers chaque année ? L'enquête est menée par un duo extrêmement fusionnel, Sevran et Biolet. On ne connaîtra leurs prénoms que tardivement, dans des circonstances tragiques. Pourquoi ce choix de la dépersonnalisation ? On s'est longtemps interrogé. Pour mieux souligner peut-être le fonctionnement en bloc de l'institution policière, qui n'est pas sans défaillances là non plus. Mais en tout cas chez ces deux-là quelle empathie et quelle humanité avec les victimes et leurs proches ! Eux-mêmes sont jeunes parents, elle, Sevran, d'une fillette de huit ans, lui, Biolet, tout jeune papa inquiet. Et totalement dévoués à leur métier. Même face à des parents inconscients ou des témoins récalcitrants. Même face à la routine du crime et à l'abomination. Au sous-effectif et aux salaires de misère. L'impact psychologique d'une enquête criminelle sur les policiers est décortiquée à fond, comme rarement. Et ils en voient, en analysant tous les rouages du placement d'enfants, à la recherche d'éventuelles autres victimes méconnues. Dans ce livre on croise également d'autres figures bien construites et qui ne sont pas univoques - la qualité du travail sur les personnages est à souligner. Pio, l'homme qui a découvert les squelettes dans la maison qu'il retape pour loger ses trois et bientôt quatre enfants, pris dans la toile d'une vie familiale harassante et frustrante, marié à Maria (!) une mégère obsédée par la maternité et qui le manipule, et jusqu'à quel point ! Ou encore Damien Couard, enfant martyr ou "fantôme" marqué à vie et Emilie Lachare, mère dépassée, côté victimes; la Buissonnière et la Bonnefleur, côté institutions aveugles et angéliques... Notons le jeu sur les noms de famille. Le flic borderline, la journaliste arriviste qui échappe (heureusement) finalement aux pires clichés du genre. Jason, enfin, que l'on rencontre au tiers du roman, et qui s'avère d'une complexité effrayante. Quasiment une histoire dans l'histoire. Le tout avec un sens acéré du dialogue, car tout sonne terriblement juste. Ne parlons pas de la fin, disons simplement que ceux qui n'avaient pas encore été ébranlés jusque-là ne pourront que s'incliner devant la force du récit. "La Ritournelle" est loin d'être légère, mais elle est bien entraînante et obsédante, ça oui. Un roman très noir qui mêle à la fois chronique policière et plongée dans les turpitudes humaines, une vraie réussite.

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