Max et la grande illusion

Rentrée littéraire 2017

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Date de parution 7 sept. 2017 | Archivage 2 oct. 2017

Résumé

Porté par une langue originale et pleine d’empathie, un premier roman culotté, qui s’impose comme une véritable prouesse littéraire. Drôle, émouvante et bourrée de charme, la rencontre inattendue de deux êtres hors du commun, réunis par l’envie dévorante d’accomplir des miracles. Un voyage rocambolesque à travers l’Europe des années sombres jusqu’aux collines de Los Angeles du début du XXIe siècle

Prague, 1934. Mosche Goldenhirsch, fils de rabbin, mène une existence bien triste et bien monotone. Sa mère adorée vient de mourir et les relations avec son père sont de plus en plus houleuses. Quand un cirque débarque à Prague, il décide de se lancer dans l’aventure et de suivre la troupe. Mosche se voue corps et âme à sa nouvelle passion et apprend toutes les ficelles du métier avec son maître, l’Homme demi-lune. Il rêve aussi à la très belle assistante, Julia… Et de fil en aiguilles, Mosche Goldenhirsch devient le Grand Zabbatini, ce magicien que tout le monde veut voir, Adolph Hitler y compris…
Los Angeles, 2007. Max Cohn a 11 ans et sa vie vient de basculer : ses parents vont divorcer. Le jeune garçon est effondré, surtout qu’il est persuadé d’être responsable du drame. En fouillant dans les vieilleries de son père, il tombe sur un CD du Grand Zabbatini et découvre son célèbre tour : « le sortilège de l’amour éternel ». Max en est sûr, seul un magicien peut faire des miracles et réparer l’irréparable, alors il part à la recherche de celui qui représente son dernier espoir…


Porté par une langue originale et pleine d’empathie, un premier roman culotté, qui s’impose comme une véritable prouesse littéraire. Drôle, émouvante et bourrée de charme, la rencontre inattendue de...


Note de l'éditeur

Rentrée littéraire 2017

Rentrée littéraire 2017


Formats disponibles

FORMAT Grand Format
ISBN 9782714474827
PRIX 22,50 € (EUR)

Chroniques partagées sur la page du titre

C'est toujours difficile de juger la traduction sans avoir lu la version originale, mais je suis convaincue que cet ouvrage est très bien traduit de l'allemand. Pourquoi ? Parce que j'ai tout de suite accroché au style, aux qualificatifs juste et sans un mot de trop. On sourit, on s'émeut sans tomber dans le larmoyant, c'est un livre qui touche le cœur sans oublier le cerveau. L'intrigue quant à elle fait voyager dans le temps aussi bien que dans l'Europe de l'Est. Les personnages, enfin, sont d'un réalisme qui doit beaucoup à toutes ces petites bassesses dans leur personnalité que l'auteur ne manque pas de nous décrire. J'ai beaucoup aimé ce premier roman qui offre en outre une rapide découverte des traditions et expressions typiques de la communauté juive, en s'acquittant de son devoir de mémoire sur la Shoah.

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Max et la grande illusion est un de ces livres qui nous replonge parmi ces souvenirs merveilleux de l’enfance, ces moments de fascination dont sont responsables les magiciens, ces maîtres de l’illusion.
Les prouesses technologiques et transformations importantes du début du XXe siècle étaient considérées par certains comme l’oeuvre du diable. C’était cela la magie du nouveau siècle. Rien d’étonnant alors à ce que la grande illusion marque les esprits rationnels d’une population qui n’a pas encore eu le temps de s’adapter aux prémices du monde moderne.

Mosche naquit à Prague après la fin de la grande guerre. Le rabbin Laibl Goldenhirsch en accepta la paternité bien qu’un doute subsistait. Fallait-il croire aussi au miracle ?
Il perdit sa mère durant sa huitième année, et par la même occasion la relation tendre qu’il avait avec son père, à cause du désespoir qui minait celui-ci et de son comportement imprévisible en état d’ivresse. Ce qui marqua le jeune Mosche, âgé de quinze ans, alors qu’il assistait à un spectacle du cirque magique, fut le numéro de l’Homme demi-lune, célèbre magicien et directeur du cirque.

Max Cohn, quant à lui, voit le jour à Los Angeles au début du XXIe siècle, quelques décennies après Mosche. Max est profondément marqué par le divorce de ses parents. Lors du déménagement de son père, il trouve un vinyle, les plus grands tours de Zabbatini, parmi lesquels figure le sortilège de l’amour éternel. Max est persuadé qu’il détient la solution pour faire renaître l’amour entre ses parents et reconstituer sa famille. A défaut de pouvoir écouter la fameuse formule magique, Max va tâcher de retrouver ce fameux magicien.

Emanuel Bergmann, dont c’est le premier livre, nous conte l’histoire d’une amitié improbable entre un enfant aux rêves plein la tête et un vieil homme perdu, un enfant dont l’innocence lui permet de croire en cet aspect merveilleux de la magie, et un vieil homme qui n’est plus que l’ombre de lui-même, mais qui fut expert en illusion, capable d’agir sur le mental pour amener l’illusion, les rêves dans la tête des gens.
La lecture, facile et plaisante, est rythmée par l’alternance des époques, le passage d’un siècle à l’autre, d’un personnage à l’autre, au fil des chapitres.
Ce sont finalement deux histoires que nous lisons en parallèle, et qui finissent par se recouper.
Celle de Mosche est la principale. C’est une aventure merveilleuse et une belle histoire d’amour, mais qui finit en tragédie (Mosche était, après tout, un homme juif pendant la seconde guerre mondiale, à Berlin) .
L’autre, celle de Max, est à mon sens la plus touchante. On ne peut être qu’impressionné par ce jeune garçon plutôt futé pour son âge, déterminé à sortir le vieil homme de sa tanière pour arriver à ses fins, l’occasion aussi pour Zabbatini de trouver une sorte de rédemption, une paix intérieure.
Il n’est d’ailleurs pas impossible que la fin apporte des larmes aux yeux, même des lecteurs les plus cyniques.
C’est un livre qui fait du bien, que l’on voudrait prolonger au-delà du mot Fin, tant la personnalité des deux personnages principaux suscite énormément d’empathie, tant on se plaît dans cet univers coloré, foisonnant, vibrant d’authenticité, décrit par l’auteur.
Un livre magique qui présente la vie dans des couleurs plus brillantes, une magie propre à la littérature.

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Quelle jolie découverte que celle de Max et la grande illusion de Emanuel Bergmann :)
Un jeune garçon de presque 11 ans, Max, est perturbé par le divorce de ses parents. Il découvre un disque, celui du Grand Zabbatini, un magicien qui sait faire le sortilège de l'amour éternel. Max décide de le retrouver pour qu'il le fasse à ses parents et les empêche de divorcer pour de bon...
Nous découvrons parallèlement à l'histoire de Max celle de Mosche Goldenhirsch, fils de rabbin, et futur Grand Zabbatini. Un jeune homme qui quitte son existence morne, triste, pour devenir un magicien célèbre.
L'histoire en elle-même est assez simple, mais en fait pas tant que ça :) Mosche est un jeune garçon puis un homme complexe. Quand nous le rencontrons en même temps que Max c'est devenu un vieil homme aigri. Et pourtant, il va accepter d'aider le jeune garçon.
Max quand à lui est forcément touchant, à ne pas vouloir que ses parents divorcent et à souhaiter que le fameux sortilège de l'amour éternel fonctionne.
J'ai tout aimé dans ce livre, bien écrit et captivant. Nous ne sommes pas perdus entre les passages sur Mosche, ceux sur Max... Et il y a bien plus de rebondissements que je ne l'aurais imaginé, avec une fin qui m'a beaucoup plu.
Bref, une réussite que ce joli roman, qui mérite bien cinq étoiles et qui est à découvrir :)

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Qui pourrait croire qu'on recherche le vieillard aigri et misanthrope qu’est devenu Mosche Goldenhirsch ? Qui peut s’intéresser à cet homme d’un autre temps né à Prague dans les années 30 et qui attend la mort dans une miteuse maison de retraite de Los Angeles ?

Aussi loufoque et absurde que cela puis paraître c’est un petit garçon d’à peine 11 ans, Max Cohn dont la vie a basculé le jour où ses parents l’ont informé qu'ils allaient divorcer. Max ne peut se résoudre à accepter leur séparation sans rien faire d’autant qu’il est persuadé de sa part de responsabilité dans celle-ci. Seul un miracle pourrait empêcher ce drame et si ce n’est dieu ce sera un magicien qui le fera. Pour cela, il lui faut retrouver le Grand Zabbatini, le seul magicien au monde à pouvoir faire “le sortilège de l’amour éternel”. Et c’est ainsi que le petit Max 11 ans, parti à la recherche du Grand Zabbatini, découvre le vieux grincheux Mosche qui fut en son temps, l’un des plus célèbres illusionnistes du monde.

Entre Prague des années trente à Los Angeles de nos jours, les récits s’entrecroisent, Max et Mosche se racontent et entraînent le lecteur dans une belle histoire d’amitié improbable, dans l’histoire d’un monde devenu fou durant la dernière guerre surtout quand on s’appelle Mosche Goldenhirsch.

C’est un admirable premier roman qui a le talent de nous rendre palpable les horreurs d’une époque que l’on aimerait révolue, un pan de l’histoire du monde qui fait honte mais que l’on ne doit jamais oublier.

Dans ce magnifique roman choral à deux voix, il y a aussi le travail de l’écrivain qui maîtrise parfaitement son écriture sans s’adonner à des descriptions violentes et de mauvais aloi. C’est avec une infinie tendresse et beaucoup d’émotion que l’on suit la destinée de Max et Mosche que le hasard (?) a réuni. Un premier roman époustouflant du début jusqu’à la fin… et quelle fin !

Merci aux Editions Belfond et Net Galley de m’avoir adressé ce roman en service de presse.

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